LITTÉRATURE DU XVIIe SIECLE
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Le XVIIe siècle commence dans les années 1597-1598 avec la première loi de solidarité pour aider les pauvres en Angleterre (1597), la reprise du territoire du royaume par Henri IV (1597 -1598), l'élection en Russie du Tsar Boris Godounov  (16 janvier 1598) et la mort du Roi Philippe II en Espagne (13 septembre 1598).

Le XVIIe siècle se termine  avec "la paix d'Utrecht" signée le 11 avril 1713 qui distribue les cartes au sens figuré comme  au sens propre entre les ETATS SOUVERAINS EUROPEENS

Le XVIIe siècle est d'abord le siècle de l'ordre, de la structure, de la discipline et de l'organisation de la langue. C'est une réaction à l'anarchie du XVIe siècle. C'est le siècle de "l'esprit français" et du cartésianisme. 

Des écrivains précieux comme Chapelain, Godeau, Gombauld et Maleville se réunissaient chez leur ami Valentin Conrart (1603 1675) alors connu pour ses "mémoires et lettres". Richelieu offrit sa protection pour créer une compagnie le 13 mars 1634 avec des écrivains comme Nicolas Faret (1596 -1646) connu pour son "honnête homme ou l'art de plaire à la Cour" (1630), Desmaret de Saint - Sorlin (1595 - 1676) et François Le Métel de Boisrobert (1592 - 1662) dont "les nouvelles héroïques et amoureuses" lui donnèrent la postérité. Par lettre patente du roi de 1635 qui reprit le projet de rédaction de Nicolas Faret, l'académie française forte de 27 membres était créée.

Les grands théâtres parisiens:

L'hôtel de Bourgogne est le théâtre "officiel" où Racine joua ses pièces dont le rôle principal est tenu par la Champmeslé. L'hôtel du Marais est le concurrent direct.

Le Palais Royal fondé par une compagnie d'acteurs italiens, reçoit en 1660, la troupe de Molière qui joua ses pièces jusqu'à sa mort.

En 1673, à la mort de Molière, Lully s'empare du palais Royal pour créer l'Opéra. L'épouse de Molière, Armande Béjart transporte la troupe à L'hôtel Guénégaud. La troupe du Marais se fonde avec la troupe de Molière pour jouer les deux répertoires.

En 1680, Louis XIV fond la troupe de l'Hôtel de Bourgogne avec la troupe de l'hôtel Guénégaud pour créer "la comédie française" qui aura à son répertoire Molière, Corneille et Jean Racine.

LA DISCIPLINE DE LA LANGUE: L'école de Malherbe (1555 -1628)

"Enfin Malherbe vint" c'est ainsi que Boileau salue l'avènement de la poésie classique. Malherbe s'est appliqué à débarrasser la langue de mots étrangers, latins et des locutions gasconnes dont l'avaient encombrée,  les compagnons d'Henri IV. La langue devait être comprise par tous et pour y arriver, il limita le nombre des mots.

Il définit aussi les règles du style, dont les qualités essentielles doivent être la clarté et la sobriété. Il biffe les mots inutiles,  les adverbes et les épithètes inutiles. Stephen King reprend tous les principes exposés par Malherbe dans son livre "écriture" publié en 2000 et dans sa  traduction française, en 2001.

Il exige le goût et condamne les métaphores trop prolongées.

Malherbe fit "école" et eut des disciples dont deux restent célèbres:

Maynard (1582 -1646)

Honorat de Bueil marquis de Racan (1589 - 1670) avec les Bergeries (1618)

LES SUCCESSEURS DE MALHERBE:

Sur le langage:

Deux écrivains finirent de structurer la langue:

Jean Louis Guez de Balzac  (1597 - 1654) classé comme précieux du fait de son passage à l'hôtel de Rambouillet alors qu' il a structuré la rhétorique et la prose avec ses lettres (1624) D'ailleurs Malherbes a lui - même été reçu à l'hôtel de Rambouillet.

Claude Favre Vaugelas (1585 -1650) pour la grammaire avec "ses remarques sur la langue française" (1647) et ses efforts au sein de l'académie française à partir de 1634 pour rédiger le dictionnaire de la langue française publié en 1694. 

