ANTARCTIQUE
Adopté par les 12 Etats qui ont participé à la Conférence de
Washington, le Traité sur l'Antarctique est entré en vigueur le 23 juin 1961.Le
Traité sur l'Antarctique permet aux Etats parties de coopérer en vue d'atteindre
les
objectifs du traité, malgré leurs divergences de position à propos des
revendications de souveraineté territoriale. Pour éviter les conflits
territoriaux et permettre aux Etats de poursuivre leurs activités scientifiques
sans contrainte politique, les Etats ont établi un régime ambivalent consacré à
l'article 4 du Traité sur l'Antarctique.
Le traité a " gelé " les prétentions territoriales. Les Etats revendiquants
voient l'existence de leurs prétentions reconnue. Rien, ni dans le traité ni
durant la durée du traité, ne pourra être interprété comme une renonciation ou
un abandon de leurs droits ou revendications. Les Etats n'émettant pas
d'affirmation de souveraineté peuvent ignorer celles formulées par sept autres
Etats parties tandis que rien dans le Traité ou durant la durée du Traité ne
pourra servir de base à une quelconque revendication.
Par ailleurs, ceux d'entre eux souhaitant conserver leurs
droits à faire valoir des bases de revendications verront leurs droits conservés
malgré l'écoulement du temps.
Plus simplement, chaque Etat obtient donc satisfaction puisqu'il peut
interpréter comme il l'entend l'article 4 du Traité sur l'Antarctique :
- Pour les Etats " non-possessionnés ", il fait de l'Antarctique une zone sur laquelle aucune souveraineté n'est reconnue.
- Pour les Etats " possessionnés ", cet article constitue une limitation librement consentie à l'exercice de leur souveraineté.
Avec l'Australie, l'Argentine, le Chili, la Norvège, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni, la France forme le groupe des Etats dits " possessionnés ". Elle a émis des prétentions territoriales à l'égard de la Terre Adélie
Au Cap les experts se réunissent en mai/juin 2004,et adoptent une série de mesures datées du 4 juin 2004. Ces mesures puis les suivantes sont appliquées avec un certain délai et publiées au Journal Officiel
Passez votre souris sur la photo pour accéder à son profil :
|
|
PLAN DE GESTION POUR LES ZONES PROTEGEES
LA M E S U R E 1 ( 2 0 0 4 ) est publié en France par le Décret n° 2009-1056 du 26 août 2009.
SYSTÈME DES ZONES PROTÉGÉES DE
L'ANTARCTIQUE PLANS DE GESTION POUR LES ZONES GÉRÉES SPÉCIALES DE L'ANTARCTIQUE
(ENSEMBLE DEUX ANNEXES)
Les représentants,
Rappelant les articles 4, 5 et 6 de l'annexe V du Protocole du Traité sur
l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement, qui contient des
dispositions relatives à la désignation des zones gérées spéciales de
l'Antarctique et à l'approbation de plans de gestion pour ces zones ;
Notant que le Comité pour la protection de l'environnement a recommandé que les
zones identifiées ci-dessous soient désignées en tant que zones gérées spéciales
de l'Antarctique et qu'il a approuvé les plans de gestion annexés à la présente
mesure ;
Reconnaissant que ces zones revêtent une valeur considérable dans le domaine de
la science, de la faune et la flore, de l'écologie, du patrimoine et de
l'esthétique, et qu'elles bénéficieraient d'une meilleure collaboration entre
les Parties actives sur place ;
Recommandent pour approbation à leur Gouvernement la mesure ci-après
conformément au paragraphe 1 de l'article 6 de l'annexe V du Protocole du Traité
sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement : que
1. Les zones ci-après soient désignées en tant que zones gérées spéciales de
l'Antarctique :
― zone gérée spéciale de l'Antarctique n° 2 ― McMurdo Dry Valleys, terre
Southern Victoria ; et
― zone gérée spéciale de l'Antarctique n° 3 ― Cap Denison, baie du Commonwealth,
terre George V.
2. Les plans de gestion pour ces zones, qui figurent en annexe à la présente
mesure, soient adoptés.
A N N E X E I PLAN DE GESTION POUR LA ZONE GÉRÉE SPÉCIALE DE L'ANTARCTIQUE N° 2
McMurdo Dry Valleys, terre Southern Victoria
Table des matières
1. Description des valeurs à
protéger et des activités à gérer.
2. Buts et objectifs.
3. Activités de gestion.
4. Durée de la désignation.
5. Cartes et photographies.
6. Description de la zone :
i) coordonnées géographiques, bornage et caractéristiques du milieu naturel ;
ii) zones à accès limité et zones gérées à l'intérieur de la zone :
a) aires d'installations ;
b) aire de tourisme ;
c) aires à caractéristiques spéciales ;
iii) structures à l'intérieur de la zone et à proximité ;
iv) emplacement d'autres zones protégées dans la zone.
7. Code de conduite :
i) accès à la zone et déplacements à l'intérieur de celle-ci ;
ii) activités pouvant être menées dans la zone ;
iii) installation, modification ou démantèlement de structures ;
iv) camps ;
v) prélèvement de végétaux et d'animaux ou perturbations nuisibles à la faune et
la flore ;
vi) collecte ou enlèvement de matériel trouvé dans la zone ;
vii) élimination des déchets ;
viii) rapports de visite.
8. Dispositions relatives à l'échange d'informations préalablement aux activités
proposées.
9. Bibliographie.
Annexe A
Code de conduite environnemental pour les McMurdo Dry Valleys.
Annexe B
Lignes directrices complémentaires pour la conduite de recherches scientifiques.
Annexe C
Lignes directrices pour les aires d'installations.
Annexe D
Lignes directrices pour l'aire de tourisme.
Annexe E
Lignes directrices applicables aux caractéristiques spéciales.
1. Description des valeurs à
protéger et des activités à gérer
Les McMurdo Dry Valleys se
distinguent comme étant la plus grande des régions relativement libres de glace
de l'Antarctique, 30 % environ de sa surface étant en grande partie libre de
neige et de glace. La région renferme un écosystème désertique dont le climat
est froid, extrêmement aride (dans la vallée Wright, la température annuelle
moyenne est de ― 19,8 °C et les précipitations sont inférieures à 100 mm
d'équivalent eau par an) et en outre venté. Le paysage de la zone comporte des
glaciers, des chaînes de montagne, des lacs couverts de glace, des torrents
d'eau de fonte, des sols striés arides, du pergélisol, des dunes de sable et des
systèmes de bassins versants interdépendants. Ces
bassins ont une influence
régionale sur l'écosystème marin de McMurdo Sound. Du fait de son emplacement
caractérisé par des variations saisonnières à grande échelle de la phase
aqueuse, cette zone revêt une grande importance pour l'étude du changement
climatique. En raison des variations temporelles de l'équilibre glace-eau qui
déterminent une contraction et une expansion des caractéristiques hydrologiques
et sont en outre enregistrées dans les accumulations de gaz à l'état de traces
dans la neige ancienne, le terrain des McMurdo Dry Valleys recèle également le
relevé des changements climatiques passés. Le climat extrême de la région
fournit un précieux analogue des conditions anciennes sur la Terre et des
conditions prévalant actuellement sur Mars où de tels climats ont sans doute
dominé l'évolution du paysage et du biote.
La zone est caractérisée par des écosystèmes uniques présentant une faible
diversité biologique et une moindre complexité du réseau trophique. En revanche,
comme elles constituent la plus vaste des régions libres de glace de
l'Antarctique, les McMurdo Dry Valleys abritent aussi des habitats assez
diversifiés comparés aux autres zones libres de glace. La zone comporte des
microhabitats et des communautés biologiques inhabituels (tels que des systèmes
endolithiques et cryoconites) ainsi que des caractéristiques géologiques et des
minéraux spéciaux (comme des dépôts salins et des pavages désertiques).
Certaines de ces caractéristiques géologiques particulières sont précieuses car
elles recèlent des enregistrements extrêmement longs des événements naturels.
Les séries de données d'observation environnementale à long terme collectées
dans cette région comptent parmi les plus longues dont on dispose pour
l'Antarctique. Les McMurdo Dry Valleys renferment des indicateurs des
changements climatiques régionaux, passés et présents, ainsi que des
caractéristiques qui contribuent à influencer le changement climatique local.
Ces valeurs scientifiques revêtent par ailleurs une importance autant mondiale
que régionale. La zone est une précieuse ressource pour la compréhension des
processus de formation des paysages et de la stabilité de la calotte de glace de
l'Antarctique. On trouve dans les McMurdo Dry Valleys des couches de surface
uniques, notamment des sédiments glaciairement déposés et modifiés, des dunes de
sable, des pavages désertiques, des sédiments glacio-lacustres et des sédiments
marins de fjord représentant de précieux enregistrements de l'évolution
planétaire. Le sol, les roches, l'eau, la glace et les biotes qui leur sont
associés ont une réelle valeur scientifique en tant qu'écosystèmes modèles
offrant une vision approfondie des processus naturels à l'œuvre dans la
biosphère tout entière. Enfin, les espèces vivant dans les McMurdo Dry Valleys
constituent une ressource biologique permettant de comprendre l'adaptation aux
milieux extrêmes et sont en outre d'authentiques termes extrêmes des continuums
écologiques.
Les McMurdo Dry Valleys sont également jugées précieuses pour la qualité de leur
milieu sauvage. Elles présentent un environnement quasiment vierge qui, pour
l'essentiel, n'a été ni perturbé, ni contaminé par les êtres humains. Leur
paysage spectaculaire formé de crêtes élevées et de vallées majestueuses et le
contraste entre les sols libres de glace et les glaciers offrent des
perspectives uniques d'une grande valeur esthétique.
Les activités conduites dans la zone comprennent divers travaux de recherche
scientifique, des opérations à l'appui de la science, des médias, des arts, de
l'éducation et d'autres visiteurs officiels de programmes nationaux, et le
tourisme. Un site de recherche écologique de longue durée a été établi dans la
vallée Taylor.
2. Buts et objectifs
La zone doit faire l'objet
d'une gestion spéciale pour garantir la protection de son milieu naturel et de
ses valeurs scientifiques, écologiques et esthétiques et préserver la grande
valeur des ensembles de don
nées recueillis au cours des cent dernières années.
En raison de l'augmentation des activités humaines et d'intérêts potentiellement
conflictuels, il est devenu nécessaire de gérer et de coordonner plus
efficacement les activités dans la région.
Le principal but de la zone gérée spéciale de l'Antarctique est de gérer et de
coordonner les activités humaines dans la zone de manière à protéger dans le
long terme les valeurs des McMurdo Dry Valleys. Les objectifs de gestion
spécifiques proposés dans la zone sont les suivants :
― faciliter la recherche scientifique tout en assurant la maîtrise de
l'environnement ;
― aider à planifier et coordonner toutes les activités dans les McMurdo Dry
Valleys pour gérer les conflits entre différentes valeurs (y compris celles de
différentes disciplines scientifiques), activités et opérateurs ;
― assurer la protection à long terme de l'intégrité des écosystèmes et des
caractéristiques spéciales en minimisant les impacts cumulés des activités
humaines sur l'environnement ;
― minimiser la possibilité d'introduction dans la zone de plantes et d'animaux
exotiques et de microbes ;
― promouvoir l'utilisation de modes de transport qui ont le moins d'impact sur
l'environnement ;
― minimiser l'utilisation de combustibles fossiles pour la conduite d'activités
dans la zone ;
― minimiser les traces des installations érigées dans la zone et des expériences
scientifiques qui y sont engagées, notamment la prolifération de camps.
3. Activités de gestion
Les activités de gestion
ci-après seront mises en œuvre pour réaliser les buts et objectifs du présent
plan :
― les programmes nationaux opérant dans la zone doivent constituer un groupe de
coordination de la gestion chargé de coordonner les activités menées dans la
ZSGA. Ce groupe a pour mission de favoriser la bonne communication entre les
parties opérant dans la zone, d'offrir une enceinte pour la résolution
d'éventuels conflits d'utilisation, de minimiser le dédoublement des activités
et d'évaluer l'efficacité des activités de gestion. Il se réunit chaque année
pour passer en revue les activités passées, présentes et futures et formuler des
recommandations sur la mise en œuvre de ce plan de gestion ;
― les programmes nationaux opérant dans la zone veillent à la diffusion de
l'information à toutes les parties opérant dans la zone afin de garantir la
bonne application du plan de gestion ;
― tous les opérateurs dans la zone veillent à ce que la totalité du personnel de
leurs programmes en visite dans la zone soient informés des dispositions du plan
de gestion, notamment le Code de conduite environnemental qui s'applique à la
zone ;
― des copies de ce plan de gestion, accompagnées des cartes et annexes, sont
conservées dans les stations et cabanes de recherche appropriées et mises à
disposition de toutes les personnes présentes dans la zone ;
― le tourisme et toutes autres activités non gouvernementales doivent être
coordonnés avec les programmes nationaux opérant dans la zone ;
― des visites sont faites selon que de besoin (une fois tous les cinq ans au
moins) pour évaluer l'efficacité du plan de gestion et s'assurer que les mesures
de gestion et d'entretien sont adéquates.
On notera que des lignes directrices pour la conduite d'activités spécifiques et
pour des régions spécifiques de la zone sont énoncées aux annexes B, C, D et E
(on se reportera également à la section 7 du présent plan de gestion).

4. Durée de la désignation
La zone est désignée pour une
durée indéterminée.
5. Cartes et photographies
Les cartes suivantes sont
comprises dans le plan :
Carte A : carte de la zone des McMurdo Dry Valleys ;
Carte B : carte des vallées Wright et Taylor ;
Carte C : zone des cabanes du lac Vanda ;
Carte D : zone du camp de Lower Wright ;
Carte E : zone des cabanes du col Bull ;
Carte F : zone du camp de cap Roberts ;
Carte G : zone du camp de New Harbor ;
Carte H : zone du camp F-6 ;
Carte I : zone du camp du lac Fryxell ;
Carte J : zone du camp du lac Hoare ;
Carte K : zone du camp du lac Bonney ;
Carte L : zone de la station de ravitaillement de pointe Marble ;
Carte M : zone des installations de mont Newall ;
Carte N : zone de tourisme du glacier Canada.
6. Description de la zone
Les McMurdo Dry Valleys se
trouvent dans terre Southern Victoria le long de la côte ouest de McMurdo Sound,
dans la mer australe de Ross, à environ 77° de latitude sud et 162° de longitude
est. Une superficie d'environ 15 000 km² est désignée en tant que zone gérée
spéciale de l'Antarctique (ci-après dénommée la zone ) afin de gérer les
activités humaines dans les vallées et d'assurer la protection de son milieu
naturel ainsi que de ses valeurs scientifiques, écologiques et esthétiques.
i) Coordonnées géographiques,
bornage
et caractéristiques du milieu naturel
Les lignes de démarcation de
la zone ont été principalement définies en fonction des bassins versants des
McMurdo Dry Valleys et renferment l'ensemble des sols libres de glace et des
zones
adjacentes situés dans ces bassins, tout Convoy Range ainsi que le bassin
versant de l'Alph. A partir du coin nord-ouest et en se déplaçant dans le sens
inverse des aiguilles d'une montre, la ligne de démarcation est définie par les
caractéristiques suivantes : la pointe nord-ouest du nunatak d'Allan (76,716 7°
de latitude sud, 159,666 7° de longitude est), le nunatak Carapace (76,883 3° de
latitude sud, 159,4° de longitude est), le mont DeWitt (77,2° de latitude sud,
159,833 3° de longitude est), le versant ouest de la chaîne du Fer à cheval
(77,566 7° de latitude sud, 159,95° de longitude est), le nunatak Depot (77,75°
de latitude sud, 160,066 7° de longitude est), le pic le plus méridional des
monts Lashly (77,960 6° de latitude sud, 159,560 3° de longitude est), le mont
Kempe (78,316 7° de latitude sud, 162,716 7° de longitude est), Pyramid (78,35°
de latitude sud, 163,5° de longitude est), le flanc est de l'île de Heald
(78,25° de latitude sud, 163,816 7° de longitude est), la pointe DeMaster (à
l'extrémité orientale de Marshall Valley, 78,079 2° de latitude sud, 164,413 1°
de longitude est), au nord en suivant la côte, au niveau moyen de la laisse de
basse mer, jusqu'au côté oriental de l'île Tripp (76,633 3° de latitude sud,
162,7° de longitude est), le versant sud du glacier Fry (76,633 3° de latitude
sud, 162,3° de longitude est) et de nouveau, la pointe nord-ouest du nunatak
d'Allan (76,716 7° S, 159,666 7° E). Du fait de l'ampleur de la zone et de
l'importance des caractéristiques physiques définissant les lignes de
démarcation, aucune borne n'a été installée.
Toutes les coordonnées géographiques sont données dans ce plan de gestion en
fractions décimales de degrés.
ii) Zones à accès limité
et zones gérées à l'intérieur de la zone
Ce plan de gestion définit
trois catégories d'aires gérées à l'intérieur de la zone : les aires
d'installations, l'aire de tourisme et les aires dotées de caractéristiques
spéciales.
L'objectif d'un concept de zonage est de gérer les utilisations multiples de la
zone et les activités qui y sont engagées tout en assurant la protection des
caractéristiques pour lesquelles la zone a tant de valeur. Les aires réservées
aux installations se rapportent aux endroits où des activités humaines primaires
peuvent être engagées, l'aire de tourisme définit les endroits où des activités
touristiques peuvent se dérouler, tandis que les caractéristiques spéciales sont
définies dans le but d'offrir un plus haut niveau de protection aux
particularités environnementales présentant une valeur spécifique. Dans les
sections ci-après, chacune de ces catégories de zones fait l'objet de lignes
directrices spécifiques qui y régissent la conduite d'activités et sont définies
aux annexes C, D et E.
ii) a) Aires d'installations
Les aires d'installations sont
établies pour cantonner les installations temporaires et semi-temporaires à des
zones prédéfinies et maîtriser ainsi leur répartition. Il peut s'agir de zones
où l'on prévoit une présence humaine partiellement permanente ou limitée à des
périodes définies au cours desquelles des activités importantes sont engagées.
Il peut aussi s'agir de zones où l'on escompte une présence humaine régulière
et/ou des activités répétitives. Il peut s'avérer ponctuellement nécessaire de
créer de nouvelles aires d'installations. Cette tâche devra être envisagée et
coordonnée par le groupe de coordination de la gestion et conçue de manière à
minimiser les traces des installations et des matériels associés.
