ENERGIE NUCLEAIRE

L'énergie nucléaire fait l'objet de débats faussés. Il semble nécessaire de rappeler des principes simples:

La dangerosité de cette énergie est établie puisque le risque zéro n'existe pas.

En ce sens, une interprétation sévère du principe de précaution de la charte de l'environnement rendrait l'utilisation de cette énergie inconstitutionnelle.

Les accidents de Three Miles Island en 1979, de Tchernobyl en 1986 et de Fukushima en 2011 démontrent que les procédures de précaution ne sont pas toujours respectés et que si elles sont respectées, elles ne sont pas toujours suffisantes.

Alors que le risque terroriste est important sur le sol français, des militants de Green Peace sont entrés le 5 décembre 2011 dans des centrales nucléaires françaises démontrant ainsi que le principe de précaution prévu à l'article 5 de la charte de l'environnement, n'était pas respecté.

Article 5 de la Charte de l'Environnement :

Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d'attributions, à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.

L'énergie nucléaire a longtemps remplacé d'autres types de production d'énergie dont les centrales au gaz et surtout les centrales au charbon et a en ce sens protégé  l'atmosphère de la planète sachant que cette énergie a pour inconvénient de renvoyer aux générations futures, le traitement des déchets.

Le développement des énergies renouvelables notamment par les panneaux photovoltaïques, les énergies éoliennes et les énergies géothermiques permettent maintenant de poser la question:

Faut- il garder une énergie dangereuse alors que maintenant une alternative est possible ?

La première réponse est que les énergies dites renouvelables n'ont pas une technicité assez développée pour remplacer le nucléaire. Ainsi, la fermeture des centrales allemandes est compensée par une forte augmentation du gaz russe avec de nouvelles conséquences écologiques et la dépendance de l'économie allemande à la Russie.

Pourtant, le Sud de l'Europe a assez de journées d'ensoleillement pour permettre une autonomie de chaque maison et bâtiment par panneaux photovoltaïques, en l'état actuel de la technique. Des pionniers réussissent dans le sud de la France à rendre leur maison entièrement autonome alors qu'il vivent à quatre ou cinq.

L'Arrêté du 17 janvier 2012 est relatif aux définitions de la directive 2009/28/CE pour la promotion de l'énergie renouvelable.

Cette perspective de maisons entièrement autonomes fait craindre la disparition du mastodonte EDF dont plus de 75 % de la production d'électricité est nucléaire:

- 1/ renoncer au nucléaire pour les autorités françaises est difficile alors que ce secteur est exportateur de technologies. Comment renoncer à développer un des rares secteurs où la France est excellente ?

- 2/ renoncer au développement de la recherche nucléaire a pour conséquence, l'arrêt de la recherche pour se débarrasser des déchets nucléaires stockés bien encombrants. En ce sens :

- le Décret n° 2012-542 du 23 avril 2012 est pris pour l'application de l'article L. 542-1-2 du code de l'environnement et établissant les prescriptions du Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs.

- l'Arrêté du 23 avril 2012 est pris en application du décret n° 2012-542 du 23 avril 2012 pris pour l'application de l'article L. 542-1-2 du code de l'environnement et établissant les prescriptions du Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs.

- 3/ rendre des maisons énergétiquement autonomes, a pour conséquence directe la perte de ressources pour l'Etat et les collectivités publiques puisque le prix du kilowattheure, subit de nombreuses taxes. Les voitures fonctionnent de plus en plus à l'électricité.  Si les familles rechargent en électricité leurs voitures avec la production de leurs propres panneaux solaires, comment vont elles payer des taxes équivalentes à la TIPP et à la TVA prélevées à la Pompe à essence ? Alors que les Etats sont en déficit, ils perdront ainsi, une part importante des futures recettes fiscales.

- le Gouvernement est aussi soumis aux dérives du marché sur le secteur des panneaux photovoltaïques et voit ses premières incitations financières profiter à l'industrie chinoise et non pas française.