En Philosophie:

 carte universitaire photocopie                               

 Descartes (1596 - 1650) structura la pensée par la recherche du vrai qui ne peut être atteint que par l'évidence. Seule une pensée exprimée par le "claire et le distinct" s'approche du vrai.

Dans le discours de la méthode (1636) Descartes explique que les questions doivent être décomposées en une analyse minutieuse jusqu'à la rencontre des éléments irréductibles. Chaque chose est comprise à l'aide de ses éléments, par le jeu de la logique de la raison pour reconstruire la vérité toute entière.

 

En matière de tragédie:

Mairet (1604 - 1686) qui commença à appliquer la règle proposée par Aristote des trois unités en matière de tragédies.

Les frères Corneille Pierre (1606 -1684) et Thomas (1625 - 1709) qui imposent définitivement la règle des trois unités soit l'unité d'action, de temps et de lieux.

LA CRITIQUE A MALHERBE:

LES GROTESQUES

Ils rejettent la discipline de la nouvelle école et se réclament de l'érudition latine, de la libre inspiration dans la veine de Rabelais. Ils défendent leur indépendance, le retour au naturel ainsi que le goût du burlesque et de la bizarrerie. Ils sont tous libertins. Théophile Gautier considère que certains sont les aïeux du romantisme:

Mathurin Régnier (1573-1613) avec ses satires (1608) qui critique Malherbes et les moeurs de la Cour.

Théophile de Viau (1590 - 1626)

Alexandre Hardy (1570 - 1631) qui écrit des tragi - comédies remplies d'action et de mouvements

Saint - Amand (1594 - 1661)

Mademoiselle de Gournay est la première éditrice des oeuvres complètes de Montaigne. Elle écrit en 1626 "l'ombre".

Cyrano de Bergerac (1619 -1655) héro d'Edmond Rostand, voir le timbre à droite.

Tristan l'Hermite (1601 - 1655) avec Marianne (1636) et ses poésies (1641)

Charles Sorel (1599 - 1674) avec Francion (1622) et le berger extravagant (1627)

Scarron (1610 - 1660)  avec le Typhon (1644) l'Enéide travestie (1648 - 1653) et le roman comique (1649 - 1657)

Furetière (1626 - 1688) avec son dictionnaire publié avant celui de l'académie et son roman bourgeois (1666)

LES PRECIEUX

Ils recherchent le rare, le fin et le délicat, leurs habits s'ornent de ruban comme des paquets cadeaux. Leur langue châtiée est remplie d'expressions exagérées; pour exprimer leur appréciation, ils déclarent que c'est "furieusement beau". Ils emploient des images à outrance ainsi un miroir est pour eux "le conseiller des grâces" Leur métaphore se prolonge pour devenir allégorie.

Les précieux s'expriment dans des salons parisiens dont les plus célèbres sont:

L'hôtel de Rambouillet situé rue Saint Thomas du Louvre, tenu entre 1610 et 1660 par la marquise de Rambouillet surnommée Arthénice par Malherbes et par ses deux filles Angélique et Julie d'Ardennes, future Madame Montausier.  L'hôtel de Rambouillet reçoit  tous les écrivains qui devaient participer à "la guirlande de poésie" d'Angélique dont Madame de Sévigné et Madame de Lafayette. Les frères Corneille comme Molière y passèrent.  

Le salon de la Grande Mademoiselle

Le salon de Madame de Sablé chez qui La Rochefoucauld cisela ses maximes

Le salon de Madame Scarron future Madame de Maintenon qui continuera ensuite sous ce nom

Le salon de Mademoiselle de Scudéry qui reçoit sous le pseudonyme de "la grande Sapho", rue de Beauce dans le quartier du Marais.  

Les grands noms de l'art précieux:

Jean Chapelain (1595 - 1674) qui prôna la création de l'académie française. Il fut raillé par Boileau pour "la Pucelle d'Orléans ou la France délivrée" (1656). 

Charles Cotin (1604-1682) un des habitués de l'hôtel de Bourgogne, devenu "Trissotin" chez Molière.