Les activités de gestion suivantes doivent être entreprises dans les aires
d'installations :
― lors de la planification et de la poursuite d'activités dans les aires
d'installations, on s'attachera à promouvoir les énergies de remplacement et
l'optimisation du rendement énergétique ;
― lors de la planification et de la poursuite d'activités dans les aires
d'installations, on veillera à la bonne maîtrise des déchets ;
― les aires d'installations font l'objet d'évaluations périodiques pour
déterminer leur utilité, les améliorer ou les supprimer ;
― en cas de besoin, des plans d'intervention d'urgence sont élaborés pour tenir
compte des besoins particuliers d'aires d'installations spécifiques ;
― les aires d'installations ne doivent pas être implantées sur des
caractéristiques spéciales ou à proximité immédiate.
La liste des aires d'installations fait l'objet de l'annexe C où sont indiqués
leur emplacement, la description des lignes de démarcation et les lignes
directrices de conduite qui s'y appliquent. Les cartes A, B et C montrent
l'emplacement des aires d'installations, tandis que les cartes D à M signalent
les différentes aires d'installations.

ii) b) Aire de tourisme
L'aire de tourisme est située
dans une zone de grande valeur esthétique à proximité du glacier Canada, dans la
vallée Taylor, où l'on peut raisonnablement garantir des déplacements et un
accès aisés, en toute sécurité, avec un impact minime sur les activités
scientifiques ou le milieu naturel. L'aire a été établie à l'issue de
consultations avec les programmes nationaux opérant dans la zone et les
opérateurs de tourisme. Par le passé, des visites soigneusement gérées ont été
organisées sur le site par les sociétés de tourisme. Les activités de tourisme
seront confinées à cette aire.
Les lignes directrices régissant la conduite d'activités dans l'aire de tourisme
sont définies à l'annexe D où figurent également l'emplacement et la description
des lignes de démarcation de l'aire de tourisme. L'emplacement de cette aire est
indiqué à la carte N.
ii) c) Aires à
caractéristiques spéciales
Les aires à caractéristiques
spéciales sont des aires désignées telles en raison de leur forte valeur
scientifique et de leur grande vulnérabilité aux perturbations causées par les
êtres humains. C'est pourquoi elles justifient l'adoption de mesures
complémentaires visant à assurer leur protection.
Les caractéristiques spéciales sont énumérées à l'annexe E, accompagnées d'une
brève description de leur importance scientifique, de leur emplacement et des
lignes directrices de conduite qui s'y appliquent. La carte A illustre
l'emplacement des caractéristiques spéciales.
iii) Structures à l'intérieur
de la zone et à proximité
Les principales structures à
l'intérieur de la zone se situent dans les vallées Wright et Taylor, à pointe
Marble, à cap Roberts et au glacier d'Odell. Il y a trois camps semi-permanents
dans la vallée Wright et cinq autres dans la vallée Taylor. La carte A indique
l'emplacement de toutes les structures situées dans la zone.
Tableau 1 : Récapitulation des informations relatives aux sites de la zone sur
lesquels existent des structures, notamment le programme national chargé de leur
entretien, leurs coordonnées géographiques, l'emplacement et la description de
chacun des sites et la description ― dimensions incluses ― des structures
situées sur chacun des sites.
Passez votre souris sur la photo pour accéder à son profil :
Tableau 1 : structures situées dans la zone
|
NOM |
PARTIE RESPONSABLE |
EMPLACEMENT |
DESCRIPTION |
STRUCTURES |
|---|---|---|---|---|
|
Camp de col Bull (ou
station sismique du lac Vanda). |
Etats-Unis d'Amérique. |
77,516 9° S |
Le long du versant nord
de la vallée Wright, près de l'entrée du col Bull. |
Deux abris sont érigés
sur ce site, l'un pour le matériel, l'autre étant un abri environnemental
d'environ 28,7 m² logeant un système énergétique mixte. |
|
Camp de cap Roberts. |
Nouvelle-Zélande. |
77,033 3° S |
Le cap sud de Granite
Harbor, sur la côte. |
Deux cabanes sur la zone
libre de glace de cap Roberts pouvant abriter quatre personnes (environ 10
m²). Il y a aussi une cabane d'habitation de 19 m². Une structure de
stockage de fûts de carburant se trouve également sur ce site. |
|
Camp F-6. |
Etats-Unis d'Amérique. |
77,608 3° S |
A l'extrémité sud-est du
lac Fryxell, en face du glacier Commonwealth, dans la vallée Taylor. |
Un bâtiment principal de
42 m² avec toilettes adjacentes. |
|
Camp du lac Bonney. |
Etats-Unis d'Amérique. |
77,715° S |
Sur une pente abrupte de
la berge sud du lac Bonney, dans la vallée Taylor. |
Une cabane Jamesway de
55,7 m², des toilettes de 2,2 m², un local de 8,9 m² abritant un groupe
électrogène et trois laboratoires de 8,9 m². |
|
Camp du lac Fryxell. |
Etats-Unis d'Amérique. |
77,606 7° S |
A mi-chemin de la berge
nord du lac Fryxell dans la vallée Taylor. |
Une cabane Jamesway
(bâtiment principal) de 62,7 m², quatre laboratoires de 13,9 m² et un
local de 13,9 m² abritant un groupe électrogène. |
|
Camp Hoare. |
Etats-Unis d'Amérique. |
77,623 3° S |
Sur la berge nord du lac
Hoare, au pied du glacier Canada, dans la vallée Taylor. |
Un bâtiment principal de
55,7 m², trois laboratoires de 13,9 m², un local de 8,9 m² abritant un
groupe électrogène, une resserre à outils de 8,9 m²) et trois toilettes
extérieures, dont deux de 2,2 m² et l'autre de 1,7 m². En dessous du camp
actif se trouvent les anciens bâtiments du camp du lac Hoare qui sont
toujours utilisés. Ils comprennent une cabane Jamesway de 37 m²
principalement utilisée comme espace de rangement, un abri de groupe
électrogène de 6 m² et un ancien laboratoire de 7,5 m² désormais utilisé
comme salle de douche. |
|
Cabanes du lac Vanda. |
Nouvelle-Zélande. |
77,523 3° S |
A l'extrémité orientale
du lac Vanda dans la partie supérieure de la vallée Wright. |
Trois abris
communicants, pour une surface au sol totale de 30 m². |
|
Cabane de Lower Wright. |
Nouvelle-Zélande. |
77,433 3° S |
Au sud du lac Brownworth
dans la partie inférieure de la vallée Wright. |
Une petite cabane
pouvant loger deux personnes pour une surface au sol de 6 m². |
|
Station de
ravitaillement de pointe Marble. |
Etats-Unis d'Amérique. |
77,413° S |
5 km au nord du cap
Bernacchi sur la côte de terre Victoria et environ 60 km de l'autre côté
de McMurdo Sound à partir de cap Royds. |
Un bâtiment principal de
69,7 m², un pavillon de 41,8 m², un autre pavillon de 55,7 m², une remise
à carburant de 7,4 m², 6 réservoirs de stockage de combustibles (25 000
litres chacun), des toilettes de 2,2 m², un incinérateur de déchets
solides, une remise de rangement de 1,9 m², un abri de groupe électrogène
de 21 m², un bâtiment à usage d'atelier et d'entrepôt de 27 m² et une
station météo ASOS de 7 m². |
|
Relais radioélectriques
de mont Newall. |
Etats-Unis
d'Amérique/Nouvelle-Zélande. |
77,504 9° S |
Sur mont Newall, un pic
situé à l'extrémité nord-est du parcours Asgard (20 km à l'est du lac
Vanda). |
On trouve sur le site
deux relais radioélectriques, l'un américain, l'autre néo-zélandais. Il y
a trois cabanes sur mont Newall, dont un abri de survie de 8,9 m², une
remise de 22,3 m² abritant un système énergétique hybride (américain) et
une remise à matériel verte de 2,2 m² abritant le relais radioélectrique
néo-zélandais. Le relais américain est logé dans deux conteneurs en
plastique orange. Il y a aussi sur le site deux antennes (une
néo-zélandaise, l'autre américaine) et une éolienne (américaine). |
|
Camp de New Harbor. |
Etats-Unis d'Amérique. |
77,575° S |
A l'extrémité orientale
de la vallée Taylor, à proximité de la baie New Harbor. |
Le bâtiment principal se
compose de deux cabanes Jamesway reliées par une passerelle en bois, l'une
de 42 m² l'autre de 30 m². Une remise de rangement de 3 m² et des
toilettes de 1,5 m² sont attenantes au bâtiment principal. Le camp
comprend également une cabane Jamesway de 21 m² qui sert de laboratoire,
un abri de groupe électrogène de 8,9 m² et un casier de 1,5 m² où est
entreposé le matériel de plongée. |
|
Camp du glacier Odell. |
Etats-Unis d'Amérique. |
76,681 0° E |
A côté des collines
Allan sur le versant ouest du glacier Odell. |
Ce camp pour deux
personnes compte une cabane de 8,9 m², un groupe électrogène de 5 kW, une
éolienne, une batterie solaire et une tente Scott. |
|
(1) Partie responsable
de l'entretien du site. |
||||
On compte dans la zone plusieurs sites abritant des instruments scientifiques et
opérationnels, comme des stations météorologiques automatiques (AWS), des relais
radioélectriques et des dispositifs de mesure du bilan de masse glaciaire. Des
camps semi-permanents ont en outre été mis hors service ou démantelés sur
plusieurs sites des McMurdo Dry Valleys. Ils sont indiqués au tableau 2.
Tableau 2 : sites connus de camps semi-permanents mis hors service dans la zone
|
SITES MIS HORS SERVICE |
COORDONNÉES |
|---|---|
|
Cabane Asgard
(Nouvelle-Zélande) |
77,583 3° S, 161,6° E |
|
Cabane Brownworth
(Nouvelle-Zélande) |
77,45° S, 162,883 3° E |
|
Cabane du col Bull
(Nouvelle-Zélande) |
77,516 9° S, 161,851 3°
E |
|
Camp du glacier Meserve
(Etats-Unis d'Amérique) |
77,513 3° S, 162,283 3°
E |
|
Cabane de vallée Miers
(Nouvelle-Zélande) |
78,133 3° S, 163,833 3°
E |
|
Ancienne cabane du lac
Bonney (Etats-Unis d'Amérique) |
77,703 3 ° S, 162,51° E |
|
Cabane du lac Fryxell
(Nouvelle-Zélande) |
77,616 7° S, 163,05° E |
|
Station Vanda
(Nouvelle-Zélande) |
77,526 7° S, 161,668 3°
E |
|
Ancien camp du glacier
Commonwealth (Nouvelle-Zélande) |
77,582 4° S, 163,596 9°
E |
|
Ancien camp de New
Harbor (Etats-Unis d'Amérique) |
77,575° S, 163,498 3° E |
Entre 1971 et 1975, des forages ont été réalisés sur sept sites de la zone dans
le cadre du programme de forage des McMurdo Dry Valleys. Les sites de forage se
situent au lac Vanda (DVDP 4) (foré à 85,8 m sous la surface de glace), à
l'étang Don Juan (DVDP 5) (3,4 m), au lac Vida (DVDP 6) (305,8 m), au lac
Fryxell (DVDP 7) (11,1 m), à New Harbor (DVDP 8 et 9) (157,5 m et 38,3 m,
respectivement) et au glacier Commonwealth.
iv) Emplacement d'autres zones
protégées dans la zone
Il existe quatre ZSPA dans la
zone et, pour y pénétrer, un permis est nécessaire. Ce sont les suivantes :
ZSPA n° 123, vallées Barwick et Balham ;
ZSPA n° 131, glacier Canada ;
ZSPA n° 138, terrasse Linnaeus ;
ZSPA n° 154, baie Botany.
7. Code de conduite
Le Code de conduite visé dans
cette section est le principal instrument pour la gestion des activités menées
dans la zone. Il énonce les principes généraux de gestion et d'opération dans la
zone.
Des conseils complémentaires sont formulés dans le Code de conduite
environnemental pour les McMurdo Dry Valleys (annexe A) qui est fondé sur un
code de conduite antérieur élaboré à l'issue de nombreuses consultations entre
les Etats parties au Traité. Le Code de conduite environnemental a jusqu'ici été
appliqué par les programmes antarctiques nationaux tant de la Nouvelle-Zélande
que des Etats-Unis d'Amérique. Il est important que toute personne visitant les
McMurdo Dry Valleys soit informée des lignes directrices définies à l'annexe A
avant de pénétrer dans la zone.
i) Accès à la zone et déplacements à l'intérieur de celle-ci
La zone est vaste et offre de
nombreux points d'entrée. On y accède généralement par hélicoptère à partir de
l'île de Ross ou par la glace de mer, via New Harbor ou pointe Marble. Les aires
d'atterrissage désignées doivent être utilisées pour poser les hélicoptères.
Lorsqu'il n'en existe pas, on utilisera dans toute la mesure possible les aires
d'atterrissage connues. Quand il est prévu que des hélicoptères se posent de
manière répétée sur un site donné, il convient d'envisager de désigner un site
d'atterrissage. Ces suggestions sont adressées au groupe de coordination de la
gestion. Des interdictions de survol sont en
vigueur dans la ZSPA n° 123,
au-dessus des vallées Barwick et Balham, dans la ZSPA n° 131 au-dessus du
glacier Canada, et dans la ZSPA n° 154 à baie Botany. S'agissant du survol des
caractéristiques spéciales et des atterrissages à proximité, des dispositions
spéciales peuvent s'appliquer auxquels cas elles sont définies à l'annexe E,
Lignes directrices pour les caractéristiques spéciales.
Tous les itinéraires d'accès piéton et les déplacements dans la zone doivent
être établis de manière à minimiser les perturbations du sol et des surfaces de
végétation. Il existe plusieurs routes piétonnes dans la zone. Dans la vallée
Taylor, il y a des routes piétonnes entre le camp F-6 et le camp du lac Fryxell,
entre le camp F-6 et celui du lac Hoare, entre les camps des lacs Hoare et
Fryxell, et entre les camps des lacs Hoare et Bonney. Une autre route est tracée
de la berge du lac Fryxell au déversoir du ruisseau Canada. Il existe aussi
d'autres routes, plus éloignées des campements de F-6 et des lacs Fryxell,
Bonney et Hoare. Dans la vallée Wright, on trouve une route entre le déversoir
et les cabanes de Vanda. Il y a également une route au tracé mal défini qui
longe l'Onyx, entre les lacs Vanda et Brownworth. Par endroits, les traces des
véhicules terrestres qui ont emprunté cette route dans les années 70 sont encore
visibles.
Sauf autorisation spéciale, l'utilisation de véhicules dans la zone doit être
limitée à la glace lacustre ou aux pistes actuellement empruntées par des
véhicules à pointe Marble, New Harbor, et au cap Roberts.
ii) Activités pouvant être
menées dans la zone
Les activités qui peuvent être
menées dans la zone comprennent les travaux de recherche scientifique, les
opérations effectuées à l'appui de la science, des médias, des arts, de
l'éducation ou d'autres visiteurs officiels de programmes nationaux, des
activités de gestion dont l'entretien et l'enlèvement d'installations ainsi que
les visites touristiques dans l'aire de tourisme où de telles activités ne
portent pas atteinte aux valeurs de la zone.
Toutes les activités entreprises dans les McMurdo Dry Valleys doivent être
conduites de manière à minimiser leur impact environnemental. Il convient de
privilégier les énergies de remplacement (le solaire, l'énergie éolienne et les
piles à combustible par exemple) pour limiter autant que faire se peut le
recours aux combustibles fossiles. Des lignes directrices spécifiques sur la
conduite d'activités dans la zone figurent dans les annexes.
Les activités touristiques doivent être entreprises de manière à minimiser leur
incidence potentiellement néfaste sur l'écosystème des McMurdo Dry Valleys et
sur les activités scientifiques menées dans la zone. Les voyagistes doivent
remettre aux programmes nationaux opérant dans la zone le calendrier des visites
ultérieurement prévues, lequel doit être communiqué au groupe de coordination de
la gestion. Les passages de cours d'eau doivent être évités lors des
déplacements de tourisme dans la zone. Si des cours d'eau doivent être
traversés, il faudra utiliser des endroits désignés à cette fin, y compris des
rochers existants. Les activités de tourisme doivent se borner à l'aire désignée
à cet effet. On trouvera à l'annexe D des lignes directrices régissant la
conduite d'activités dans l'aire de tourisme.
iii) Installation,
modification ou démantèlement de structures
Un grand soin doit être
apporté à la localisation et à l'installation de structures afin de minimiser
leur impact sur l'environnement. Les sites d'installation doivent être
réutilisés dans toute la mesure du possible et leur emplacement doit être
enregistré. Les traces des installations seront limitées au minimum possible.
Aucune structure ne peut être érigée en dehors des aires d'installations. Il
incombe au groupe de coordination de la gestion de décider de la mise en place
de nouvelles structures et de la désignation de nouvelles aires d'installations.
iv) Camps
Dans les McMurdo Dry Valleys,
les camps se limitent à de petites installations (généralement une ou deux
tentes) érigées de manière temporaire pour effectuer des recherches au cours
d'une campagne. Les campements sont en général éloignés des aires
d'installations. Un grand soin doit être apporté à la localisation et à
l'installation des camps afin de minimiser leur impact sur l'environnement. Les
camps doivent être réutilisés dans toute la mesure du possible et leur
emplacement sera enregistré. Les traces des camps doivent être aussi limitées
que possible.
v) Prélèvement de végétaux et d'animaux ou perturbations nuisibles à la faune et la flore
Ces activités sont interdites,
sauf autorisation expresse en vertu d'un permis délivré au titre de l'article 3
de l'annexe II. S'agissant de la capture d'animaux et des perturbations
nuisibles, le code de conduite du SCAR pour l'utilisation d'animaux à des fins
scientifiques dans l'Antarctique devrait être utilisé comme norme minima.
vi) Collecte ou enlèvement de matériel trouvé dans la zone
Les matériels qui ne sont pas
couverts par l'alinéa v) ci-dessus ne peuvent être collectés ou enlevés de la
zone qu'à des fins scientifiques et pédagogiques connexes ou pour des besoins de
la gestion essentiels ; seul le minimum nécessaire à ces fins pourra être
recueilli ou enlevé. Tous les météorites ramassés doivent être collectés et
conservés en conformité avec des normes scientifiques agréées et ils sont rendus
disponibles pour des fins scientifiques. Les matériels d'origine humaine
susceptibles de porter atteinte aux valeurs de la zone peuvent être enlevés à
moins que l'impact de leur enlèvement ne s'avère plus néfaste que leur présence
sur le terrain. Si tel est le cas, il convient d'en informer les autorités
compétentes.
vii) Elimination des déchets
Tous les matériels introduits
dans la zone doivent être ramassés et enlevés dans toute la mesure du possible.
