LA JURISPRUDENCE SUR LA VENTE IMMOBILIÈRE
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En France, pour la vente d'un immeuble, notamment d'une maison, d'un terrain, d'un entrepôt, d'un bâtiment industriel, d'un local commercial ou d'un appartement, il est possible de signer un compromis de vente entre particuliers ou en présence d'un agent immobilier. Cependant, la rédaction de la vente authentique doit être réalisée par un notaire. Choisissez un notaire: http://www.notaires.fr Le compromis de vente permet de lier les parties entre elles, le temps que l'acquéreur cherche et obtienne un crédit bancaire et que le notaire du vendeur remplisse les obligations légales envers les tiers avant de faire signer l'acte authentique. Toutefois, la vente est réputée parfaite dès l'échange des consentements dans le compromis de vente. Si une partie se désiste, elle doit des dommages et intérêts à l'autre partie, en plus de la possibilité de subir une "vente forcée". |
Demandeur(s) à la cassation : époux
X... et autre
Défendeur(s) à la cassation : époux Y... et autre
Sur le moyen unique :
Vu les articles 1134 et 1589 du code civil ;
Attendu, selon les arrêts attaqués, (Paris, 10 juin 2004 et 3 février 2005) que par acte sous seing privé du 17 janvier 2002, les époux Y... ont promis de vendre un immeuble aux époux X..., avec faculté de substitution, l’acte authentique devant intervenir au plus tard le 17 juillet 2002 ; que la société civile de construction Résidence les Forsythias a été substituée aux époux X... ; que les vendeurs ont assigné cette société et les époux X... en nullité de la vente ;
Attendu que pour prononcer la nullité de
la promesse de vente, l’arrêt retient que la possibilité pour l’acquéreur de
se substituer un autre acquéreur est incompatible avec la conclusion d’un
contrat de vente immobilière, contrat instantané qui se réalise par l’accord
entre l’acquéreur et le vendeur sur la chose et sur le prix et qu’en l’absence
de certitude sur l’identité de la partie susceptible d’acquérir, l’acte
litigieux s’analyse comme une promesse unilatérale de vente, peu important, au
regard des dispositions de l’article 1589 du cde civil que l’acte comporte des
engagements réciproques dès lors que les époux X... n’ont pas contracté
l’obligation d’acquérir personnellement le bien objet de la vente et ont
seulement accepté l’offre de vente des époux Y..., se réservant d’acquérir le
bien ou de le faire acquérir par un tiers ;
Qu’en statuant ainsi, alors que la faculté de substitution stipulée dans une
promesse de vente est sans effet sur le caractère unilatéral ou
synallagmatique du contrat et alors qu’elle avait constaté que l’acte
comportait des engagements réciproques, la cour d’appel a violé les textes
susvisés ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, les arrêts rendus les 10 juin 2004 et 3 février 2005, entre les parties, par la cour d'appel de Paris ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Paris, autrement composée ;
Président : M. Weber
Rapporteur : Mme Gabet, conseiller
Avocat général : M. Cédras
Avocat(s) : la SCP Tiffreau, Me Foussard
Note du Webmaster: Attention cet arrêt est antérieur à la loi du 13 juillet 2006 qui peut avoir des incidences sur la solution.
Ayant relevé que le vendeur d'un château, ingénieur des travaux publics, avait dirigé pendant de nombreuses années une entreprise de bâtiment qui avait construit de multiples immeubles d'habitation et qu'il s'était rendu régulièrement sur le chantier de rénovation de la charpente affectée de vices cachés, la cour d'appel a pu en déduire qu'il s'agissait d'un professionnel de la construction immobilière et que la clause contractuelle de non-garantie n'était pas applicable.
N° 04-18.466. - C.A. Paris, 17 juin 2004
M. Weber, Pt. - Mme Nési, Rap. - M. Cédras, Av. Gén. - SCP Ancel et Couturier-Heller, SCP Defrenois et Levis Av.
Ayant relevé que la loi du 8 juin 1999 rend obligatoire pour la vente d'un lot de copropriété la fourniture d'un état parasitaire de moins de trois mois sur les parties communes, une cour d'appel retient exactement qu'un syndic investi par l'article 18 de la loi du 10 juillet 1965 du pouvoir d'administrer l'immeuble et de pourvoir à sa conservation peut, sans autorisation de l'assemblée générale, faire procéder à l'établissement d'un tel état trimestriel pour un coût modique permettant une action immédiate en cas d'infestation.
N° 04-19.771. - C.A. Montpellier, 1er juillet 2004.
M. Weber, Pt. - M. Rouzet, Rap. - M. Bruntz, Av. Gén. - SCP Choucroy, Gadiou et Chevallier, Me Ricard, Av.
L'ignorance par le vendeur de l'existence d'une charge grevant le bien immobilier vendu étant sans incidence sur l'application de l'article 1626 du Code civil, la cour d'appel, qui a souverainement retenu que l'appartenance de certaines parcelles au périmètre d'une Association Syndicale Autorisée permettant l'irrigation à tarif avantageux de parcelles à vocation agricole maintenait la valorisation objective du bien, en a exactement déduit qu'en l'absence de préjudice, la responsabilité du vendeur ne pouvait être engagée.
N° 03-15.539. - C.A. Montpellier, 8 avril 2003.
M. Weber, Pt. - Mme Nési, Rap. - M. Guérin, Av. Gén. - la SCP Parmentier et Didier, la SCP Boré et Salve de Bruneton, la SCP Thouin-Palat et Urtin-Petit, Av.
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