Godeau (1605 - 1672) l'un des piliers de l'hôtel de Rambouillet sous le nom de nain de Julie à cause de sa petite taille

Malleville (1597 - 1647) a une querelle des sonnets sur "la belle matineuse" avec la "star":

Vincent Voiture (1598 - 1648) l'un des grands habitués et comiques de l'hôtel de Rambouillet, ses lettres publiées à titre posthume en 1650 sont admirées de La Fontaine et de Voltaire. Il aura un autre rival:

Benserade (1613 - 1691) qui en 1648 écrit un sonnet d'Uranie pour concurrencer le sonnet de  Job. Accueilli à l'hôtel de Rambouillet, Benserade écrira les livrets de ballet de la cour de Louis XIII et de Louis XIV dont certains sur la musique de Lully

Honoré d'Urfé (1568 - 1625) avec l'astrée (1610 - 1619 - 1627)

Segrais (1624 - 1701) avec son Bérénice (1648)  et sa participation au roman la princesse de Clèves

Gomberville (1600 - 1674) avec ses romans de voyage dont Polexandre (1632)

La Calprenède (1610 - 1663) avec Cassandre (1642 - 1645)

Mademoiselle Deshoulière (1638- 1694) avec ses Idylles

Mademoiselle de Scudery (1608 - 1670) avec le Grand Cyrius (1648 - 1653) ou Clélie (1654 - 1660), sa notoriété est due à la carte du tendre et la pensée précieuse en matière d'amour où il était expliqué sans rire qu'il fallait écrire des vers galants pendant une dizaine d'année avant d'espérer la conquête de la forteresse imprenable qu'est la femme ! 

Sept écrivains mondains

surent par leur talent dépasser le langage précieux pour nous laisser de véritables documents sur leur époque:

Furetière (1626-1688) avec son dictionnaire publié avant celui de l'académie en 1684 et 1690 (celui de l'académie est publié en 1694) et son roman bourgeois publié en 1666.

La Rochefoucauld  (1613 - 1680) avec ses maximes publiées sans nom en 1665.

Le cardinal de Retz (1614 - 1679) avec ses mémoires sur sa vie tumultueuses ( 1671 - 1675)

Madame de Sévigné (1626 - 1696) avec ses lettres écrite à partir de 1671 à sa fille devenue épouse du lieutenant général de Provence et comtesse de Grignan. Décédée de la petite vérole en 1696 pendant un séjour ses sa fille, au château de Grignan, ses lettres déjà répandues de son vivant certaines ne furent éditées en volume qu'en 1725 puis complètement en 1867    

Madame de la Fayette (1634 - 1693) avec la princesse de Clève (1678)

La Bruyère (1645 - 1696) avec "les caractères ou les moeurs de ce siècle" (1688)

Robert Charles (1659 - 1721) avec "les illustres françaises" (1713) qui mettent en scène la petite noblesse.

LE JANSÉNISME

Pascal (1623-1662) s'intéresse d'abord à l'amour avec ses "discours sur les passions et l'amour" (1650) avant de devenir, sous l'influence de sa soeur, Gilberte de Perier, le chantre du jansénisme et de Port - royal suite à une extase, dans la nuit du 24 novembre 1654. Il utilise alors toute son intelligence et tous ses dons de logique rigoureuse dans les "lettres provinciales" (1656 - 1657) et dans un ouvrage non achevé "les pensées" publiées à titre posthume par sa soeur en 1670, pour affirmer que l'être humain est dès sa naissance, prédisposé ou non à rejoindre le paradis. Il y a les élus de Dieu dont la vie lui est consacrée et les autres qui n'ont pas besoin de prier pour tenter de se racheter, puisque non choisis par Dieu, ils n'ont aucune chance de rejoindre le paradis.

Jean Racine défendra les thèses de la grâce des jansénistes dans son théâtre alors que les jansénistes sont par principe, contre le théâtre. Beaucoup de libertins comme Boileau et La fontaine sont attirés par les thèses jansénistes. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent puisque Dieu a déjà choisi par la grâce, indépendamment de leur action. Alors pourquoi mener une vis austère et triste ?  

La critique religieuse au jansénisme est portée d'abord par les jésuites qui soutiennent par la théorie du "libre arbitre" que chacun est maître de son destin et qu'il peut par la prière et par ses actions, choisir Dieu et se frayer un passage jusqu'au paradis.