L'eau utilisée par des êtres humains à de quelconques fins, y compris
scientifiques, doit être évacuée et/ou traitée dans un évaporateur d'eaux usées
(et les résidus doivent être évacués). Tous les déchets humains doivent être
évacués de la zone, y compris les résidus d'incinération.
En vertu de l'article 4 de l'annexe III du Protocole relatif à la protection de
l'environnement, les déchets ne sont pas éliminés dans les zones libres de
glace, dans les systèmes d'eau douce ou sur de la neige ou de la glace, qui se
terminent dans de telles zones ou dans des zones de forte ablation.

ix) Rapports de visite
Le groupe de coordination de
la gestion doit dans toute la mesure du possible établir des rapports de visite
et les communiquer à toutes les parties.
Conformément à l'article 10 de l'annexe V du Protocole relatif à la protection
de l'environnement, des dispositions sont prises pour la collecte et l'échange
de rapports de visites d'inspection et de tout changement et dommage survenu
dans la zone.
Les voyagistes doivent conserver des enregistrements des visites conduites dans
la zone, notamment du nombre de visiteurs, des dates des visites et des
incidents survenus dans la zone et communiquer ces renseignements au groupe de
coordination de la gestion. Les coordonnées géographiques de tous les camps
doivent être relevées. En ce qui concerne les caractéristiques spéciales, toutes
les visites et activités conduites sur ces caractéristiques, ainsi que les
échantillonnages qui y sont réalisés, y compris le type et la quantité, doivent
être enregistrés.
8. Dispositions relatives à l'échange d'informations préalablement aux activités proposées
Outre l'échange habituel
d'informations au moyen des rapports nationaux annuels aux parties signataires
du Traité sur l'Antarctique, au SCAR et au COMNAP, les parties opérant dans la
zone doivent échanger des informations par l'intermédiaire du groupe de
coordination de la gestion.
9. Bibliographie
Vincent, W.F., ed. (1996).
Environmental Management of a Cold Desert Ecosystem : The McMurdo Dry Valleys.
Report of a National Science Foundation Atelier tenu à Santa Fe
(Nouveau-Mexique), 14-17 mars 1995.
Wharton, R.A., ed. (1991). McMurdo Dry Valleys : A Cold Desert Ecosystem. Report
of a National Science Foundation Workshop Held at the Institute of Ecosystem
Studies, The New York Botanical Garden, Millbrook, New York, 5-7 octobre 1991.
Wharton, R.A. and Doran, P.T., eds. (1998). McMurdo Dry Valley Lakes : Impacts
of Research Activities. Rapport d'un atelier de la National Science Foundation
tenu à l'University of Illinois, Chicago, 15-17 juillet 1998.
Plans de gestion
Plan de gestion pour la zone
spécialement protégée de l'Antarctique n° 123, vallées Barwick et Balham, terre
South Victoria.
Plan de gestion pour la zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 131,
glacier Canada, vallée Taylor, terre Victoria.
Plan de gestion pour la zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 138,
terrasse Linnaeus, Asgaard Range, terre Victoria.
Plan de gestion pour la zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 154, baie
Botany, cap Géologie, terre Victoria.
A N N E X E A
CODE DE CONDUITE ENVIRONNEMENTAL
POUR LES McMURDO DRY VALLEYS
Pourquoi les McMurdo Dry
Valleys sont-elles jugées si importantes ? Leur écosystème renferme des
caractéristiques géologiques et biologiques remontant à des milliers, voire des
millions d'années. Nombre de ces caractéristiques anciennes pourraient aisément
être irrémédiablement dégradées par l'intervention humaine. Des communautés
inhabituelles de formes de vie microscopiques, une faible diversité biologique,
des réseaux alimentaires simples caractérisés par une faible concurrence
trophique, des stress intenses de température, l'aridité et la pénurie de
nutriments sont autant de caractéristiques qui font des McMurdo Dry Valleys un
milieu unique. Ce paysage désertique ancien et ses communautés biologiques n'ont
qu'une capacité naturelle très limitée pour se remettre d'éventuelles
perturbations. La recherche sur ces systèmes doit se donner pour but de
minimiser les impacts sur les terres, l'eau et la glace afin de les préserver au
profit des générations futures.
Matériels
Tout ce qui est introduit dans
la zone doit en être évacué et rapporté à la station du programme national
compétent pour y recevoir le traitement nécessaire.
Toute activité qui provoquerait la dispersion de matériaux étrangers doit être
évitée (comme marquer des rochers à la peinture) ou effectuée à l'intérieur
d'une cabane ou d'une tente (par exemple les découpes, le sciage et le
déballage).
Le matériel de voyage ne sera pas abandonné sur place (comme les broches à
visser et les pitons).
Incidents liés aux déchets et
déversements accidentels
L'eau utilisée par les êtres
humains à de quelconques fins doit être évacuée et/ou traitée dans un
évaporateur d'eaux usées (et les résidus enlevés).
Tous les déchets humains sont ramassés et évacués.
Les individus et les groupes doivent apporter avec eux des conteneurs adaptés au
transport et à l'évacuation des déchets d'origine humaine et des eaux usées.
Les incidents liés à des déversements accidentels doivent être signalés au
programme national compétent.
Le lieu de tout déversement doit être consigné dans le rapport de visite du
groupe.
Energie
On aura recours dans toute la mesure du possible aux énergies solaire et éolienne afin de minimiser l'utilisation d'hydrocarbures.

Déplacements
Sauf autorisation spéciale,
l'utilisation de véhicules de terrain dans la zone doit être limitée à la glace
lacustre ou aux secteurs de pointe Marble, du cap Roberts et de New Harbor.
Les aires désignées doivent être utilisées pour l'atterrissage des hélicoptères.
Lorsqu'il n'en existe pas, il convient d'utiliser si possible les aires
d'atterrissage connues.
Les dispositifs de bornage clairement visibles en vol doivent être utilisés pour
signaler les aires d'atterrissage d'hélicoptères.
Les hélicoptères ne doivent pas utiliser de grenades fumigènes sauf pour des
raisons impérieuses de sécurité.
Les charges sous élingue doivent être arrimées avec soin. Les opérations d'élingage
sont encadrées par des agents dûment formés.
Les décharges de carburant sont interdites.
Lors des déplacements à pied, il convient de rester dans toute la mesure du
possible sur les pistes existantes.
Il faut éviter de marcher sur les zones de végétation.
Il est interdit d'ériger des cairns dans la zone.
Les caractéristiques spéciales et les lignes directrices qui leur sont
applicables doivent être connues de tous.
Sécurité
Les individus et les groupes
doivent apporter avec eux dans la zone suffisamment de matériel ― de survie ou
autre ― pour assurer leur sécurité.
Emplacement et installation
des camps
Les campements doivent être
situés le plus loin possible des berges des lacs, des cours d'eau, des
caractéristiques spéciales et des sites anciens d'expérimentation pour éviter
les risques de dégradation ou de contamination. Il est interdit de camper dans
le lit des cours d'eau, même s'ils sont à sec.
Quand des roches sont déplacées pour installer un camp ou pour toute autre
activité, elles doivent si possible être replacées dans leurs traces et, à tout
le moins, la face incrustée de sel orientée vers le sol.
Les campements doivent être réutilisés dans la mesure du possible.
L'emplacement des campements doit être consigné dans le rapport de visite du
groupe.
On veillera à ce que le matériel et les provisions soient en permanence
solidement arrimés pour éviter d'être emportés en cas de vents forts.
Carburant et produits chimiques
Des mesures doivent être
adoptées pour prévenir tout déversement accidentel de produits chimiques,
notamment les réactifs et les isotopes (stables ou radioactifs). Les produits
chimiques de toutes sortes doivent être utilisés sur des bacs collecteurs ou
d'autres récipients. Quand l'utilisation de radio-isotopes est autorisée, les
conseils de sécurité et de manutention doivent être strictement respectés.
En cas d'utilisation de produits chimiques ou de carburant, on veillera à
disposer d'équipements de lutte contre les déversements adaptés aux volumes
utilisés. Les personnes travaillant avec des produits chimiques et des
carburants doivent en connaître le maniement et les procédures d'action
applicables en cas de déversement.
Les récipients de produits chimiques et de carburant doivent être bien calés au
sol et bouchés, notamment sur la glace de lac.
Tous les fûts de carburant doivent disposer d'un deuxième confinement, d'un type
ou d'un autre.
On utilisera des bidons à becs verseurs pour remplir la cuve des groupes
électrogènes. Le ravitaillement des groupes électrogènes et des véhicules doit
s'effectuer sur des bacs collecteurs à matelas absorbants.
Les véhicules ne doivent être vidangés qu'au-dessus de bacs collecteurs.
Toutes les décharges accidentelles de carburant doivent être nettoyées dans
toute la mesure du possible et documentées, coordonnées y compris, dans les
rapports d'activité.
Lacs
Les explosifs sont interdits
sur les lacs.
Les véhicules ne peuvent circuler sur la glace de lac qu'en cas de nécessité
impérieuse ; ils doivent être garés sur la glace pérenne plutôt que sur la glace
marginale pendant la fonte d'été.
Dans la mesure du possible, on veillera à ne rien laisser geler dans la glace de
lac qui pourrait ultérieurement provoquer une ablation ou une contamination.
On évitera de nager ou de plonger dans les lacs, sauf avec l'autorisation d'un
programme national.
Cours d'eau
Il faut éviter de franchir des
cours d'eau ; quand cela s'avère nécessaire, on utilisera chaque fois que
possible les points de passage désignés.
Il faut systématiquement s'abstenir de marcher dans le lit des cours d'eau pour
éviter d'en perturber le biote.
On évitera de marcher près des rives des cours d'eau pour en éviter l'érosion.
Fonds et flancs de vallées
Il faut s'abstenir de
perturber les phoques et les manchots momifiés.
On s'écartera des éboulis et des dunes de sable pour éviter leur éboulement.
On évitera de traverser les zones anciennes d'expérimentation pédologique pour
ne pas les perturber.
On s'abstiendra de perturber les deltas soulevés qui marquent des littoraux
anciens.
Désert d'altitude
On s'attachera à ne pas endommager les formations rocheuses délicates.
A N N E X E B
LIGNES DIRECTRICES COMPLÉMENTAIRES
POUR LA CONDUITE DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES
Les travaux de recherche
entrepris dans les McMurdo Dry Valleys portent sur le climat, les glaciers, les
cours d'eau, les lacs, les sols ainsi que la géologie et la géomorphologie
locales. Les lignes directrices ci-après visent
à prévenir et à atténuer
l'impact des activités de recherche engagées dans des environnements essentiels
de la zone. Elles sont fondées sur le rapport intitulé McMurdo Dry Valley Lakes
: Impacts of Research Activities (Wharton, R.A. and Doran, P.T., 1998), qui
résulte d'un atelier international regroupant des scientifiques effectuant des
travaux de recherche dans la zone.
Sites d'échantillonnage et
d'expérimentation
Le matériel d'échantillonnage
doit être nettoyé avant d'être introduit dans la zone.
L'emplacement des sites d'échantillonnage doit être consigné dans le rapport de
visite du groupe.
Il ne faut ni déplacer ni collecter de quelconques spécimens, notamment des
fossiles, sauf à des fins scientifiques et pédagogiques.
Dès lors qu'un trou d'échantillonnage a été foré dans la glace de lac ou qu'un
puits a été creusé dans le sol, il doit rester propre et tout le matériel
d'échantillonnage doit être sécurisé.
On évitera de laisser des bornes (des drapeaux par exemple) ou d'autres
matériels sur place pendant plus d'une campagne sans y consigner le numéro et la
durée du projet.
Installations scientifiques
S'agissant des installations
scientifiques, notamment les stations météorologiques, les monuments
géographiques, les relais de communication, les systèmes de surveillance des
lacs et les limnigraphes :
― les installations doivent être érigées avec prudence, être facilement
récupérables en cas de besoin, et toujours solidement arrimées pour éviter
d'être emportées par vent fort ;
― toutes les installations présentes dans la zone doivent être clairement
identifiées par pays, nom du chercheur principal et année d'installation ;
― un rendement énergétique optimal doit être recherché et il convient de
privilégier dans toute la mesure du possible les énergies renouvelables ;
― les installations doivent présenter un risque minimal d'émissions nocives pour
l'environnement (on utilisera par exemple des piles à électrolyte gélifiée ou
d'autres types de piles hermétiques) ;
― l'emplacement géographique des installations doit être enregistré ;
― les matériaux susceptibles de se briser à basse température, comme nombre de
plastiques à base de polyéthylène, doivent être évités. De même, les composants
en bois et en tissu des structures semi-permanentes doivent être évités car ils
s'usent sous l'effet de l'abrasion éolienne et sont une source de défaillance
occasionnelle.

Cours d'eau
On optera pour des canaux
plutôt que des déversoirs.
Pour la construction des canaux et des ouvrages de maîtrise, on utilisera du
sable local ou du sable en sac.
Une documentation sera constituée concernant l'emplacement géographique de tous
les ouvrages de maîtrise des cours d'eau, des transects biologiques et des
instruments.
On examinera périodiquement (tous les 3 à 5 ans) l'ensemble des ouvrages (comme
les canaux) pour détecter toute dégradation, évaluer leur utilité et déterminer
l'opportunité de leur démantèlement.
L'utilisation de traceurs et les manipulations seront limitées au minimum
nécessaire. Dans la mesure du possible, on aura recours à la modélisation pour
transposer les résultats d'expériences à d'autres cours d'eau et bassins
lacustres.
On se bornera à utiliser des traceurs naturels et on conservera des relevés de
leur utilisation.
Les expériences fondées sur l'utilisation de traceurs seront conçues de manière
à limiter leur mouvement dans les lacs. L'augmentation des flux imputable à
l'expérience doit rester mineure par rapport au total du flux moyen annuel
dissous dans les cours d'eau. On choisira des sites d'expérimentation présentant
des tronçons suffisamment longs pour que ces réactions soient achevées avant la
fin du tronçon.
Des sites spécifiques seront établis aux fins d'échantillonnage de la biomasse ;
leur emplacement géographique, l'ampleur de l'échantillonnage et sa fréquence
seront consignés.
Les échantillonnages de biomasse seront limités aux quantités requises pour les
analyses prévues et l'archivage.
Aux fins de quantification de l'évolution de la biomasse dans les cours d'eau,
on définira et on appliquera des méthodes (comme l'analyse spectrale) ne
reposant pas sur la collecte d'échantillons.
Lacs
On s'attachera à limiter
l'emprise et la durée des structures implantées sur la glace. Quand des
structures sont installées à proximité du littoral, elles doivent être érigées
sur la glace pérenne plutôt que sur la glace marginale qui est susceptible de
fondre très rapidement. L'emplacement géographique des structures installées sur
la glace doit être enregistré.
L'utilisation de matériel alimenté par des combustibles fossiles sera limitée
autant que faire se peut et on privilégiera les dispositifs solaires ou manuels.
Des moyens de confinement (comme des bacs collecteurs) seront installés entre le
matériel (moteurs, outils, etc.) et la glace pour minimiser les risques
d'infiltration d'hydrocarbures dans la glace et de fonte de la couche de
surface. Des équipements de lutte contre les déversements doivent toujours être
disponibles à proximité.
Des relevés de la zone doivent être effectués, notamment l'ampleur des déblais
de glace et les coordonnées géographiques. Les zones d'accès au lac et celles où
ont été effectués des échantillonnages doivent être réutilisées dans toute la
mesure du possible.
L'utilisation de véhicules à moteur sera réduite au minimum. Les véhicules
tout-terrain à moteur à quatre temps sont préférables aux motoneiges à moteur
deux temps (du fait de leur moindre rendement énergétique, les moteurs à deux
temps augmentent les émissions dues aux hydrocarbures et les émissions de
particules).
Les véhicules motorisés doivent être conduits très prudemment pour éviter de
capoter ou de traverser la couverture de glace.
On évacuera les matériaux qui remontent de la glace. Il ne faut ni déverser ni
déposer de l'eau ou des échantillons de sédiments sur la glace lacustre.
On réduira le nombre de survols en hélicoptère dès que la surface de glace
commence à fondre et les atterrissages sur les lacs seront aussi peu fréquents
que possible.
On évitera d'entreposer du matériel sur la glace de lac.
Dans la mesure du possible, on utilisera des instruments et du matériel
d'échantillonnage différents (par exemple les collecteurs d'eau et les filets à
plancton) pour chaque lac afin d'éviter les risques de contamination. Les
instruments et le matériel d'échantillonnage doivent être parfaitement nettoyés
et, si possible, stérilisés, avant d'être utilisés dans d'autres lacs.
Les déchets chimiques, le glycol et tous les autres déchets liquides (y compris
les eaux usées provenant des lacs eux-mêmes) doivent être soigneusement
manipulés pour prévenir les déversements accidentels.
Pour toute expérience utilisant des radio-isotopes, des isotopes stables ou
d'autres traceurs, on cherchera à privilégier les travaux de laboratoire plutôt
que les travaux in situ afin de préserver l'intégrité des propriétés biologiques
et chimiques des lacs. Des calculs préliminaires seront effectués pour
déterminer l'impact potentiel des expériences à base d'isotopes. Toute
introduction sur le site doit être décrite et consignée par écrit.
Les protocoles d'échantillonnage doivent prévoir l'utilisation de câbles sans
métal et de récipients d'échantillonnage comme les flacons go-flow afin d'éviter
toute contamination des lacs par les métaux.
Pour faire fondre les trous d'accès, on utilisera de préférence des substituts
du glycol sans danger pour l'environnement (comme les antigels biodégradables).
On réduira le volume d'eaux usées au minimum en ne collectant que les quantités
d'eau et de sédiments strictement nécessaires aux fins des travaux de recherche.
Les personnes travaillant sur la glace lacustre doivent recevoir une formation
sur les mesures à prendre pour réduire les pertes d'équipement dans les trous.
Une formation appropriée sera dispensée aux plongeurs et aux équipes de soutien
afin de minimiser les impacts de leurs activités sur l'environnement du lac.