Frédéric Fabre docteur en droit

LA CODIFICATION DU CODE DE L'ENVIRONNEMENT

Les livres Ier et V du Code de l'environnement intègrent les textes sur l'énergie nucléaire pour simplifier l'information du public depuis une ordonnance n° 2012-6 du 5 janvier 2012. Cette codification est prévue par la loi dite "Grenelle II" comme l'expose le rapport ci dessous:

Le Rapport au Président de la République relatif à l'ordonnance n° 2012-6 du 5 janvier 2012 modifiant les livres Ier et V du code de l'environnement

Monsieur le Président de la République,
Aux termes du I de l'article 256 de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement (dite « loi Grenelle II »), le Gouvernement a été autorisé à prendre par ordonnances toutes mesures pour modifier la partie législative du code de l'environnement afin d'inclure dans le code les textes non codifiés et d'abroger les textes devenus inutiles.
Sur ce fondement, la présente ordonnance a pour objet de compléter le code de l'environnement pour y codifier les dispositions des lois n° 68-943 du 30 octobre 1968 relative à la responsabilité civile dans le domaine de l'énergie nucléaire, n° 2006-686 du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire et n° 2006-739 du 28 juin 2006 de programme relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs non reprises dans le code de l'énergie. Il est en effet apparu, lors des travaux d'élaboration du code de l'énergie, que les lois en question trouveraient plus logiquement leur place dans le code de l'environnement plutôt que dans le code de l'énergie, étant précisé que certaines dispositions des lois de 2006 précitées auraient néanmoins vocation à intégrer ultérieurement le code de la défense, plutôt que le code de l'environnement.
La codification effectuée par la présente ordonnance est réalisée à droit constant. L'ensemble des dispositions en cause, relatives aux installations nucléaires de base, à la politique d'information et de transparence à l'égard du public et la responsabilité en matière d'activités nucléaires forment en conséquence un ensemble cohérent au sein du code de l'environnement, afin de ne pas laisser de dispositions législatives importantes hors code.
L'article 1er divise en deux sections le chapitre V du titre II du livre Ier du code de l'environnement, relatif aux autres modes d'information. Les dispositions figurant actuellement dans ce chapitre V sont regroupées au sein d'une section dénommée « Dispositions relatives aux activités autres que les activités nucléaires », tandis qu'est créée une section dénommée « Dispositions propres aux activités nucléaires », au sein de laquelle sont regroupées les dispositions de la loi du 13 juin 2006 précitée portant sur la transparence et le droit à l'information en matière nucléaire. Cette section accueille les dispositions relatives aux commissions locales d'information et au Haut Comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire.
L'article 2 complète l'actuel chapitre II du titre IV du livre V du code de l'environnement, définissant les principes de la gestion durable des matières et des déchets radioactifs de toute nature, en y intégrant des dispositions de la loi du 28 juin 2006 précitée. Il crée un article L. 542-1-1-1 renvoyant aux articles 3 et 4 de la loi du 28 juin 2006 précitée relatifs à la politique nationale relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs, ainsi qu'un article L. 542-1-3 reprenant les dispositions de l'actuel article 7 de la loi du 28 juin 2006 précitée, relatif au conditionnement des déchets de moyenne activité à vie longue. Il insère également deux autres articles relatifs à la mise à disposition, par les responsables d'activités nucléaires, des informations nécessaires aux contrôles effectués par l'administration, ainsi qu'aux sanctions pénales applicables en cas de manquement à ces obligations.
L'article 3 crée un titre IX au livre V du code de l'environnement. Ce titre regroupe dans ses chapitres Ier à VI l'ensemble des dispositions relatives à la sécurité nucléaire et aux installations nucléaires de base issues essentiellement de la loi du 13 juin 2006 précitée et reprend dans son chapitre VII les dispositions de la loi du 30 octobre 1968 précitée.
L'article 4 prévoit le régime applicable outre-mer.
L'article 5 prévoit que les références contenues dans les dispositions de nature législative à des dispositions abrogées par la présente ordonnance sont remplacées par les références aux dispositions correspondantes du code de l'environnement.
L'article 6 abroge les dispositions désormais codifiées.
L'article 7 prévoit un différé d'abrogation pour les dispositions législatives à caractère réglementaire abrogées à l'article 6, jusqu'à l'adoption des dispositions réglementaires correspondantes.
L'article 8 prévoit l'abrogation des dispositions applicables jusqu'à l'entrée en vigueur du protocole signé à Paris le 12 février 2004 portant modification de la convention de Paris du 29 juillet 1960, et ce trois mois après l'entrée en vigueur dudit protocole, laquelle interviendra lorsque les deux tiers des Etats signataires l'auront ratifié.
Tel est l'objet de la présente ordonnance que nous avons l'honneur de soumettre à votre approbation.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de notre profond respect.

Le Décret n° 2012-62 du 20 janvier 2012 est relatif aux garanties d'origine de l'électricité produite à partir de sources renouvelables ou par cogénération.

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