La critique littéraire est portée par Desmaret de Saint Sorlin dans "la France chrétienne ou Clovis" (1637)

LES LIBERTINS ÉRUDITS ET ATHÉES

Pierre Gassend dit Gassendi (1592 -1655) qui fit par ailleurs des découvertes en astronomie et en acoustique, s'entoure d'un petit groupe de libertins érudits dont Diodati, Naudé et François de La Mothe Le Vayer (1588 - 1672) précepteur du futur Louis XIV et auteur de " la Vertu des païens" (1641)

Profondément athées et de moeurs dissolues ils furent parfois pourchassés par la police. C'est dans leurs réflexions que les philosophes du XVIIIe siècle puisèrent la source de leur pensée.

Un texte libertin publié sans nom d'auteur, "lettres de la religieuse portugaise" publiée en 1669, eut un succès énorme car l'authenticité du texte ne fut pas remis en cause. Il faut attendre le XVIIIe siècle et Rousseau pour douter de la véracité du récit.   

LA CONTRE RÉVOLUTION CLASSIQUE

A partir de 1660, quatre copains amateurs de tavernes, de vin, de femmes et de rire voulurent se débarrasser de la préciosité pour revenir aux règles de Malherbes et structurer aussi bien la langue que la construction des rimes, de la poésie et du théâtre:

Nicolas Boileau dit Despréaux (1636 - 1711) avec ses satires contre les précieux (1666 - 1668) puis ses épîtres (1674 à 1695) où il définit les trois règles  classiques: raison (recherche du naturel) vérité (fille de la raison) et antiquité (appliquer l'exemple des anciens) De ces trois règles découlent la règle des trois unités de la tragédie , la séparation des genres littéraires et  la netteté ou la mesure du style.

Molière (1622 - 1673) avec les précieuses ridicules (1659) et Tartuffe (1664)

La Fontaine (1621 - 1695) avec ses contes libertins et ses fables (1668 - 1678 - 1694)

Jean Racine (1639 - 1699) avec Bérénice (1670) Bajazet (1672) Mithridate (1673) et Iphigénie (1674)

Ils sont suivis:

Desmaret de Saint - Sorlin (1595 - 1676) raille les précieuses dans "les Visionnaires"  (1637)

Molière décédé prématurément, Regnard (1655 - 1709) lui succède avec notamment le joueur (1696) les Folies amoureuses (1704) et le légataire universel (1708)

Charles Dufresny (1648 - 1724) écrit avec Regnard, une comédie "la foire de Saint Germain" (1696)  puis, de nombreuses autres et un  roman "Amusements sérieux et comiques d'un siamois" (1699) qui inspirèrent les lettres persannes.

Florent Larton sieur d'Ancourt dit DANCOURT (1661-1725) laissera une comédie intéressante "le chevalier à la mode" (1687)

L'ÉLOQUENCE RELIGIEUSE

Les hommes d'église ont une place importante dans la société du XVIIe siècle avec, leurs lettres, leurs sermons et leurs oraisons funèbres dans lesquelles, la mort de leur prochain est prétexte à discourir sur tous les sujets:

Saint Vincent de Paul (1580 - 1660) avec ses lettres (1630 à 1660)

Bossuet (1627 - 1704) combattit le quiétisme de Madame Guyon fondatrice de l'école de Saint - Cyr pour jeunes filles, de Madame de Maintenon maîtresse du roi et de Fenelon contre qui, il obtint la disgrâce royale.

Fénelon (1651 - 1715) écrit "dialogues des morts" (1692) puis "le Télémaque" (1695) pour défendre le quiétisme qui prônait que l'âme, arrivée à la contemplation parfaite de Dieu, est dans un état de calme et de quiétude absolue où elle ne désire pas le salut et ne craint pas l'enfer. Cette théorie exposée dans "le guide spirituel" (1675) du jésuite espagnol Molinos, est introduite en France malgré l'interdiction du pape, par Madame Guyon. Cette théorie a eu pour conséquence que les fidèles pouvaient se passer des services de  l'église. Le Télémaque sera par conséquent, sanctionné par la disgrâce royale. Cependant Fénelon publiera en 1714 un "testament littéraire" : "lettre à l'académie".    

Bourdaloue (1632 - 1704) ses discours étaient si longs qu'un siège pour dames sur lequel elles pouvaient se soulager discrètement pendant l'écoute de son sermon, prit le nom du célèbre orateur.

L'école de Bourdaloue

Mascaron (1634 - 1703)

Fléchier ( 1632 - 1710)

Massillon (1663 - 1742) dont la dernière grande oraison funèbre est celle de Louis XIV en 1715 et son dernier grand prêche est "le Petit Carême" prononcé devant Louis XV en 1718.

LA QUERELLE DES ANCIENS ET DES MODERNES

En 1670: Desmaret de Saint Sorlin (1595 - 1646) publie "traité pour juger des poèmes grecs, latins et français" pour soutenir la supériorité générale des modernes sur les anciens.

En janvier 1675: Racine (1639 - 1699)  publie Iphigénie avec une préface qui est une défense des anciens contre les modernes. 

En 1683: Fontenelle défend l'idée de la supériorité des modernes contre les anciens dans les dialogues des morts.

Le 27 janvier 1687, Charles Perrault (1628 - 1703) auteur des fameux contes (1697) frère de Claude Perrault (1613 - 1688), architecte des colonnades du Louvre, lit à l'académie un poème "Le siècle de Louis le Grand" où il égalait le siècle de Louis XIV au siècle d'Auguste et où il montrait la supériorité scientifique et littéraire des modernes sur les anciens. La guerre littéraire où la politique n'est jamais loin puisqu'il s'agit de comparer Louis XIV à Auguste, est alors engagée.

Deux camps se formèrent:

Les modernes: Perrault, Fontenelle, un libertin Saint - Evremond (1610 - 1703), le journal de Trévoux des jésuites et le Mercure galant.

Les anciens: Boileau, Racine et La Fontaine qui défendent la conception littéraire dominée depuis la Renaissance par le sentiment de la supériorité des auteurs de l'Antiquité grecs et latins. L'idéal esthétique du classicisme défendu par Boileau et Racine, était fondé, entre autres, sur le principe de l'imitation des modèles, réputés indépassables, de la littérature antique.

Les modernes publièrent :

"la digression sur les Anciens et les Modernes" de Fontenelle en 1688 pour démontrer les progrès des arts et des sciences au cours des siècles qui créent des génies.

Dans "parallèles des Anciens et des Modernes en ce qui regarde les arts et la Science" publiées de 1688 à 1697 Charles Perrault défend la thèse selon laquelle les modernes sont supérieurs ou égaux aux anciens. Il met Quinault bien au-dessus de Racine et Lebrun bien au-dessus de Raphael ! 

Les anciens répondent par l'arrogance et les injures

Perrault réplique:

                             Nous dirons toujours les raisons.

                             Ils diront toujours les injures

Boileau publie en 1694:

                           "Réflexions critiques sur quelques passages du rhéteur Longin" où il écrit:

"L'antiquité d'un écrivain n'est pas un titre certain de son mérite; mais l'antique et constante admiration qu'on a toujours eue pour ses ouvrages, est une preuve sûre et infaillible qu'on les doit admirer"

Par ailleurs, Ses réflexions ridiculisent les femmes, Perrault répond la même année par une "Apologie des femmes" et s'attire ainsi la faveur des femmes contre Boileau.

Réconciliation de Boileau et de Perrault:

En 1700, Boileau écrit à Charles Perrault une lettre dans laquelle il reconnaît que les modernes devaient la plupart de leurs qualités à l'imitation des anciens et admettait à son tour la supériorité du Siècle de Louis le Grand sur celui d'Auguste, non seulement dans les sciences et les arts mais dans certains cas, en lettres.

En fait chacun reste sur ses convictions fondamentales, Perrault continue à penser que les modernes sont supérieurs aux anciens et Boileau considère que les modernes ne peuvent être remarquables que quand ils imitent les anciens. Une nouvelle querelle des anciens et des modernes, appelée aussi querelle d'Homère allait éclater quelques années plus tard. 

LES SCIENCES

Descartes fait des découvertes en géométrie, Pascal fait de nombreuses expériences, Fermat (1601-1665) fait des calculs différentiels, le jardin des plantes est fondée en 1640, l'académie des sciences en 1666, Denis Papin (1647-1714) fait des expériences sur la vapeur, Tournefort (1656 - 1708) fait des travaux sur la botanique.

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