Avant d'effectuer des plongées ou d'utiliser des engins télécommandés dans un
lac, on examinera l'historique des plongées effectuées sur le site de recherche
envisagé, la proximité d'autres zones d'intérêt et la vulnérabilité de la
colonne d'eau et du benthos aux perturbations. Ces mêmes considérations
s'appliquent aux autres activités d'échantillonnage et de mesure.
On décrira et on consignera toutes les informations relatives aux plongées et à
l'utilisation d'engins télécommandés, notamment leur date, leur intensité et
leur durée.
Il faut avoir recours aux technologies de pointe (comme les dispositifs à
circuit fermé et les systèmes push-pull ) permettant d'atténuer les impacts de
la plongée sur l'environnement.
Sols
A la fin des travaux, les
surfaces perturbées seront remises dans un état aussi proche que possible de
leur état d'origine. Dans le cas d'excavations de grande taille (de plus de 1
m²), il faut prendre des photos avant de déblayer le sol afin d'avoir une base
de référence pour la remise en état du site. On consignera l'emplacement du site
restauré.
Les déblais seront stockés sur des bâches ou des tapis pendant l'échantillonnage
des sols.
Tous les déblais seront remis en place pour ramener le terrain à son état
préalable et les pavages désertiques seront reconstitués dans la mesure du
possible. Avant de commencer à déblayer le sol, on peut ôter les pavages de la
surface et les conserver de côté pour les remettre en place ultérieurement.
L'emplacement géographique de tous les sites d'échantillonnage pédologique (même
lorsqu'ils ont été rebouchés) sera consigné.
Des évaluations environnementales exhaustives seront préalablement réalisées
pour toutes les expériences provoquant une modification exogène.
On utilisera aussi peu que possible de matériel mécanisé (comme les foreuses
Cobra et les tarières).
Glaciers
Il convient de minimiser
l'utilisation d'eau sous forme liquide (comme les perforatrices à injection
d'eau chaude).
On évitera d'utiliser des produits et des solutions chimiques sur la glace.
S'il faut installer des piquets ou d'autres dispositifs de bornage sur un
glacier, leur nombre sera réduit aux stricts besoins des travaux de recherche ;
dans la mesure du possible, on y enregistrera le numéro et la durée du projet.
Des équipements de lutte contre les déversements doivent être disponibles sur
tous les sites où sont utilisés des outils mécaniques. Des bacs collecteurs
doivent toujours être utilisés pendant le ravitaillement en carburant.
Les groupes électrogènes doivent être bien réglés pour réduire les émissions au
minimum ; ils ne sont utilisés qu'en cas de nécessité. Les groupes électrogènes
et les bidons de carburant sont toujours conservés sur des bacs collecteurs.
Dans la mesure du possible, on utilisera pour les opérations de sciage de grande
envergure des tronçonneuses électriques alimentées par des groupes électrogènes
à moteur à quatre temps (moins polluants que les moteurs à deux temps). On
évitera de lubrifier la chaîne des tronçonneuses quand on découpe de la glace
froide.
A la fin des projets de recherche, il faut évacuer tous les matériaux ― bois,
métal et capteurs ― pris dans la glace afin de minimiser les risques de
contamination.
On utilisera des piles à électrolyte gélifiée ou d'autres types de piles
hermétiques.
Désert d'altitude
On se bornera à prélever les
seuls échantillons de la communauté endolithique nécessaires aux fins des
analyses scientifiques.
A N N E X E C
LIGNES DIRECTRICES POUR LES AIRES D'INSTALLATIONS
Les aires d'installations sont
les zones désignées autour des installations suivantes qui sont administrées par
les programmes nationaux opérant dans la zone : cabanes du lac Vanda, camp de
Lower Wright, cabane du col Bull, camp du cap Roberts, camp de New Harbor, camp
F-6, camp du lac Fryxell, camp du lac Hoare, camp du lac Bonney, station de
ravitaillement de pointe Marble, camp du glacier Odell et site d'atterrissage d'Odell,
et relais radioélectriques de mont Newall.
Lignes directrices spéciales applicables aux activités conduites dans les aires
d'installations :
― les installations, les campements, les aires d'atterrissage pour hélicoptère
et les entrepôts de matériel doivent être situés dans les limites des aires
d'installations ;
― les sites de campement et d'entreposage situés dans les aires d'installations
doivent être réutilisés dans la mesure du possible ;
― les dispositions prises pour le stockage et la manutention du carburant à
l'intérieur des sites doivent tenir compte des critères arrêtés dans le plan de
gestion de la zone gérée spéciale de l'Antarctique des McMurdo Dry Valleys en
prévoyant un système de confinement secondaire, du matériel approprié pour les
opérations de remplissage, de décantation ou d'entretien, un stockage sûr et des
dispositifs adéquats d'intervention en cas de déversement ;
― tous les déchets doivent être gardés en lieu sûr jusqu'à leur enlèvement.
Les lignes de démarcation des aires d'installations sont définies au tableau 3.
Tableau 3 : lignes de démarcation des aires d'installations situées dans la zone.
|
AIRES D'INSTALLATIONS |
DESCRIPTION DES LIGNES DE
DÉMARCATION |
COORDONNÉES DES LIGNES |
|---|---|---|
|
Cabanes du col Bull. |
La ligne de démarcation
englobe le platier caillouteux sur lequel se trouvent les cabanes et les
tentes ; elle est bornée au nord par un gros rocher, à l'est et à l'ouest
par de petites crêtes rocheuses, et au sud par une ligne entre les
extrémités de la crête. Une SMA est implantée bien à l'ouest de la ligne
de démarcation de la zone. |
77,518 1° S, 161,853 9°
E |
|
Cabanes du cap Roberts. |
La ligne de démarcation
renferme toute la zone basse entre les plages nord et sud de cap Roberts,
y compris les deux cabanes et l'entrepôt à carburant. Le coin sud-est de
la zone se situe à l'entrepôt de carburant, puis la ligne de démarcation
se poursuit au nord le long d'une pente caillouteuse, puis à l'ouest en
suivant le bord d'un zone de rochers, et au sud derrière les cabanes, en
suivant le bord d'une autre pente pierreuse. La zone est bornée au sud par
le littoral d'une petite baie. |
77,034 6° S, 163,178 9°
E |
|
Camp F-6. |
La ligne de démarcation
commence en un point situé au sud-ouest dé l'aire d'atterrissage des
hélicoptères, se poursuit en direction nord-est jusqu'à un point situé
juste à l'est de la cache d'urgence (caisson de survie), puis au nord en
contournant la tente la plus au nord-est, à l'ouest jusqu'à un point au
nord-ouest des tentes (près du lac), au sud en contournant le déversoir,
et au sud-est jusqu'au point de départ près de l'aire d'atterrissage des
hélicoptères. |
77,608 8° S, 163,255 4°
E |
|
Camp du lac Bonney. |
La ligne de démarcation
commence en un point à l'ouest de la remise du groupe électrogène proche
du lac, se poursuit au sud-est jusqu'à un rocher situé derrière une tente,
puis au nord-est jusqu'à une colline surplombant une tente, au nord-est,
puis au nord jusqu'à un point situé au nord-est de la tente la plus à
l'est, à l'ouest jusqu'au littoral, au sud-ouest le long du littoral ;
elle passe au nord de l'aire d'atterrissage des hélicoptères, se poursuit
au sud-ouest le long de la berge du lac jusqu'à un point au nord-ouest de
la station météorologique, pour revenir ensuite au point de départ en
dessous de la remise du groupe électrogène. |
77,716 0° S, 162,456 2°
E |
|
Camp du lac Fryxell. |
Au coin sud-est, la
ligne de démarcation suit la berge du lac jusqu'à un point au sud-ouest de
l'aire d'atterrissage des hélicoptères, remonte jusqu'au petit plateau
situé sous la colline, passe derrière la tente la plus éloignée au coin
nord-ouest, puis à l'est du cours d'eau, au sud-est le long de la berge du
cours d'eau jusqu'à la tente la plus à l'est, puis au sud jusqu'au point
de départ près du lac. |
77,606 3° S, 163,126 7°
E |
|
Camp du lac Hoare. |
La ligne de démarcation
part d'un endroit pierreux au sud-est des aires d'atterrissage des
hélicoptères, se poursuit au nord en contournant la cache d'urgence, puis
au nord-est jusqu'à un rocher au nord-ouest de la tente la plus à l'ouest,
puis au nord-est jusqu'à un point au nord d'autres tentes, puis de nouveau
au nord-est jusqu'à la tente la plus au nord-est, au sud le long du cours
d'eau/glacier jusqu'à un point à l'est des anciennes installations du lac
Hoare (salle de bains et remise de matériel de plongée), au sud-ouest
jusqu'à la fin de la flèche, au nord-ouest jusqu'à la plage située sous le
bâtiment principal, et au nord-ouest jusqu'au point de départ, proche des
aires d'atterrissage des hélicoptères. |
77,623 3° S, 162,897 8°
E |
|
Cabanes du lac Vanda. |
La ligne de démarcation
suit le bord de la zone basse sur laquelle sont installés les cabanes, la
SMA, le site borné d'atterrissage des hélicoptères et les tentes. |
77,523 6° S, 161,685 9°
E |
|
Camp de Lower Wright. |
La ligne de démarcation
englobe la cabane, un site borné d'atterrissage pour hélicoptères et un
caisson d'urgence. Elle est bornée par les pentes qui s'élèvent sur les
versants ouest et est, une importante fissure dans le pavage à l'extrémité
sud et des zones pierreuses à l'extrémité nord. Une station météorologique
et un déversoir se trouvent hors de l'aire et sont accessibles à pied
depuis le site. |
77,442 6° S, 162,650 7°
E |
|
Station de
ravitaillement de pointe Marble. |
La ligne de démarcation
commence au point le plus à l'est (à l'est des puits creusés dans le sol),
se poursuit au nord-ouest en contournant la principale aire
d'installations, puis au nord-ouest en contournant la conduite et les
réservoirs de carburant, au nord-ouest le long de la route, au sud-ouest
en contournant l'extrémité de la route et la zone d'étape, au sud-est le
long de la route puis en contournant les aires d'atterrissage des
hélicoptères, au sud-est en contournant l'étang, et au nord-est jusqu'au
point à l'est des puits creusés dans le sol. |
77,414 3° S, 163,690 1°
E |
|
Relais radioélectrique
de mont Newall. |
La ligne de démarcation
commence au point situé le plus au nord-est, au nord-est de la remise à
matériel verte, puis se poursuit au sud-ouest le long du flanc sud-est de
la crête en contournant la remise à matériel verte, le relais
néo-zélandais, l'éolienne, la cabane AFTEC, l'antenne, la cabane de
survie, la cache de survie, puis elle contourne l'aire d'atterrissage des
hélicoptères, se poursuit au nord-est le long du flanc nord-ouest de la
crête en contournant la cabane du camp, l'antenne, la cabane AFTEC,
l'éolienne, le relais néo-zélandais et jusqu'au point de départ, la remise
à matériel verte. |
77,503 9° S, 162,626 7°
E |
|
Camp de New Harbor. |
La ligne de démarcation
commence en un point situé au nord-ouest de la remise du groupe
électrogène (sur la berge), se poursuit au sud-ouest au-delà de la zone d'élingage,
à l'est jusqu'à un point au sud de l'aire d'atterrissage des hélicoptères,
au nord-est jusqu'à un point à l'est des principales cabanes Jamesway, au
nord-ouest jusqu'à un point au nord du bâtiment abritant le laboratoire,
au sud-ouest jusqu'à un point situé juste au nord de l'ancien trou de
forage, et au sud-ouest le long de la berge jusqu'au point de départ près
de la remise du groupe électrogène. |
77,577 7° S, 163,517 5°
E |
|
Camp et site
d'atterrissage du glacier d'Odell. |
Cette aire
d'installations comporte deux groupes de structures distinctes : le camp
du glacier Odell et le site d'atterrissage d'Odell. La ligne de
démarcation du camp est définie comme étant un cercle de 35 mètres de
rayon à partir du centre du camp, englobant la cabane, le groupe
électrogène, l'éolienne, les batteries solaires, une tente Scott et le
site d'atterrissage des hélicoptères. Le camp est établi dans une cuvette
formée par les pentes glacées du glacier et une échancrure dans les
collines Allan (à une jonction de glace bleue et d'une pente neigeuse sur
le flanc des collines Allan). La ligne de démarcation du site
d'atterrissage d'Odell est définie comme étant le lobe nord du glacier
Odell. |
Camp du glacier d'Odell
: un cercle d'un rayon de 35 mètres à partir du centre du camp défini par
les coordonnées 76,681 0° E, 159,913 4° S. |
Le tableau 4 indique le nombre d'aires d'atterrissage d'hélicoptères dans
chacune des aires d'installations.
Tableau 4 : aires d'atterrissage d'hélicoptères dans chacune des aires d'installations de la zone
|
AIRES D'INSTALLATIONS |
NOMBRE DE SITES |
|---|---|
|
Cabane du col Bull. |
1 aire |
|
Camp de cap Roberts. |
0 aire |
|
Camp F-6. |
1 aire |
|
Camp du lac Bonney. |
1 aire |
|
Camp du lac Fryxell. |
2 aires avec zone d'élingage |
|
Camp du lac Hoare. |
2 aires avec zone d'élingage |
|
Cabanes du lac Vanda. |
1 aire |
|
Cabanes de Lower Wright. |
1 aire |
|
Station de
ravitaillement de pointe Marble. |
3 aires |
|
Relais radioélectrique
de mont Coates. |
0 aire |
|
Relais radioélectrique
de mont Newall. |
1 aire |
|
Camp de New Harbor. |
1 aire avec zone d'élingage |
|
Camp et site
d'atterrissage du glacier d'Odell. |
1 aire |
A N N E X E D LIGNES DIRECTRICES POUR L'AIRE DE TOURISME
Lignes directrices spéciales
pour les activités conduites au sein de l'aire de tourisme :
― les déplacements de touristes dans cette aire se font en petits groupes guidés
;
― les voyagistes veillent à ce que les sentiers situés dans l'aire de tourisme
soient clairement balisés et que les visiteurs s'y tiennent. Les bornes
utilisées pour délimiter les routes touristiques et les sites remarquables
doivent être enlevées à la fin de chaque visite ;
― les tours atterrissent sur l'aire située par 77,635 8° de latitude sud et
163,065 6° de longitude est ;
― les groupes de touristes ne peuvent camper dans l'aire de tourisme sauf pour
des raisons de survie et de sécurité ;
― il faut éviter les lits des cours d'eau et des étangs. Si des cours d'eau
doivent être franchis, il faut utiliser des lieux de passage désignés, y compris
les rochers existants ; et
― les activités envisagées et conduites dans la zone doivent avoir lieu en
conformité avec la recommandation XVIII-1 de la RCTA.
L'aire de tourisme est située dans la vallée Taylor, à proximité du glacier
Canada. La ligne de démarcation part du point le plus au nord, à proximité du
glacier Canada, se poursuit au sud-est jusqu'à un point au nord-ouest d'une zone
recouverte de mousse et près d'un phoque momifié, puis au sud-ouest le long du
glacier Canada, au sud jusqu'à un point au sud-ouest d'une borne en bambou, au
sud-est jusqu'à un point au sud d'un cairn, au sud-est en suivant des points
élevés englobant la partie basse de l'aire et un sentier piéton jusqu'à un point
au sud, puis au nord en parallèle du sentier piéton, le long de reliefs élevés,
au nord-ouest en passant au nord-est d'un phoque momifié et des tentes, jusqu'au
point de départ le plus au nord du glacier Canada.

A N N E X E E LIGNES DIRECTRICES APPLICABLES AUX CARACTÉRISTIQUES SPÉCIALES
Les lignes directrices
suivantes s'appliquent aux caractéristiques spéciales énumérées dans la présente
annexe :
― les activités d'échantillonnage et de recherche sont limitées au minimum sur
les caractéristiques spéciales et à proximité ;
― tous les travaux d'échantillonnage sur les caractéristiques spéciales,
notamment leur genre et leur quantité, sont consignés aux rapports de visite des
groupes et communiqués au programme national compétent ;
― les hélicoptères doivent atterrir à bonne distance des caractéristiques
spéciales.
Caractéristiques spéciales : emplacement géographique, description et lignes
directrices spéciales qui leur sont applicables
1. Mesa Prospect (77,523 7° S, 161,889 6° E).
La mésa Prospect contient des sédiments marins uniques :
― on évitera de marcher sur la mésa sauf pour y réaliser des travaux de
recherche.
2. Ravine Argo (77,519 7° S, 161,690 1° E).
Ce segment de cours d'eau à travers la station Vanda est un dépôt marin unique
du Miocène moyen :
― on évitera de marcher trop près du bord surplombant la ravine.
3. Pavage Boulder (77,522 7° S, 161,746 6° E).
Le pavage Boulder se situe sur l'Onyx et abrite le tapis microbien le plus
étendu de la vallée Wright ; il sert de filtre biologique pour le lac Vanda :
― on évitera de traverser le pavage Boulder sauf pour y prélever des
échantillons ;
― pendant les travaux d'échantillonnage, on marchera sur les rochers pour éviter
de piétiner le tapis microbien.
4. Promontoire Battleship (76,899 6° S, 161,005 5° E).
Promontoire de grès abritant de nombreuses communautés cryptoendolithiques :
― on prendra soin de ne pas endommager les roches et les communautés anciennes.
5. Etang Don Juan (77,563 0° S, 161,189 6° E).
Ecosystème hypersalin abritant des dépôts salins uniques :
― on évitera de traverser à pied le lac et les dépôts salins à proximité ;
― on ne perturbera pas les dépôts salins pour empêcher toute nouvelle
dégradation.
6. Bassin versant du lac Trough (78,273 6° S, 163,465 2° E).
Exemple quasi-intact d'une unité hydrologique complète (cours d'eau, étangs,
lacs) :
― il faut limiter au minimum les visites dans ce bassin versant qui n'a guère
été visité jusqu'ici et constitue de ce fait un site de référence au paysage
quasiment vierge.
7. Sand Dune field (77,371 5° S, 162,220 5° E), (dans la basse vallée Victoria).
La plus grande dune de sable de la zone :
― on évitera de marcher sur les dunes.
8. Anse des explorateurs (77,577 0° S, 163,516 9° E).
Un platier de sable recouvert par la marée et caractérisé par des bâches
contenant des tapis benthiques uniques de diatomées et de cynobactéries :
― on évitera de marcher sur les aires d'échantillonnage scientifique et dans les
bâches après leur dégel à la mi-novembre.
9. Sédiments Sirius du mont Feather (77,932 0° S, 161,436 7° E).
Un site important de sédiments Sirius.
|
|
A N N E X E I I PLAN DE GESTION POUR LE SITE ET MONUMENT HISTORIQUE
N° 77 ET LA ZONE GÉRÉE SPÉCIALE DE L'ANTARCTIQUE N° 3
Cap Denison, baie du
Commonwealth,
terre George V, Antarctique oriental
67° 00' 13'' de latitude sud ― 67° 00' 50'' de latitude sud
142° 40' 001'' de longitude est ― 142° 41' 27'' de longitude est
Introduction
Le cap Denison, baie du
Commonwealth, est l'undes principaux sites des premières activités humaines
dans l'Antarctique. C'est là que se situait la base de l'expédition antarctique
australasienne de 1911-1914, montée et dirigée par Douglas Mawson, plus tard Sir
Douglas Mawson. Symbole majeur de l'époque héroïque de l'exploration
antarctique, c'est l'un des six derniers sites de cette époque qui subsistent
aujourd'hui. C'est également au cap Denison qu'ont été réalisées certaines des
études antarctiques les plus anciennes et les plus complètes de géologie,
géographie, géomagnétisme, astronomie, météorologie, glaciologie, océanographie,
biologie, zoologie et botanique. Le cap Denison a servi de base de départ à de
nombreuses explorations à l'intérieur des terres et on y trouve des objets
associés à ces expéditions en traîneau, notamment des caches à provisions et du
matériel. Etant donné l'importance considérable du cap Denison au plan
historique, culturel et scientifique, la zone tout entière est protégée en tant
que zone gérée spéciale de l'Antarctique (ZGSA) en vertu des articles 2, 4, 5 et
6 de l'annexe V du Protocole du Traité sur l'Antarctique relatif à la protection
de l'environnement. Elle est également inscrite sur la liste des sites et
monuments historiques conformément à l'article au paragraphe 1 de l'article IX
du Traité sur l'Antarctique et au paragraphe 2 de l'article 8 de l'annexe V du
Protocole.
Le cap Denison se caractérise par quatre vallées alignées de nord-ouest en
sud-est. Les objets datant de l'expédition antarctique australasienne, notamment
les bâtiments (cabanes Mawson) et d'autres structures, sont pour la plupart
concentrés dans la plus occidentale des vallées ainsi que sur les flancs des
deux côtés de cette vallée. Ces anciennes cabanes et leurs environs immédiats
constituent la zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 162.
1.0. Description des valeurs à
protéger
Valeurs primaires
Ce projet de ZGSA englobe les
valeurs historiques, archéologiques, sociales et esthétiques que possède le cap
Denison.
Valeur historique
L'époque héroïque de
l'Antarctique a été une période d'aventures et de découvertes fabuleuses. Le cap
Denison, baie du
Commonwealth, abrite les bâtiments, les structures et les
reliques de la base principale de l'expédition antarctique australasienne de
1911-1914 dirigée par Douglas Mawson.
L'expédition de Mawson était essentiellement centrée sur la recherche
scientifique. Cependant, elle avait aussi une visée exploratoire, axée sur la
cartographie de toute la côte antarctique située immédiatement au sud de
l'Australie. A compter du printemps 1912, au moins cinq expéditions en traîneau
furent organisées dans ce but à partir du cap Denison, dont la tristement
célèbre expédition en traîneau dans l'extrême est qui coûta la vie à Belgrave
Ninnis et Xavier Mertz et dont Mawson lui-même réchappa de justesse. Au bout du
compte, plus de 6 500 km furent ainsi parcourus par les traîneaux de
l'expédition le long des côtes et dans l'arrière-pays.
Le cap Denison abrite de nombreuses reliques ayant trait aux travaux de
l'expédition de Mawson, notamment les cabanes Mawson et d'autres objets
importants et relativement intacts datant de l'époque héroïque . La plupart
d'entre elles sont concentrées dans la plus occidentale des vallées et ses
environs immédiats, mais les limites historiques de la base principale
s'étendent plus loin. On trouve des objets et d'autres vestiges d'occupation,
comme des caches à provisions, sur le cap tout entier. Ils constituent de
précieuses ressources matérielles pour la recherche et l'interprétation,
susceptibles de dévoiler des données scientifiques et informations sur des
aspects de la vie des membres de l'expédition, qui ne figurent pas dans les
comptes rendus écrits.
Valeurs esthétiques
Cette ZGSA est désignée pour
préserver à la fois les objets subsistant sur le site et le paysage culturel du
cap Denison où Mawson et ses collaborateurs ont vécu et travaillé. Le cap
Denison se caractérise par un blizzard quasi permanent qui rend des plus
difficiles l'accès au site et la conduite d'activités dans la région. Les vents
systémiques et katabatiques s'engouffrent dans les vallées du cap où ils
soufflent en couloir, fondant sur la cabane avec des rafales qui, en mai 1912,
atteignirent 322 km/h (le vent moyen pour ce mois de l'année est de 98 km/h). Le
cap Denison n'est pas seulement l'endroit le plus éventé l'Antarctique, c'est
aussi l'endroit le plus éventé de la planète au niveau de la mer. Ce site
présente ainsi le contexte physique et symbolique de l'isolement et des
conditions extrêmes qu'ont endurés les membres de l'expédition et, par voie
d'association, tous les chercheurs et explorateurs de l' époque héroïque . En
désignant l'intégralité de la zone comme une ZGSA, on protège l'unique pouvoir
évocateur du cap Denison dont les cabanes Mawson et Boat Harbour constituent les
principales attractions visuelles. Les cabanes Mawson jouissent d'une protection
complémentaire dans la ZSPA n° 162.
Valeurs pédagogiques
Avec pour toile de fond
spectaculaire le plateau antarctique, la faune et la flore sauvages du cap
Denison ainsi que les objets non perturbés qu'on y trouve représentent des
valeurs pédagogiques importantes. L'isolement de la zone et les conditions
atmosphériques extrêmes qui y règnent offrent aux visiteurs un aperçu unique en
son genre des conditions qu'ont endurées les chercheurs et les explorateurs de
l' époque héroïque tout en leur donnant la possibilité de mieux apprécier leurs
exploits.
Valeurs environnementales
La rareté des zones
relativement libres de glace dans la région immédiate a permis le développement
d'un vaste assortiment de formes organiques au cap Denison (annexes A et C). La
plus proche des zones libres de glace de taille égale ou supérieure au cap
Denison se trouve à environ 20 km à l'est du cap Denison (à partir du centroïde
de la ZGSA) et quelque 60 km vers l'ouest. Le cap, qui est un lieu de
rassemblement pour les phoques de Weddell, les léopards et les éléphants de mer,
est aussi un lieu de reproduction pour les manchots Adélie, les pétrels de
Wilson, les pétrels des neiges et les labbes antarctiques.
La flore du cap Denison se compose de 13 espèces de lichen présentes sur les
roches et autres moraines dans l'ensemble de la péninsule. Ces espèces sont
énumérées à l'annexe C. Il ne semble pas y avoir de bryophytes. La répartition
des lichens sur les roches qui sont soumises à différents schémas d'ablation de
la neige les rend vulnérables au piétinement et aux autres perturbations que
causent les visiteurs, quel que soit le nombre peu fréquent de visites.
Il y a au cap Denison treize petits lacs associés à l'action glaciaire ; ils en
constituent une caractéristique permanente et sont gelés pendant la
quasi-totalité de l'année. Ces lacs sont aussi susceptibles de subir des
modifications physiques, chimiques et biologiques dans les limites de leur
bassin versant, ce qui impose une gestion des activités humaines à l'échelle de
l'ensemble du bassin versant.
Valeurs scientifiques
Mawson, un géologue, a monté
son expédition pour examiner la théorie de la jonction des plaques continentales
et les processus glaciaires et climatiques. Il voulait également étudier le pôle
magnétique sud et en dresser la carte magnétique pour faciliter la navigation,
réaliser des études biologiques, identifier des espèces nouvelles et mettre en
place une station météorologique.
Le cap Denison permet de répéter les expériences menées par Mawson et
d'effectuer des études complémentaires dans les
domaines
du magnétisme, de la météorologie, de la biologie et dans d'autres sciences.
Ainsi, bien que les lacs de l'Antarctique soient en général jugés précieux du
fait de leurs écosystèmes naturels relativement simples, aucun échantillonnage
n'a été effectué dans les lacs du cap Denison et leur biote n'a pas été étudié.
On y trouve en outre de nombreuses algues d'eau douce ; mais, une fois de plus,
aucune étude n'a été réalisée. Les relevés de l'expédition de Mawson constituent
un ensemble de données auxquelles pourraient être comparés les résultats des
recherches modernes et l'isolement du site le rend extrêmement précieux car il
peut servir de site témoin pour d'autres zones soumises à davantage d'activités
humaines.
Buts et objectifs
La gestion de la zone a pour
but de faciliter la planification et la coordination des activités actuelles et
futures conduites dans la zone, d'éviter d'éventuels conflits et d'améliorer la
coopération entre les Parties afin de prévenir toute dégradation des valeurs de
la zone et d'écarter les principales menaces auxquelles elles sont soumises. Les
objectifs de gestion sont les suivants :
― prévenir toute dégradation de la zone, de ses caractéristiques, de ses objets
et de ses valeurs ;
― assurer la conservation des valeurs patrimoniales de la zone grâce à un
programme structuré de conservation ; et
― permettre la mise en œuvre d'activités de gestion favorisant la protection des
valeurs et caractéristiques de la zone.
3.0. Activités de gestion
Les activités de gestion
ci-après peuvent être entreprises pour protéger les valeurs de la zone :
― les activités de recherche ou autres qui sont indispensables ou souhaitables
pour la connaissance, la protection et la conservation des valeurs de la zone ;
― l'enlèvement d'objets qui n'ont pas trait à l'expédition antarctique
australasienne de 1911-1914 et/ou aux expéditions antarctiques britanniques,
australiennes et néo-zélandaises (BANZARE) de 1929-1931 et qui compromettent les
valeurs historiques et esthétiques de la zone, à condition que leur enlèvement
ne porte pas atteinte aux valeurs de la zone et que les informations pertinentes
les concernant soient consignées avant leur enlèvement. On envisagera en
priorité l'enlèvement des installations de terrain situées dans la zone de
protection visuelle, en tenant compte des besoins (notamment en matière de
sécurité) des agents de conservation et des travaux du programme de conservation
;
― l'entretien indispensable des autres objets et infrastructures, dont la
station météorologique automatique ;
― l'installation de panneaux de signalisation indiquant les lignes de
démarcation des SMH et de la ZGSA ;
― les visites nécessaires pour déterminer si la zone continue de répondre aux
buts pour lesquels elle a été désignée et faire en sorte que les mesures de
gestion soient adéquates ; et
― les consultations avec les autres programmes antarctiques nationaux opérant
dans la région ou avec ceux ayant un intérêt pour la gestion des sites
historiques de l'Antarctique ou une expérience en la matière, dans le but
d'assurer la bonne mise en œuvre des dispositions ci-dessus.
4.0. Durée de la désignation
Cette ZGSA est désignée pour
une durée indéterminée.
5.0. Description de la zone
5.1. Coordonnées géographiques, bornage
et caractéristiques du milieu naturel
Le cap Denison (67° 00' 13''
de latitude sud ― 67° 00' 050'' de latitude sud ; 142° 39' 02'' de longitude est
― 142° 41' 28'' de longitude est), est situé au centre de la baie du
Commonwealth, une bande littorale de 60 km de large qui s'étend sur terre George
V, à quelque 3 000 km au sud de Hobart (Australie). Le cap lui-même est une
flèche escarpée de 1,5 km de large constituée de glace, de neige, de roches et
de moraines, qui s'avance dans la baie du Commonwealth depuis la paroi abrupte
de la calotte glaciaire du continent antarctique. Boat Harbour, sur le versant
occidental du cap, forme une échancrure de 400 mètres de long sur la côte.
La ZGSA désignée (Carte A) s'étend de Land's End (67° 00' 46'' de latitude sud,
142° 39' 24'' de longitude est) à l'ouest, suit le littoral jusqu'à la pointe
nord de la côte occidentale de Boat Harbour (67° 00' 24'' de latitude sud, 142°
39' 28'' de longitude est), traverse l'entrée de Boat Harbour (en suivant une
diagonale droite orientée nord-est) jusqu'à la pointe nord de la butte Penguin
(67° 00' 17'' de latitude sud, 142° 39' 31'' de longitude est) sur la côte
orientale de Boat Harbour, suit le littoral dans une direction sud-est, en
descendant jusqu' à John O'Groats (67° 00' 47'' de latitude sud, 142° 41' 27''
de longitude est). Au sud, la ligne de démarcation s'étend en ligne droite de
Land's End à John O'Groats le long du 67° 00' 47'' de latitude sud. Sauf pour la
traversée de l'entrée de Boat Harbour, la ligne de démarcation nord englobe les
terres situées au-dessus de la laisse de bas de mer.
Les falaises de glace situées aux deux extrémité du cap (Land's End et John
O'Groats) et la mer qui borde le littoral au nord constituent en quelque sorte
des limites naturelles ; aucune borne n'a été installée dans la mesure où la
côte offre une limite clairement définie. Des panneaux seront mis en place aux
limites orientales (John O'Groats) et occidentales (Land's End) de la ligne de
démarcation sud.
Caractéristiques naturelles :
topographie et géomorphologie
La topographie du cap Denison
est définie par une série de quatre crêtes rocheuses qui courent sur un axe
sud-sud-est à nord-nord-ouest et par trois vallées. La plus grande de ces
vallées, qui est aussi celle située le plus à l'ouest, abrite les bâtiments de
l'expédition antarctique australasienne qui sont protégés dans le cadre de la
ZSPA n° 162. Le socle du cap Denison est constitué d'orthogneiss felsiques
massifs et partiellement migmatisés qui ont pénétré il y a environ 2 350
millions d'années dans une séquence métamorphosée plus ancienne. Au-dessus du
socle, on trouve une zone basse de roches relativement polies et une zone plus
élevée formée de roches relativement non polies ; la première de ces zones est
particulièrement marquée en dessous
de 12 mètres sous le niveau de la mer, attestant un soulèvement et un
affleurement plus récents que ceux de la zone élevée. On distingue également une
moraine haute et une moraine basse, la moraine haute, plus proche de la lisière
du plateau, présentant une diversité de roches anguleuses. La moraine basse est
dominée par des roches locales organisées en rangs qui sont sans doute le
résultat d'une poussée glaciaire depuis la mer, plutôt qu'une véritable moraine
glaciaire.
Masse d'eau
Le cap Denison comporte 13
petits lacs glaciaires qui sont globalement orientés en parallèle de la
foliation du socle rocheux. Au plus fort de l'été, le cap Denison présente aussi
de nombreux torrents d'eau de fonte qui se jettent dans la baie du Commonwealth.
On ne sait pas si ces torrents suivent des cours établis ou s'ils résultent du
cycle normal de gel et de dégel.
Caractéristiques biologiques
Le cap Denison est le lieu
estival de reproduction des manchots d'Adélie, des pétrels de Wilson, des
pétrels des neiges et des labbes antarctiques (carte C). On a également repéré
d'autres espèces dans la zone, à savoir des damiers du cap, des pétrels de
l'Antarctique, des pétrels géants et des manchots empereurs. Une liste complète
des espèces et du nombre de couples reproducteurs (quand ces données sont
disponibles) figure à l'annexe A.
On a également vu des phoques de Weddell, des éléphants et des léopards de mer
se rassembler dans la zone et des éléphants
de mer qui venaient muer au cap
Denison. Du fait de la nature sporadique des visites dans la zone, le suivi a
été irrégulier et la taille réelle des populations de phoques reste incertaine.
Diverses données sont présentées à l'annexe Bii.
Les seules espèces de flore présentes au cap Denison sont les lichens ― dont une
liste d'espèces figure à l'annexe C ― et des algues d'eau douce qui restent à
étudier.
5.2. Accès à la zone
Que ce soit par terre, mer ou
air, il est difficile d'accéder au cap Denison en raison du terrain accidenté et
du climat de la zone. L'étendue de glace de mer et la bathymétrie inconnue ne
permettent pas aux bateaux de s'approcher facilement à moins de trois milles
nautiques environ du littoral. L'accès à la zone se fait ensuite par hélicoptère
ou au moyen de petites embarcations bien qu'il soit souvent difficile d'accoster
du fait de la taille des vagues ainsi que des vents katabatiques ou des vents
dominants de nord-ouest. Les accostages sont possibles à Boat Harbour et plein
nord de la cabane Srensen (dans la ZGSA n° 162). L'aire d'atterrissage des
hélicoptères ainsi que les trajectoires d'approche et de départ sont indiquées
sur la carte C.
Il n'y a pas à terre de routes ou d'autres infrastructures de transport. Les
véhicules terrestres ne doivent être utilisés qu'en conformité avec le code de
conduite (voir à la section 8.0).
L'accès à pied dans la zone est illimité sauf dans les endroits où se trouvent
des bâtiments AAE, des objets ou des colonies d'oiseaux ou de lichens ; il doit
se faire en conformité avec le code de conduite (voir à la section 8.0).
5.3. Emplacement des
structures et autres objets
à caractère anthropique dans et à proximité de la zone
Le cap Denison se distingue
par le fait qu'il abrite quatre bâtiments historiques ainsi qu'une croix du
souvenir érigés par l'expédition antarctique australasienne de 1911-1914. Les
bâtiments et leurs environs immédiats sont protégés au titre de la ZSPA XXX.
On trouve dans la ZGSA plusieurs structures datant de l'expédition antarctique
australasienne, notamment des bornes topographiques et le mât qui couronne la
colline Anémomètre, environ 150 mètres à l'est de la principale cabane Mawson.
Le 5 janvier 1931, les membres de l'expédition BANZARE (dont Douglas Mawson) se
sont rendus au cap Denison pour revendiquer officiellement au nom de la
Grande-Bretagne terre George V, et c'est sur ce mât qu'ils ont hissé le drapeau
symbolisant leur proclamation et fixé un boîtier contenant le texte de la
proclamation. Une petite plaque de bois et la proclamation qui sont toujours
fixés au mât sont les seuls objets officiels de cette visite qui demeurent
aujourd'hui encore in situ.
On trouve six autres structures au cap Denison : une station météorologique
automatique (SMA) ; un abri de terrain connu sous le nom de cabane Srensen ; une
cabane Apple rouge en fibre de verre ; une plate-forme en bois sur laquelle on
peut monter des tentes ; un abri de terrain appelé cabane Granholm et une
plaque, à proximité de la principale cabane Mawson, signalant que la cabane est
un monument historique.
La SMA est située par 67° 00' 33'' de latitude sud et 142° 39' 51'' de longitude
est, sur une élévation proche de lac Rond, à environ 150 mètres au sud-est de la
principale cabane Mawson. Elle est utilisée depuis 1990 dans le cadre du projet
des stations météorologiques automatiques de l'Antarctique de l'université du
Wisconsin-Madison à laquelle elle appartient.
La cabane Srensen se trouve à environ 400 mètres de la principale cabane Mawson,
par 67° 00' 29'' de latitude sud et 142° 40' 12'' de longitude est. Elle a été
construite en 1986 par le programme national australien pour offrir un abri
temporaire aux personnes chargées d'assurer la conservation des cabanes Mawson ;
elle contient des
provisions et du matériel de terrain. De nombreux articles
sont en outre entreposés en dessous, à proximité immédiate de la cabane Srensen
et dans la cabane Apple adjacente.
La cabane Granholm est située par 67° 00' 29'' de latitude sud et 142° 39' 26''
de longitude est, quelque 160 mètres au nord-ouest de la principale cabane
Mawson. Elle a été construite en 1978 pour fournir un abri temporaire et un
atelier aux personnes qui travaillaient à la restauration des cabanes Mawson. On
y trouve de nombreux matériaux de construction, un peu de matériel de terrain et
un stock limité de provisions. D'autres matériaux de construction sont
entreposés en dessous de la cabane.
A l'est de la cabane Granholm se trouve un tas de grumes de pins de l'Oregon et
de la Baltique utilisées pour les travaux de restauration de la cabane
principale. Les grumes sont arrimées à des rochers par des câbles galvanisés. Un
autre tas de grumes se trouve sur des rochers à environ 100 mètres au sud-est de
la cabane principale et à 10 mètres du site désigné pour l'atterrissage des
hélicoptères.
La borne signalant le SMH, qui se trouve actuellement près de la cabane
principale, sera remplacée par un panneau spécifique indiquant que la totalité
du cap Denison a été désignée comme site historique. Il sera rédigé en anglais,
en français, en espagnol et en russe et précisera le type et l'ampleur de la
protection accordée au site ainsi qu'au contenu en vertu du Traité sur
l'Antarctique.
Les objets laissés sur place par l'expédition de Mawson sont éparpillés sur
l'ensemble de la zone et ils sont visibles ou non d'une année sur l'autre en
fonction de la couche neigeuse. Il y a notamment des cairns, des carcasses
dissimulées de phoques et de manchots, des grumes et une vaste collection de
squelettes démembrés de manchots. On pense qu'il existe sous la neige un grand
nombre d'objets qui restent à découvrir. Il se pourrait par ailleurs que des
objets provenant d'une glacière connue sous le nom de grotte d'Aladin ― un
entrepôt pour traîneau creusé en 1912 par les membres de l'expédition de Mawson
― soient présents à proximité de la ZGSA, voire dans la ZGSA elle-même. A
l'origine, la glacière se trouvait sur le plateau à 67° 05' de
latitude sud et 142° 38' de longitude est, à quelque 8 km au sud de la
principale cabane Mawson, mais il se peut qu'elle se soit affaissée dans la
pente (sous l'effet du mouvement des glaces) sur une distance pouvant aller
jusqu'à 4,5 km de son emplacement d'origine en 1912. Il reste à définir sa
position exacte.
5.4. Emplacement d'autres
zones protégées
dans la zone ou à proximité d'elle
La ZSPA n° 162, qui renferme
les quatre cabanes de l'expédition antarctique australasienne, se trouve dans la
ZGSA du cap Denison ; elle a été créée pour en préserver les valeurs historiques
et sociales.
La ZGSA du cap Denison doit être simultanément désignée en tant que site
historique n° 162 en vertu du Traité sur l'Antarctique.
Il n'y a aucune autre ZSPA ou ZGSA dans un rayon de 50 km du cap Denison.
6.0. Autres zones à
l'intérieur de la zone
Toutes les activités conduites
à l'intérieur de la zone doivent être conformes aux dispositions du Protocole de
Madrid et du code de conduite que renferme le présent plan de gestion (voir à la
section 8.0). Outre ces lignes directrices générales, trois zones sont définies
dans lesquelles il est jugé nécessaire d'imposer des restrictions à certaines
activités afin de promouvoir les objectifs de gestion de la zone.
6.1. ZSPA n° 77
La ZSPA n° 77 (cabanes Mawson) est située à l'intérieur de la ZGSA. Cette ZSPA
comprend les quatre cabanes de l'expédition antarctique australasienne afin de
protéger leurs valeurs historiques et sociales. L'accès à la ZSPA et les
activités à l'intérieur de cette zone nécessitent l'obtention d'un permis et
doivent répondre aux conditions énoncées dans le plan de gestion de la ZSPA.
6.2. Zone de protection
visuelle
La perspective des cabanes
Mawson et de la croix du souvenir est particulièrement importante dans le
paysage culturel du cap Denison. En vue d'assurer la protection du paysage et du
caractère intrinsèque de ces cabanes, une zone de protection visuelle est
définie au sein de la ZGSA. Pour préserver ces valeurs, aucune structure
nouvelle ne pourra être érigée dans la zone de protection visuelle.
La zone de protection visuelle est indiquée sur les cartes A et B ; elle est
généralement définie comme étant la zone délimitée par les lignes de crête ouest
et est de la vallée qui abrite les structures historiques. La ligne de
démarcation part de la côte (67° 00' 24,9'' de latitude sud ; 142° 39' 14,3'' de
longitude est), puis s'oriente au sud-est le long du versant ouest de la crête
située la plus à l'ouest jusqu'au plateau glaciaire (67° 00' 46,8'' de latitude
sud ; 142° 39' 37,2'' de longitude est) ; au nord-est le long de la bordure du
plateau glaciaire jusqu'à 67° 00' 43,9'' de latitude sud, 142° 40' 5,6'' de
longitude est ; au nord-nord-ouest en passant entre lac Rond et lac Long jusqu'à
67° 00' 33,7'' de latitude sud, 142° 39' 59,8'' de longitude est ; puis jusqu'à
la cabane Magnétographe (67° 00' 20,3'' de latitude sud, 142° 39' 46,6'' de
longitude est) ; puis au nord-ouest en suivant la bordure est de la ligne de
crête orientale jusqu'à la mer (67° 00' 15,7'' de latitude sud, 142° 39' 28,2''
de longitude est).
6.3. Aire réservée aux
hélicoptères
Les opérations héliportées sont susceptibles de perturber les animaux en période de mue ou de reproduction. Pour minimiser les perturbations subies par les phoques et les oiseaux nicheurs qui séjournent au cap Denison pendant les mois d'été, les hélicoptères devront atterrir uniquement à l'endroit indiqué sur la carte C et suivre les trajectoires d'approche et de départ spécifiées sur cette même carte. Les trajectoires de départ ont été définies de manière à éviter autant que faire se peut les concentrations d'animaux. Il est préférable de n'utiliser que des hélicoptères monomoteur ; on peut toutefois avoir recours à des hélicoptères bimoteur à condition de tenir compte du risque accru de perturbation de la faune sauvage. La présence de phoques et le cycle de reproduction des oiseaux nichant dans la zone sont répertoriés aux annexes Bi et Bii ; l'utilisation d'hélicoptères bimoteur doit être évitée pendant les semaines où les oiseaux pondent leurs œufs ou élèvent leurs petits (fin octobre à début mars).

7.0. Cartes de la zone
Carte A. ― Zones de gestion du
cap Denison. Cette carte illustre les lignes de démarcation de la ZGSA, le site
historique, la zone de protection visuelle, la ZSPA n° 162 et les
caractéristiques topographiques importantes de la zone. L'encart indique
l'emplacement de la zone par rapport au continent antarctique.
Spécifications de la carte :
Projection : UTM Zone 54
Datum horizontal : WGS84
Carte B. ― Zone de protection visuelle du cap Denison. Cette carte donne les
lignes de démarcation de la zone de protection visuelle et indique la position
des objets historiques importants, notamment les quatre cabanes de l'expédition
antarctique australasienne, la croix du souvenir et la colline Anémomètre ainsi
que l'emplacement du mât de revendication du site par l'expédition BANZARE.
Spécifications de la carte :
Projection : UTM Zone 54
Datum horizontal : WGS84
Carte C. ― Trajectoires de vol et colonies d'oiseaux du cap Denison. Cette carte
indique les trajectoires d'approche et de départ et les aires d'atterrissage des
hélicoptères, ainsi que l'emplacement des colonies d'oiseaux présentes dans les
environs.
Spécifications de la carte :
Projection : UTM Zone 54
Datum horizontal : WGS84
8.0. Code de conduite
Par leur comportement, les
individus contribuent pour beaucoup à la protection de l'environnement en
Antarctique. Ce code de conduite a pour objet de donner des lignes directrices
générales visant à minimiser les impacts environnementaux au cap Denison, mais
il ne saurait couvrir toutes les situations. Les visiteurs, y compris les agents
des programmes nationaux et les touristes, doivent tous assumer leurs
responsabilités et s'attacher à minimiser l'impact de leur passage sur tous les
aspects du milieu naturel et tout particulièrement sur les valeurs décrites ici.
8.1. Accès à la zone et
déplacement à l'intérieur de celle-ci
Tous les véhicules de terrain
sont interdits dans la zone, à l'exception de petits véhicules tous terrains
qui, étant donné la colonisation des zones rocheuses par des lichens et des
oiseaux de mer, ne doivent être utilisés que sur les surfaces gelées et
enneigées et compte dûment tenu de la présence des objets historiques.
Aucune restriction n'est imposée à l'accès piéton dans la zone, à ceci près
qu'il convient d'éviter les aires riches en objets (comme ceux qui sont
éparpillés immédiatement au nord de la cabane principale), les colonies
d'oiseaux ou de lichens, et les voies de migration des manchots (route
systématiquement empruntée par les oiseaux pour se déplacer de leur nid à la
mer).
8.2. Activités qui sont ou
peuvent être menées dans la zone

Travaux de conservation
historique et archéologique.
Recherche, notamment la recherche scientifique.
Visites à des fins pédagogiques ou ludiques, y compris le tourisme dans l'esprit
de la recommandation XVIII-1.
Entretien essentiel des infrastructures ne présentant pas un caractère
historique, notamment la station météorologique automatique, et enlèvement des
objets ne présentant pas un caractère historique qui compromettent les valeurs
historiques et esthétiques de la zone. Ces activités seront conduites par du
personnel autorisé uniquement.
8.3. Installation,
modification
ou démantèlement de structures
Pour préserver les valeurs
historiques, archéologiques, sociales, esthétiques et écologiques de la ZGSA,
aucun structure nouvelle ne sera construite dans la zone et aucun matériel
scientifique n'y sera installé, sauf aux fins des activités de conservation, de
recherche et d'entretien visées à l'article 3.0.
Le matériel et les infrastructures présents dans la zone doivent tous être
examinés et entretenus à intervalles périodiques, ou enlevés en cas de besoin.
8.4. Campements
Plutôt que d'implanter de
nouvelles infrastructures, les installations existantes ne présentant pas un
caractère historique doivent être utilisées par les Parties qui conduisent dans
la zone des activités conformes au présent plan de gestion.
Les tentes doivent être montées sur la plate-forme en bois située à proximité de
la cabane Srensen. Toute utilisation des cabanes et des provisions qui s'y
trouvent doit être signalée dès que possible au programme national australien
afin de garantir la sécurité d'autres personnes qui pourraient compter sur les
stocks de provisions connus.
8.5. Prélèvement de végétaux
et capture d'animaux
ou perturbations nuisibles à la faune et la flore
Les distances à respecter avec
les espèces de faune et de flore sauvages doivent être conformes à celles
agréées par le Comité pour la protection de l'environnement. En attendant que
des lignes directrices soient adoptées par le Comité, le tableau 1 ci-dessous
donne les orientations à suivre.
Les visiteurs ne doivent ni se laver, ni nager et ni plonger dans les lacs. En
effet, ces activités risqueraient de contaminer la masse d'eau et de perturber
la colonne d'eau, les communautés microbiennes et les sédiments.
Tableau 1 : distances à respecter en approchant à pied de la faune et de la flore
|
ESPÈCES |
PHASE BIOLOGIQUE |
DISTANCE |
|---|---|---|
|
Pétrels des neiges. |
Nidification. |
15 |
|
Pétrels de Wilson. |
Nidification. |
15 |
|
Labbes antarctiques. |
Nidification. |
15 |
|
Manchots d'Adélie. |
Eté : sur la glace ou
éloignés de la colonie. |
5 |
|
|
Eté : oiseaux nicheurs
des colonies. |
15 |
|
Phoques de Weddell en
période de reproduction et leurs nouveau-nés (y compris les jeunes déjà
sevrés). |
En permanence. |
15 |
|
Phoques adultes
solitaires (toutes les espèces). |
En permanence. |
5 |
8.6. Ramassage ou enlèvement
de toute chose
qui n'a pas été apportée dans la zone par le visiteur
En vertu du Traité sur
l'Antarctique, le cap Denison est considéré comme un site historique.
Conformément au paragraphe 4 de l'article 8 de l'annexe V du Protocole, aucune
structure historique ou autre objet ne doit être détérioré, enlevé ou détruit
sauf si l'enlèvement d'un objet est indispensable à des fins de conservation.
Les objets ne peuvent être enlevés que par du personnel autorisé et bien
entraîné. Il est en général préférable de ramener l'objet enlevé sur son lieu
d'origine au cap Denison à moins que
son retour ne risque d'entraîner de
nouvelles dégradations ou détériorations.
Si un objet doit être enlevé, le programme national australien en sera informé
de telle sorte que la documentation consacrée aux travaux de recherche
archéologique de ce programme au cap Denison puisse être modifiée en
conséquence.
8.7. Elimination des déchets
Tous les déchets, y compris
les déchets humains, devront être enlevés de la zone.
Le ravitaillement des véhicules, des générateurs et d'autres équipements
essentiels devra avoir lieu en tenant dûment compte de l'environnement
avoisinant. Aucun ravitaillement ne doit être effectué dans le bassin versant
des lacs ou les torrents de fonte, à la lisière de la glace ou dans d'autres
zones vulnérables.
8.8. Rapports sur les visites
dans la zone
devant être présentés à l'autorité compétente
Pour favoriser la coopération
et la coordination des activités dans la zone, permettre la gestion et la
surveillance effectives du site, faciliter l'examen des impacts cumulatifs et
atteindre les buts et objectifs de ce plan de gestion :
Le personnel des programmes nationaux, les touristes et autres personnels non
gouvernementaux qui se proposent de visiter la zone, d'y débarquer et/ou d'y
conduire des activités devront informer aussi rapidement que faire se peut le
programme national australien de leurs intentions.
Le détail de toutes les activités de terrain devra être soigneusement consigné
de telle sorte qu'il puisse être transféré à la base des données de gestion du
programme national australien. Voir à la section 9.0 ci-dessous.
9.0. Echanges d'informations
Les Parties qui ont des
programmes en cours dans la zone et les opérateurs non gouvernementaux devront
échanger les informations obtenues durant les visites de la zone, qui peuvent
avoir une incidence sur le fonctionnement de ce plan de gestion. Le chef de
l'expédition ou du voyage devra soumettre à l'autorité appropriée un rapport
décrivant les activités entreprises dans la zone. Ce rapport devra inclure selon
que de besoin l'information identifiée dans le formulaire du rapport de visite
que l'on trouve à l'annexe 4 de la résolution 2 (1998) (CPE 1). Les Parties
devront conserver un relevé de ces activités et, dans le cadre de l'échange
annuel d'informations, fournir de brèves descriptions des activités conduites
par les personnes relevant de leur compétence, descriptions qui doivent
néanmoins être suffisamment détaillées pour permettre une évaluation de
l'efficacité de ce plan de gestion.
Dans la mesure du possible, les Parties devront déposer l'original ou une copie
de ces documents dans des archives publiques (comme le site Web consacré aux
cabanes Mawson, à l'adresse URL suivante : http ://www.aad.gov.au/mawsons_huts)
afin de conserver un relevé des visites ou des utilisations du site, qui servira
à la fois à la révision de ce plan de gestion et à l'organisation des
utilisations de la zone.
10.0. Bibliographie
Dr. Ian Allison, glaciologue,
Australian Antarctic Division, communication personnelle, 28 mars 2003.
Ayres, P. (1999). Mawson : a Life. Melbourne : Melbourne University Press/Miegunyah
Press : 68-69, passim.
Australia ICOMOS Inc. (2000). The Burra Charter : The Australian ICOMOS Charter
for Place of Cultural Significance, 1999.
Burwood : Australia ICOMOS Inc. : 2.
Dodge, C.W. (1948). BANZARE Reports, Series B, Vol. VII. British Australia New
Zealand Antarctic Expedition.
Foreign & Commonwealth Office London/British Antarctic Survey (1997). List of
Protected Areas in Antarctica. http ://www.cep.aq/apa/index.html.
Godden Mackay Logan (2001). Mawson's Huts Historic Site, Cape Denison
Commonwealth Bay Antarctica : Conservation Management Plan 2001. Sydney : Godden
Mackay Logan : 26, 27, 35, 89-96, passim.
Hall, L. (2000). Douglas Mawson : The Life of an Explorer. Sydney : New Holland
: 100, 109.
Hayes, J. Gordon (1928). Antarctica : a treatise on the southern continent.
London : The Richards Press Ltd. : 210-215.
Hughes, J. et B. Davis. The Management of Tourism at Historie Sites and
Monuments. In : Hall, C. M. and M.E. Johnston. 1995. Polar Tourism : Tourism in
the Arctic and Antarctic Regions. London : John Wiley & Sons Ltd : 242, 245,
246.
Dr. Jo Jacka, glaciologiste, Australian Antarctic Division, communications
personelles, 27 mars 2003, 28 mars 2003.
Lazer, E. Recommendations for Future Archaeological and Conservation Work at the
Site Associated with Mawson's Hut Commonwealth Bay Antarctica. October 1985 : 1,
9, 10, Map 3.
McGregor, A. (1998). Mawson's Huts : an Antarctic Expedition Journal. Sydney :
Hale and Iremonger : 7-15.
McIntyre, D. et M. McIntyre (1996). Weddell Seal Survey in Boat Harbour . In :
Australian Antarctic Division 1997. Initial Environmental Evaluation : AAP
Mawson's Huts Foundation Conservation Program 1997-98 : Attachment D.
Mawson, D. (1996) (reprint). The Home of the Blizzard. Adelaide : Wakefield
Press : 121-122, 133, 200, 328.
Patterson, D. (2003). Mawson's Huts Conservation Expedition 2002 : Field
Leader's Report.
Quilty, P. (1997). Geology . In : Australian Antarctic Division 1997. Initial
Environmental Evaluation : AAP Mawson's Huts Foundation Conservation Program
1997-98 : 10-11.
Professor Rod Seppelt, botanist, Australian Antarctic Division, communication
personnelle, 19 février 2003.
David Smith, mapping officer, Australian Antarctic Division, communication
personnelle, 15 avril 2003.
Stillwell, F.L. (1918). The Metamorphic Rocks of Adelie Land. Australasian
Antarctic Expedition, Scientific Reports, Series A, Vol. III part 1 :15-22.
Dr. Eric J. Woehler, ornithologue, Australian Antarctic Division, communication
personnelle, septembre 2002 ; 31 mars 2003.
A N N E X E A
FAUNE RÉPERTORIÉE AU CAP DENISON,
BAIE DU COMMONWEALTH
Populations (couples) d'oiseaux de mer
en phase de reproduction au cap Denison
|
ESPÈCE |
Nombre de couples |
|---|---|
|
Manchot Adélie penguin
Pygoscelis adeliae. |
18 737 |
|
Océanite de Wilson
Oceanites oceanicus. |
38 |
|
Pétrel des neiges
Pagodroma nivea. |
30 |
|
Labbe antarctique
Catharacta maccormicki. |
8 |
|
? Prion antarctique
Pachyptila desolata |
|
|
? Damier du cap Daption
capense |
Autres oiseaux de mer répérés
au cap Denison
Espèce :
Pétrel de l'Antarctique Thalassoica antarctica.
Pétrel géant Macronectes giganteus.
Manchot royal Aptenodytes patagonica.
Gorfou de Schlegel (carcasse) Eudyptes schlegeli.
Manchot à jugulaire Pygoscelis Antarctica.
Manchot empereur Aptenodytes forsteri.
Phoques répertoriés au cap
Denison
Espèce :
Phoque de Weddell Leptonychotes weddellii.
Léopard de mer Hydrurga leptonyx.
Éléphant de mer Mirounga leonina.
A N N E X E B
OPÉRATIONS HÉLIPORTÉES
CYCLES DE REPRODUCTION DES OISEAUX DE MER NICHEURS AU CAP DENISON, BAIE DU
COMMONWEALTH
|
ESPÈCES SE REPRODUISANT |
NOMBRE |
CYCLE DE REPRODUCTION
ESTIVAL |
|---|---|---|
|
Océanite de Wilson (Oceanites
oceanicus). |
Environ 38 couples ;
trois petites colonies. |
Avant la mi-décembre :
adultes ; après la mi-décembre : adultes, œufs et oisillons. |
|
Pétrel des neiges (Pagodroma
nivea). |
Environ 30 ; une petite
colonie. |
Avant la fin novembre :
adultes ; après la fin novembre : adultes, œufs et oisillons. |
|
Manchot Adélie (Pygoscelis
adeliae). |
Environ 18 800 couples ;
nombreuses colonies. |
Avant novembre : adultes
; après novembre : adultes, œufs et oisillons. |
|
Labbe antarctique (Catharacta
maccormicki). |
Environ 8 couples, nids
dispersés aux bords de colonies de manchots. |
Avant la mi-décembre :
adultes ; après la mi-décembre : adultes et œufs ; après fin décembre :
adultes et oisillons. |
A N N E X E B i i
OPÉRATIONS HÉLIPORTÉES
PHOQUES PRÉSENTS AU CAP DENISON, BAIE DU COMMONWEALTH
|
ESPÈCES |
NOMBRE |
CYCLE DE REPRODUCTION
ESTIVAL |
|---|---|---|
|
Phoque de Weddell (Leptonychotes
weddellii). |
Nombre exact inconnu ;
pas de colonies établies. |
Avant novembre : pas de
phoques ; de la mi-novembre à la fin décembre, environ 24 adultes par
jour. |
|
Éléphant de mer (Mirounga
leonina). |
Nombre exact inconnu ;
pas de colonies établies. |
Environ 2 adultes par
jour en décembre. |
A N N E X E C
ESPÈCES DE FLORE RÉPERTORIÉES
AU CAP DENISON, BAIE DU COMMONWEALTH
Les taxons ci-dessous ont été
répertoriés au cap Denison par l'expédition antarctique australasienne de
1911-1914 ainsi que l'expédition de recherche britannique, australienne et
néo-zélandaise en Antarctique (BANZARE) en 1929-1931 ; ils ont été publiés par
Carroll W. Dodge dans BANZARE Reports, Series B, Vol. VII, July 1948.
Lichens
Lecideacées
Lecidea cancriformis Dodge &
Baker.
Toninia Johnstoni Dodge.
Umbilicaiacées
Umbilicaria decussata (Vill.)
Zahlbr.
Lecanoracées
Rhizoplaca melanophthalma
(Ram.) Leuck. & Poelt.
Lecanora expectans Darb.
Pleopsidium chlorophanum (Wahlenb.) Zopf.
Parmeliacées
Physcia caesia (Hoffm.) Th.
Fr.
Usnaecées
Pseudephebe minuscula (Nyl. ex
Arnold) Brodo & D. Hawksw.
Usnea antarctica Du Rietz.
Blasteniacées
Candelariella flava (C.W.
Dodge & Baker) Castello & Nimis.
Xanthoria elegans (Link) Th. Fr.
Xanthoria Mawsoni Dodge.
Buelliacées
Buellia frigida Darb.
Bryophytes
Aucun bryophyte ne semble
présent au cap Denison.
Il existe de nombreuses algues non marines dont le recensement n'a toutefois
jamais été entrepris.
OTARIES A FOURRURE
Le Décret n° 2009-1057 du 26 août 2009 porte publication au J.O de la Mesure 4 adoptée à Edimbourg le 23 juin 2006 concernant l'Espèce spécialement protégée : l'otaries à fourrure,
M E S U R E 4 (2 0 0 6 ) ESPÈCE SPÉCIALEMENT PROTÉGÉE : OTARIES À FOURRURE, ADOPTÉE À ÉDIMBOURG LE 23 JUIN 2006
Les représentants,
Rappelant l'article 3 de l'annexe II du Protocole au Traité sur l'Antarctique
relatif à la protection de l'environnement (« ci-après dénommé le Protocole »),
qui prévoit la désignation d'espèces
spécialement protégées de l'Antarctique
bénéficiant de la protection spéciale de l'Antarctique ;
Rappelant également que le Comité pour la protection de l'environnement (« CPE
») a, à sa huitième réunion, adopté des lignes directrices pour l'examen de
propositions portant sur les désignations nouvelles et révisées d'espèces
spécialement protégées en vertu desquelles le risque d'extinction doit être
évalué à l'aide de critères établis par l'UICN ;
Notant que le SCAR a déterminé que l'otarie à fourrure de l'Antarctique (Arctocephalus
gazella) et l'otarie à fourrure subantarctique (Arctocephalus tropicalis) ne
sont plus menacées d'un risque d'extinction majeur et que, comme ce sont les
deux seules espèces du genre Arctocephalus dans la zone du Traité sur
l'Antarctique, le genre Arctocephalus devrait être retiré de la liste des
espèces spécialement protégées ;
Notant également que le CPE a fait une analyse des incidences qu'aurait le
retrait de ces espèces de la liste des espèces spécialement protégées de
l'Antarctique et qu'il a conseillé qu'elles en soient retirées ;
Se félicitant de la récupération de la population et de l'aire de répartition de
l'otarie à fourrure de l'Antarctique et de l'otarie à fourrure subantarctique ;
Convaincus que, à la lumière des avis scientifiques du SCAR, l'otarie à fourrure
antarctique et l'otarie à fourrure subantarctique devraient désormais être
retirées de la liste des espèces spécialement protégées, qui figure à
l'appendice A de l'annexe II du Protocole ;
Reconnaissant que l'otarie à fourrure de l'Antarctique et l'otarie à fourrure
subantarctique continueront d'être protégées en vertu du Protocole et que leur
retrait n'aura aucune incidence pour la protection de ces espèces du genre
Arctocephalus qui se trouvent uniquement à l'extérieur de la zone du Traité sur
l'Antarctique ;
Notant, en outre, que le phoque de Ross (Ommatophoca rossii) demeure une espèce
spécialement protégée ;
Ayant à l'esprit l'exploitation historique des otaries à fourrure dans la région
qui a rendu nécessaire la protection spéciale de l'otarie à fourrure de
l'Antarctique et de l'otarie à fourrure subantarctique ainsi que la vif intérêt
porté par le public à la protection et la conservation des otaries à fourrure
dans l'Antarctique ;
Décidés à maintenir à l'étude le statut de conservation des otaries à fourrure
dans la zone du Traité sur l'Antarctique ;
Exhortant les Parties consultatives qui sont membres de la Commission pour la
conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique à continuer à
fournir des données sur le taux de mortalité accidentelle des phoques, les
impacts potentiels de la récolte du krill et l'élaboration et l'efficacité des
mesures de réduction de la pêche au krill,
Recommandent, pour approbation à leurs gouvernements la mesure ci-après
conformément à l'article 9 de l'annexe II au Protocole au Traité sur
l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement, que :
A l'appendice A de l'annexe II du Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif
à la protection de l'environnement, les mots « Toutes les espèces du genre
Arctocephalus, otaries à fourrure » soient supprimés.
REPORT DES DATES D'EXPIRATION DES ZONES PROTEGEES
Le Décret n° 2009-1058 du 26 août 2009 porte publication de la Mesure 4 sur le Report des dates d'expiration des Zones spécialement protégées de l'Antarctique, adoptée à Stockholm le 17 juin 2005.
M E S U R E 4 ( 2 0 0 5 )
ZONES SPÉCIALEMENT PROTÉGÉES DE L'ANTARCTIQUE REPORT DES DATES D'EXPIRATION
Les Représentants,
Rappelant les articles 3, 5 et 6 de l'annexe V du Protocole au Traité sur
l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement (le « Protocole
»), qui prévoient la désignation de zones spécialement protégées de
l'Antarctique, ainsi que l'approbation de plans de gestion pour ces zones
;
Rappelant les recommandations VIII-4 (1975), XIV-5 (1987) et XVI-2 (1991),
la mesure 2 (2000) et la mesure 3 (2001) ;
Rappelant la décision 1 (2002) qui a renuméroté les zones et les sites et
les a redésignés en tant que zones spécialement protégées de l'Antarctique
;
Notant que la date d'expiration de certains plans de gestion de sites
spécialement protégés de l'Antarctique a été fixée au 31 décembre 2005,
mais désireux de maintenir la protection de ces sites jusqu'à ce que leurs
plans de gestion respectifs aient été révisés conformément à l'annexe V du
Protocole,
Recommandent pour approbation à leurs gouvernements la mesure ci-après en
application du paragraphe 1 de l'article 6 de l'annexe V du Protocole :
La date d'expiration des plans de gestion suivants est reportée au 31
décembre 2010 :
a) Zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 125 : péninsule Fildes,
île du Roi-Georges, îles Shetland du Sud ;
b) Zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 127 : île Haswell ;
c) Zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 144 : baie du Chili
(baie Discovery), île Greenwich ;
d) Zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 146 : baie du Sud, île
Doumer, archipel Palmer ; et
e) Zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 150 : île Ardley, baie
Maxwell, île du Roi-Georges.
LES MONUMENTS HISTORIQUES
Le Décret n° 2009-1059 du 26 août 2009 porte publication de la Mesure 5 sur les Sites et monuments historiques :
Cabane Lillie Marleen et tente
d'Amundsen, adoptée à Stockholm le 17 juin 2005
M E S U R E 5 ( 2 0 0 5 ) SITES ET MONUMENTS HISTORIQUES CABANE LILLIE MARLEEN ET TENTE D'AMUNDSEN
Les Représentants,
Rappelant l'obligation imposée à l'article 8 de l'annexe V du Protocole au
Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement (le «
Protocole ») de tenir à jour une liste des sites et monuments historiques
actuels et de veiller à ce que ces sites ne soient ni détériorés, ni enlevés, ni
détruits ;
Rappelant la mesure 3 (2003) qui a révisé et actualisé la Liste des sites et
monuments historiques ;
Désireux d'ajouter les deux sites ci-après à cette liste,
Recommandent pour approbation à leurs gouvernements la mesure suivante
conformément au paragraphe 2 de l'article 8 de l'annexe V du Protocole :
Que les sites suivants soient ajoutés à la Liste des sites et monuments
historiques qui figure en annexe à la mesure 3 (2003) :
a) Site n° 79 : cabane Lillie Marleen, mont Dockery, Everett Range, partie nord
de la terre Victoria.
La cabane Lillie Marleen a été érigée à l'appui des travaux de l'expédition
allemande dans la partie nord de la terre Victoria (Ganovex I) et en 1979/1980.
Il s'agit d'un conteneur de bivouac composé d'unités en fibre de verre
préfabriquées et isolées au moyen de mousse polyuréthane. Elle tire son nom du
glacier Lillie et de la chanson Lilli Marleen. Elle est étroitement associée au
naufrage spectaculaire du navire d'expédition Gotland II durant l'expédition
Ganovex II en décembre 1981.
Emplacement : 71 12' de latitude sud ; 164 31' de longitude est.
Partie ayant initialement présenté la proposition : Allemagne.
Partie chargée de la gestion : Allemagne.
b) Site n° 80 : tente d'Amundsen.
La tente a été installée au point 90 par le groupe d'explorateurs norvégiens que
dirigeait Roald Amundsen à leur arrivée le 14 décembre 1911 au pôle Sud. Elle
est actuellement enfouie dans de la glace et de la neige à proximité du pôle
Sud.
Emplacement : dans les parages du point 90 de latitude sud.
Partie ayant initialement présenté la proposition : Norvège.
Partie chargée de la gestion : Norvège.

Le Décret n° 2009-1060 du 26 août 2009 porte publication de la Mesure 3 sur les Sites et monuments historiques de l'Antarctique:
Rocher du Débarquement, adoptée à Edimbourg le 23 juin 2006
M E S U R E 3 ( 2 0 0 6 ) SITES ET MONUMENTS HISTORIQUES DE L'ANTARCTIQUE ROCHER DU DÉBARQUEMENT
Les Représentants,
Rappelant les dispositions de l'article 8 de l'annexe V du Protocole au
Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement (le «
Protocole ») qui sont de tenir à jour la liste des sites et monuments
historiques et de veiller à ce que ces sites et monuments ne soient ni
détériorés, ni enlevés, ni détruits ;
Rappelant la mesure 3 (2003) qui révisait et mettait à jour la Liste des
sites et monuments historiques ;
Désireux d'ajouter le Rocher du Débarquement, terre Adélie, à cette liste,
Recommandent pour approbation à leurs gouvernements la mesure ci-après
conformément au paragraphe 2 de l'article 8 de l'annexe V du Protocole au
Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement :
Que le site suivant soit ajouté à la Liste des sites et monuments
historiques qui figure en annexe à la mesure 3 (2003) :
N° 81 : Rocher du Débarquement, terre Adélie ;
Petite île sur laquelle prirent pied l'amiral Dumont d'Urville et son
équipage le 21 janvier 1840 pour y découvrir ensuite la terre Adélie ;
Emplacement : 66° 36' 30'' de latitude Sud, 140° 03' 85'' de longitude Est
;
Partie à l'origine de la proposition : France ;
Partie chargée de la gestion : France.

Le Décret n° 2009-1062 du 26 août 2009 porte publication de la Mesure 3 sur les Sites et monuments historiques au traité sur l'Antarctique, adoptée à New Delhi le 11 mai 2007
M E S U R E 3 ( 2 0 0 7 ) SITES ET MONUMENTS HISTORIQUES MONUMENT AU TRAITÉ SUR L'ANTARCTIQUE
Les représentants,
Rappelant les dispositions de l'article 8 de l'annexe V du Protocole au Traité
sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement qui requièrent que
soit tenue à jour une liste des sites et monuments et que ces sites ne soient ni
détériorés, ni enlevés ni détruits ;
Rappelant la Mesure 3 (2003), qui révisait et mettait à jour la « liste des
sites et monuments historiques » ;
Rappelant la Déclaration antarctique d'Edimbourg sur l'Année polaire
internationale 2007-2008 (API) qui faisait sien l'objectif de tirer de l'API un
héritage permanent ;
Désireux d'ajouter à cette liste un monument au Traité sur l'Antarctique et une
plaque rappelant les deux premières Années polaires internationales, l'Année
géophysique internationale (AGI) ainsi que l'Année polaire internationale
2007-2008 ;
Recommandent pour approbation à leurs gouvernements la mesure suivante
conformément au paragraphe 2 de l'article 8 de l'annexe V du Protocole au Traité
sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement :
Que le monument ci-après soit ajouté à la « Liste des sites et monuments
historiques » qui figure en annexe à la Mesure 3 (2003) :
N° 82. ― Monument au Traité sur l'Antarctique et plaque.
Le monument est situé à proximité des bases Frei, Bellingshausen et Escudero, à
la péninsule Fildes, île du Roi Georges, îles Shetland du Sud. La plaque placée
au pied du monument est dédiée aux signataires du Traité sur l'Antarctique et
aux Années polaires internationales successives (1882-1883, 1932-1933 et
2007-2008).
Emplacement : 62° 12' 01'' de latitude Sud ; 58° 57' 41'' de longitude Ouest.
Ile du Roi Georges, îles Shetland du Sud.
Partie auteur de la proposition initiale : Chili.
Partie chargée de la gestion : Chili.
PLANS DE GESTION RÉVISÉS
Le Décret n° 2009-1061 du 26 août 2009 porte publication de la Mesure 1 sur les Zones spécialement protégées de l'Antarctique :
Plans de gestion révisés pour les ZSPA n° 109 (île Moe) et n° 129 (pointe Rothera) ― (ensemble deux annexes), adoptée à New Delhi le 11 mai 2007
M E S U R E 1 ( 2 0 0 7 ) ZONES SPÉCIALEMENT PROTÉGÉES DE L'ANTARCTIQUE PLANS DE GESTION RÉVISÉS
Les représentants,
Rappelant les articles 3, 5 et 6 de l'annexe V au Protocole au Traité sur
l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement, qui prévoient la
désignation de zones spécialement protégées de l'Antarctique et l'approbation de
plans de gestion pour ces zones, rappelant :
― la recommandation IV-13 (1966), qui désignait l'île Moe, Orcades du Sud, comme
zone spécialement protégée (« ZSP ») n° 13 et annexait une carte du site ;
― la recommandation XIII-8 (1985), qui désignait la pointe Rothera, île
Adélaïde, comme site présentant un intérêt scientifique particulier (« SISP »)
n° 9 et annexait un plan de gestion pour ce site ;
― la recommandation XVI-6 (1991), qui annexait une description révisée de la ZSP
n° 13 et un plan de gestion pour cette zone ;
― la Mesure 1 (1995), qui annexait une description révisée et un plan de gestion
révisé pour la ZSP n° 13 ;
― la Résolution 7 (1995), qui prorogeait la date d'expiration du SISP n° 9, et
la Mesure 1 (1996), qui annexait une description révisée et un plan de gestion
révisé pour le SISP n° 9 ;
― la Décision 1 (2002), qui rebaptisait et renumérotait la ZSP n° 13 comme zone
spécialement protégée de l'Antarctique (« ZSPA ») n° 109 et le SISP n° 9 comme
ZSPA n° 129 ;
Notant que le Comité pour la protection de l'environnement a avalisé les plans
de gestion révisés pour ces zones qui figurent en annexe à la présente mesure ;
Désireux de remplacer les plans de gestion pour les zones spécialement protégées
de l'Antarctique n°s 109 et 129, par des plans de gestion révisés et mis à jour,
le dernier incluant une révision des lignes de démarcation de la ZSPA n° 129,
Recommandent pour approbation à leurs gouvernements la mesure ci-après,
conformément au paragraphe 1 de l'article 6 de l'annexe V du Protocole
au Traité
sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement, que :
1. Les plans de gestion révisés pour les zones suivantes, qui figurent en annexe
à la présente mesure, soient approuvés :
a) Zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 109 : île Moe, Orcades du Sud
;
b) Zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 129 : pointe Rothera, île
Adélaïde ;
2. Tous les plans de gestion antérieurs pour les zones spécialement protégées de
l'Antarctique n°s 109 : et 129 cessent d'avoir effet ou, s'ils n'ont pas encore
pris effet, soient par la présente retirés.
Plan de gestion pour la zone spécialement protégée
de l'Antarctique n° 109 : île Moe, Orcades du Sud
1. Description des valeurs à protéger :
La zone a été désignée pour la première fois comme « zone spécialement protégée
» dans la recommandation IV-13 (1966, n° 13) à la suite d'une proposition du
Royaume-Uni motivée par plusieurs raisons. En effet, le Royaume-Uni considérait
que l'île Moe était un élément particulièrement représentatif de l'écosystème
maritime en Antarctique, que les intenses recherches scientifiques menées sur
l'île Signy voisine risquaient de modifier son écosystème et que ladite île
devait bénéficier d'une protection spéciale afin de servir ultérieurement de
zone de référence à des fins de comparaison.
Ces raisons conservent aujourd'hui toute leur validité. Rien ne permet certes
d'affirmer que les recherches menées sur l'île Signy ont eu un impact
considérable sur les écosystèmes de l'île Moe, mais un changement important a
été constaté à basse altitude sur la terre ferme du fait de l'expansion rapide
des colonies d'otaries à fourrure (Arctocephalus gazella) de l'Antarctique. La
flore de l'île Signy toute proche a été physiquement perturbée par le
piétinement de ces otaries tandis que l'excès d'azote issu de leurs excréments a
entraîné la disparition des bryophytes et des lichens aujourd'hui remplacés par
l'algue géante Prasiola crispa. Les lacs situés à basse altitude ont été
affectés par le ruissellement fortement azoté des terres adjacentes. A ce jour,
l'île Moe n'a été envahie par des d'otaries à fourrure que dans une mesure
limitée, sa topographie rend peu probable leur pénétration dans les aires les
plus vulnérables.
Les valeurs à protéger sont liées à la composition biologique et à la diversité
d'une île quasiment intacte, particulièrement représentative des écosystèmes
terrestre, côtier et marin de l'Antarctique. L'île Moe contient notamment les
plus vastes étendues de tourbe mousseuse (Chorisodontium-Polytrichum) existant
dans l'Antarctique. L'île Moe a été visitée à plusieurs reprises, mais elle n'a
jamais été occupée plus de quelques heures.
2. Buts et objectifs :
La gestion de l'île Moe a pour objectifs les suivants :
― éviter toute modification importante de la structure et de la composition de
la végétation terrestre, en particulier les bancs de tourbe mousseuse ;
― prévenir toute intervention injustifiée de l'homme dans la zone ;
― réduire au minimum l'introduction de sols, de plantes, d'animaux et de
micro-organismes dans la zone ;
― autoriser les recherches scientifiques indispensables ne pouvant être menées
ailleurs, notamment celles qui visent à déterminer les différences écologiques
entre une île vierge et une île voisine occupée et envahie par des otaries à
fourrure.
3. Activités de gestion :
Les activités de gestion doivent permettre, d'une part, de surveiller de manière
adéquate le milieu biologique de l'île Moe, en utilisant de préférence des
méthodes non invasives et, d'autre part, de veiller à l'entretien des panneaux
d'affichage.
4. Durée de la désignation :
La zone est désignée pour une durée indéterminée.
5. Cartes :
Carte 1. Emplacement de l'île Moe par rapport aux Orcades du Sud.
Spécifications de la carte. Sphéroïde WGS84 stéréographique polaire antarctique.
Parallèle standard : 71° S. Méridien central 45° O.
Carte 2. Ile Moe plus détaillée.
Spécifications de la carte. Sphéroïde WGS84 stéréographique polaire antarctique.
Parallèle standard : 71° S. Méridien central 45° O.
6. Description de la zone :
i) Coordonnées géographiques, bornage et caractéristiques du milieu naturel :
L'île Moe, dans l'archipel des Orcades du Sud, est une petite île au contour
irrégulier, située à 300 mètres au sud-ouest de l'île Signy dont elle est
séparée par le canal Fyr. Elle s'étend sur environ 1,8 kilomètre de nord-est en
sud-ouest et sur 1 kilomètre de nord-ouest en sud-est. Il sied de signaler que
sa position sur la carte de l'amirauté n° 1775 (latitude 60° 44'S, longitude 45°
45'O) ne correspond pas exactement aux coordonnées plus précises qui figurent
sur la carte 2 (latitude 60° 44'S, longitude 45° 4l'O).
L'île s'élève soudainement sur les flancs nord-est et sud-est du pic Snipe (226
mètres d'altitude). Elle comporte une colline intermédiaire (102 mètres
d'altitude) au-dessus de la pointe South ainsi que des collines plus petites sur
chacun des trois promontoires du versant ouest, à savoir la pointe Corral (92
mètres), la pointe Convoy (89 mètres) et la pointe Spaull (56 mètres). De
petites zones de glace éternelle recouvrent les versants est et sud, et des
neiges tardives recouvrent le flanc ouest escarpé. L'île n'abrite ni lagunes, ni
rivières.
La roche est constituée de micaschistes à quartz métamorphique avec, à certains
endroits, des biotes et des lits riches en quartz. La côte nord-est est
caractérisée par un mince lit d'amphiboles diverses. La majeure partie de l'île
est recouverte d'éboulis et d'amas glaciaires. Les sols renferment de jeunes
dépôts d'argiles et de sables plus ou moins grossiers mélangés à des cailloux,
des pierres et des gros galets. L'action du gel et du dégel aux endroits situés
en altitude ou particulièrement exposés leur confère souvent une forme
particulière pouvant être circulaire, polygonale, longitudinale ou lobulaire. Il
existe d'importantes accumulations de tourbe (jusqu'à 2 mètres d'épaisseur sur
les versants ouest) dont de nombreuses parties sont nues ou érodées.
Les colonies végétales les plus importantes sont représentées par l'espèce
Andreae-Usnea et par les tapis bancs de mousse Chorisodontium-Polytrichum (qui
représentent la communauté de ce type la plus abondante en Antarctique). Ces
bancs de mousse constituent une valeur biologique considérable qui justifie la
désignation de l'île dans la catégorie des zones spécialement protégées. La
flore cryptogamique est des plus variées. La majeure partie de ces bancs de
mousse n'ont guère été endommagés par les otaries à fourrure et donnent que de
rares signes de dégradation. Toutefois, les bancs situés le plus au nord autour
de la pointe Spaull sont l'exception à la règle. Ici en effet, bien qu'ils
soient encore très étendus, les tapis de mousse auraient été endommagés, selon
les estimations, à hauteur de 50 % par les activités des otaries à fourrure de
l'Antarctique (Arctocephallus gazella), comme en atteste une enquête menée en
janvier 2006. Une otarie à fourrure mâle subadulte était présente sur cette aire
de moss turf pendant la plus récente étude de gestion effectuée ce mois-là. Il
est quasiment certain que les otaries à fourrure ont accès à cette communauté
végétale via la douce pente qui mène vers l'intérieur de l'île à partir de la
petite plage de galets située dans le coin nord-est de la baie Landing.
On trouve en grandes quantités des acariens Gamasellus racovitzai et
Stereotydeus villosus et l'espèce Cryptopygus antarcticus sous les pierres.
Il existe cinq colonies de manchots (Pygoscelis antarctica) qui totalisaient 11
000 couples en 1978-1979. Lors d'une visite en février 1994, la partie nord de
la crique Landing abritait à peine une centaine de couples alors que la partie
sud en comptait un millier. Au cours de la plus récente visite effectuée en
janvier 2006, on a constaté la présence de cent couples reproducteurs à la
pointe Spaull. De nombreux autres oiseaux se reproduisent sur l'île, quelque 2
000 couples de damiers du Cap (Daption capensis), répartis dans 14 colonies
(1966), et un grand nombre de prions de l'Antarctique (Pachyptila desolata).
Les phoques de Weddell (Leptonychotes weddellii), les phoques crabiers (Lobodon
carcinophaga) et les phoques léopards (Ydrurga leptonyx) vivent dans les baies
du côté ouest de l'île. Un nombre croissant d'otaries à fourrure (Arctocephalus
gazella), la plupart des jeunes mâles, rallient les côtes du côté nord de la
crique Landing et ont endommagé la végétation à cet endroit. Cependant, la
nature du terrain empêchera peut-être la progression des otaries vers le petit
promontoire où les dommages pourraient s'intensifier.
ii) Aires à accès limité à l'intérieur de la zone :
Aucune.
iii) Emplacement des structures à l'intérieur de la zone :
Un panneau indicateur est vissé à un rocher plat situé derrière une petite plage
de galets dans le coin nord-est de la crique Landing, juste derrière l'endroit
où viennent s'écraser les vagues. Il a été érigé le 2 février 1994. Lorsque les
chutes de neige sont abondantes, le panneau indicateur risque d'être enseveli et
difficile à voir.
Il existe un cairn, ainsi que les restes d'un mât érigé à la pointe Spaull en
1965-1966 et utilisé à des fins scientifiques. Ce mât revêt un intérêt certain
pour l'étude des lichens et ne doit donc pas être retiré. L'île Moe ne comporte
aucune autre structure.
iv) Emplacement d'autres zones protégées à proximité directe de la zone :
La ZSPA n° 110, île Lynch, est située à 10 kilomètres au nord - nord-est de
l'île Moe. Lnorda ZSPA n° 114, île Coronation du Nord, est située à 19
kilomètres du côté nord de l'île Coronation. La ZSPA n° 111, île Powell du Sud,
est située à 41 kilomètres à l'est.
7. Critères de délivrance des permis :
L'accès à la zone est interdit à moins qu'un permis n'ait été délivré par les
autorités nationales compétentes.
Les critères régissant l'octroi de permis sont les suivants :
― les permis sont octroyés uniquement pour mener des recherches indispensables
qui ne peuvent pas être effectuées ailleurs ;
― les actions autorisées ne peuvent en aucun cas porter atteinte au système
écologique de la zone ;
― les activités de gestion doivent contribuer aux objectifs arrêtés dans le plan
de gestion ;
― les actions autorisées doivent être conformes au plan de gestion ;
― le détenteur du permis doit avoir en sa possession le permis ou la copie
certifiée conforme lorsqu'il visite la zone spécialement protégée ;
― un ou plusieurs rapports doivent être soumis à l'autorité ou aux autorités
ayant délivré le permis.
i) Accès à la zone et déplacements à l'intérieur de celle-ci :
Aucune restriction ne s'applique au débarquement par mer qui reste la méthode la
plus indiquée. Aucun point d'accès n'a été retenu, mais il est en général plus
sûr d'arriver par le coin nord-est de la crique Landing.
Il convient, dans la mesure du possible, de ne pas atterrir en hélicoptère. Si
un atterrissage s'avère cependant nécessaire, les hélicoptères peuvent atterrir
sur le col situé entre la colline de 89 mètres et le versant ouest du pic Snipe.
Afin d'éviter le survol des colonies d'oiseaux, le pilote doit de préférence
arriver par le sud, même si une approche par le nord n'est pas interdite.
Il est interdit de survoler la zone à une altitude inférieure à 250 mètres
au-dessus du point culminant de l'île sauf pour atterrir à l'endroit
susmentionné.
Les marcheurs ne sont astreints à aucun parcours spécifique, mais ils doivent
veiller à ne jamais perturber les oiseaux et à ne pas endommager la végétation
et les éléments périglaciaires. L'utilisation de véhicules est strictement
interdite sur l'île Moe.
ii) Activités qui sont ou peuvent être menées dans la zone, y compris les
restrictions à la durée et à l'endroit :
― études scientifiques indispensables qui ne peuvent être menées ailleurs et ne
portent pas atteinte à l'écosystème de la zone ;
― activités de gestion indispensables, y compris les activités de surveillance.
iii) Installation, modification ou enlèvement des structures :
Aucune structure ne peut être construite dans la zone et aucun matériel
scientifique ne peut y être installé sauf s'ils doivent servir aux activités de
gestion ou aux recherches scientifiques indispensables conformément aux clauses
du permis.
iv) Emplacement des camps :
Aucun campement ne peut en principe être installé dans la zone. S'il en était
autrement pour des raisons de sécurité, les tentes devraient être montées de
telle sorte qu'elles endommagent la végétation et perturbent la faune le moins
possible.
v) Restrictions sur les matériaux et organismes pouvant être introduits dans la
zone :
Aucun animal vivant, aucun matériau végétal et aucun micro-organisme ne doivent
être délibérément introduits dans la zone. Tous les dispositifs
d'échantillonnage apportés dans la zone doivent, avoir été soigneusement
nettoyés. Les chaussures, les vêtements extérieurs, les sacs à dos et autres
équipements utilisés ou apportés dans la zone doivent, dans toute la mesure du
possible, avoir été soigneusement nettoyé avant d'entrer dans la zone.
Aucun produit issu de volaille, y compris des produits alimentaires contenant de
la poudre d'œuf, ne pourra être introduit dans la zone.
Aucun herbicide ou pesticide ne pourra être introduit dans la zone. Tout autre
produit chimique qui serait introduit à des fins scientifiques, conformément aux
termes spécifiés sur le permis, devra être retiré de la zone au plus tard à
l'issue des activités autorisées en vertu de ce même permis.
Le dépôt de carburants, de produits alimentaires ou de tout autre matériel est
interdit sauf impératif lié à des activités pour lesquelles des permis sont
délivrés. Tous les matériels introduits seront retirés dès qu'ils ne seront plus
utiles. Les stockages permanents sont interdits.
vi) Prélèvement de végétaux et capture d'animaux ou perturbations nuisibles à la
faune et la flore indigènes :
Le prélèvement de végétaux et la capture d'animaux ainsi que les perturbations
nuisibles à la flore et à la faune indigènes sont interdites sauf si le permis
l'autorise. Lorsque des animaux doivent être capturés ou perturbés, il convient
d'appliquer au moins les normes du code de conduite du SCAR pour l'utilisation
d'animaux à des fins scientifiques dans l'Antarctique.
vii) Ramassage ou enlèvement de toute chose qui n'a pas été apportée dans la
zone par le détenteur du permis :
Toute chose ne peut être ramassée ou enlevée de la zone qu'en vertu des clauses
du permis, à l'exception des débris d'origine humaine qui peuvent être retirés
des plages de la zone et des spécimens morts ou malades de la faune et la flore
qui peuvent être emportés à des fins d'analyse en laboratoire.
viii) Elimination des déchets :
Tous les déchets seront retirés de la zone, à l'exception des déchets humains
qui peuvent être jetés à la mer.
ix) Mesures nécessaires pour faire en sorte que les buts et objectifs du plan de
gestion continuent à être atteints :
Des permis peuvent être délivrés pour entrer dans la zone afin d'installer ou
d'entretenir les panneaux ou autres dispositifs de protection, ou de réaliser
des activités d'inspection de la zone et de surveillance biologique susceptibles
de requérir le prélèvement d'un nombre limité de plantes ainsi que la capture de
quelques animaux à des fins d'évaluation et de recensement, d'ériger ou
d'entretenir des panneaux d'information ou encore de prendre des mesures de
protection.
x) Rapports de visite :
Le principal détenteur du permis, pour chaque permis délivré, sera tenu
d'établir un rapport des activités conduites dans la zone en utilisant le
formulaire prévu à cet effet. Le rapport sera soumis à l'autorité compétente
dans les plus brefs délais et, au plus tard, dans les six mois suivant la visite
dans la zone. Ces rapports doivent être archivés indéfiniment par l'autorité
compétente et présentés à la demande des parties intéressées, du Comité
scientifique pour la recherche en Antarctique (SCAR), de la Commission pour la
conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR) et du
Conseil des directeurs des programmes antarctiques nationaux pour fournir des
informations sur les activités réalisées par l'homme dans la zone afin d'assurer
une gestion exemplaire.
contactez nous
par téléphone ou par e mail: