LES EXPLOITS D'UN JEUNE DON JUAN d'Apollinaire
Les jours d'été étaient revenus,
ma mère s'était rendue à la campagne dans une propriété qui nous appartenait
depuis peu.
Mon père était resté à la ville pour s'occuper de ses affaires. Il regrettait
d'avoir acheté cette propriété sur les instances de ma mère: « C'est toi qui as
voulu cette maison de campagne, disait-il, vas-y si tu veux, mais ne me force
pas à y aller. D'ailleurs, tu peux être certaine, ma chère Anna, que je vais la
revendre dès que l'occasion s'en présentera. »
– Mais mon ami, disait ma mère, tu ne peux pas te figurer comme l'air de la
campagne fera du bien aux enfants...
– Ta, ta, ta, répliquait mon père, en consultant un agenda et en prenant son
chapeau, je t'ai passé cette fantaisie, mais j'ai en tort. »
Ma mère était donc partie à sa campagne, comme elle disait, dans l'intention
de jouir le plus rapidement et le plus complètement possible de ce plaisir
momentané.
Elle était accompagnée d'une sœur plus jeune qu'elle et encore à marier,
d'une femme de chambre, de moi, son fils unique, et enfin d'une de mes sœurs
plus âgée que moi d'un an.
Nous arrivâmes tous joyeux à la maison de campagne que les gens du pays
avaient surnommée Le Château .
Le Château était une vieille demeure de fermiers riches. Il datait, sans
doute, du XVIIe siècle. A l'intérieur il y avait beaucoup de place, mais la
disposition des pièces était si extraordinaire qu'en somme cette maison était
plutôt incommode à habiter à cause des allées et venues qu'occasionnait ce
désordre architectural. Les chambres n'étaient pas placées comme dans les
maisons ordinaires, mais étaient séparées par une masse de couloirs obscurs, de
corridors tortueux, d'escaliers en spirale. En un mot, c'était un véritable
labyrinthe et il fallut plusieurs jours pour se reconnaître dans cette maison
afin d'arriver à une notion exacte de la disposition des appartements.

Les communs où étaient la ferme avec les étables et les écuries étaient
séparés du Château par une cour. Ces bâtiments étaient reliés par une chapelle
dans laquelle on pouvait aussi bien entrer par la cour, que par le Château ou
les communs.
Cette chapelle était en bon état. Elle était autrefois desservie par un
religieux qui habitait le Château et s'occupait aussi du soin des âmes des
habitants du petit hameau qui était éparpillé autour de notre demeure.
Mais depuis la mort du dernier chapelain on n'avait pas remplacé ce religieux
et seulement chaque dimanche et chaque jour de fête, parfois aussi pendant la
semaine pour entendre les confessions, un capucin du couvent voisin venait dire
dans la chapelle les offices indispensable au salut des bons paysans.
Lorsque ce moine venait, il restait toujours pour dîner et on lui avait
préparé une chambre près de la chapelle, pour le cas où il dût coucher là.
Ma mère, ma tante et la femme de chambre Kate étaient occupées à préparer
l'habitation, elles étaient aidées dans cette tâche par le régisseur, un valet
de ferme et une servante.
Comme la récolte était déjà rentrée presque toute entière, nous avions le
droit, ma sœur et moi, de nous promener partout.
Nous parcourions le Château dans tous les coins et recoins, depuis les caves
jusqu'aux combles. Nous jouions à cache-cache autour des colonnes, ou encore
l'un de nous, abrité sous un escalier, attendait le passage de l'autre pour
sortir brusquement en craint de manière à l'effrayer.
L'escalier de bois qui menait au grenier était très raide. Un jour j'étais
descendu devant Berthe et je m'étais caché entre deux tuyaux de cheminées où il
faisait très sombre, tandis que l'escalier était éclairé par une lucarne donnant
sur le toit. Lorsqu'elle parut, descendant avec circonspection, je m'élançai en
imitant avec force l'aboiement du chien. Berthe qui ne me savait pas là perdit
pied de la grande frayeur qu'elle eut et, manquant la marche suivante, elle
tomba de telle sorte que sa tête était au pied de l'escalier, tandis que ses
jambes se trouvaient encore sur les marches.
Naturellement sa robe était retournée et lui couvrait le visage, laissant ses
jambes à découvert.
Lorsque je m'approchai en souriant, je vis que sa chemise avait suivi sa robe
jusqu'au-dessus du nombril.
Berthe n'avait pas mis de pantalon parce que, comme elle me l'avoua plus
tard, le sien était sale et que l'on n'avait pas encore eu le temps de
désempaqueter le linge. C'est ainsi qu'il arriva que je vis pour la première
fois ma sœur dans une nudité impudique.
A la vérité je l'avais déjà vue toute nue parce que l'on nous avait souvent
baignés ensemble les années précédentes. Mais je n'avais vu son corps que par
derrière ou tout au plus de côté, parce que ma mère aussi bien que ma tante nous
avaient installés de telle façon, que nos petits culs d'enfants fussent placés
l'un en face de l'autre pendant qu'on nous lavait. Les deux dames prenaient bien
garde que je ne jetasse aucun coup d'œil défendu et, lorsqu'on nous passait nos
petites chemises, on nous recommandait de mettre soigneusement nos deux mains
devant nous.
Ainsi Kate avait été une fois très grondée, parce qu'elle avait oublié de
recommander à Berthe de mettre sa main devant elle un jour qu'elle avait dû la
baigner au lieu de ma tante ; moi-même je ne devais en aucune façon être touchée
par Kate.
C'étaient toujours ma mère ou ma tante qui me baignaient. Lorsque j'étais
dans la grande baignoire on me disait: « Maintenant Roger, tu peux retirer tes
mains. » Et comme on pense bien, c'était toujours l'une d'elles qui me savonnait
et me lavait.

Ma mère qui avait comme principe que les enfants doivent être traités en
enfants le plus longtemps possible avait fait continuer ce système.
A cette époque, j'avais treize ans, et ma sœur Berthe quatorze. Je ne savais
rien de l'amour, ni même de la différence des sexes.
Mais lorsque je me sentais tout nu devant des femmes, lorsque je sentais les
douces mains féminines se promener de-ci de-là sur mon corps, cela me causait un
drôle d'effet.
Je me souviens fort bien, que dès que ma tante Marguerite avait lavé et
essuyé mes parties sexuelles, j'éprouvais une sensation indéterminée, bizarre,
mais extrêmement agréable. Je remarquais que ma quéquette devenait brusquement
dure comme du fer et qu'au lieu de pendre comme auparavant, elle relevait la
tête. Instinctivement, je me rapprochais de ma tante et j'avançais le ventre
autant que je pouvais.

Un jour qu'il en avait été ainsi, ma tante Marguerite rougit brusquement et
cette rougeur rendit plus aimable son gracieux visage. Elle aperçut mon petit
membre dressé et, faisant semblant de n'avoir rien vu, elle fit signe à ma mère
qui prenait un bain de pieds avec nous. Kate était alors occupée avec Berthe,
mais elle devint aussitôt attentive. J'avais d'ailleurs déjà remarqué qu'elle
préférait de beaucoup s'occuper de moi que de ma sœur, et qu'elle ne manquait
pas une occasion d'aider dans cet office ma tante ou ma sœur. Maintenant elle
voulait voir aussi quelque chose.
Elle tourna la tête et me regarda sans aucune gêne, tandis que ma tante et ma
mère échangeaient des regards significatifs.
Ma mère était en jupon et l'avait retroussée jusqu'au-dessus du genou pour se
couper plus commodément les ongles. Elle m'avait laissé voir ses jolis pieds en
chair, ses mollets nerveux et ses genoux blancs et ronds. Ce coup d'œil jeté sur
les jambes de ma mère avait fait autant d'effet sur la virilité que les
attouchements de ma tante. Ma mère comprit probablement cela aussitôt, car elle
rougit et laissa retomber son jupon.
Les dames sourirent et Kate se mit à rire jusqu'à ce qu'elle fut arrêtée par
un regard sévère de ma mère et de ma tante. Mais elle dit alors pour s'excuser :
« Berthe aussi rit toujours lorsque j'arrive à cet endroit avec l'éponge chaude.
» Mais ma mère lui ordonna sévèrement de se taire.
Au même instant la porte de la salle de bain s'ouvrit et ma sœur aînée
Elisabeth entra. Elle avait quinze ans et fréquentait l'école supérieure.
Bien que ma tant eût rapidement jeté une chemise sur ma nudité, Elisabeth
avait cependant eu le temps de me voir et cela me causa une grande gêne. Car si
je n'avais aucune honte devant Berthe, je ne voulais cependant pas être vu tout
nu par Elisabeth qui, depuis quatre ans déjà, ne prenait plus de bains avec
nous, mais se baignait soit avec les dames, soit avec Kate.

J'éprouvais une espèce de colère de ce que toutes les personnes féminines de
la maison avaient le droit d'entrer dans la salle de bain même quand j'y étais,
tandis que je n'avais pas ce droit. Et je trouvais absolument abusif qu'on m'en
interdit l'entrée même lorsqu'on baignait seulement ma sœur Elisabeth, car je ne
voyais pas pourquoi, malgré qu'elle affectât des airs de demoiselle, on la
traitât différemment de nous.
Berthe elle-même était outrée des prétentions injuste d'Elisabeth qui s'était
un jour refusée à se mettre nue devant sa jeune sœur et n'avait pas hésité à le
faire lorsque ma tante et ma mère s'étaient enfermées avec elle dans la salle de
bain.
Nous ne pouvions pas comprendre ces façons d'agir qui tenaient à ce que la
puberté avait fait son apparition chez Elisabeth. Ses hanches s'étaient
arrondies, ses tétons commençaient à se gonfler et les premiers poils avaient
fait leur apparition sur sa motte, comme je l'appris plus tard.

Ce jour-là, Berthe avait seulement entendu ma mère dire à ma tante en
quittant la salle de bain : « Chez Elisabeth, c'est venu de très bonne heure. »
– Oui, chez moi une année plus tard.
– Chez moi deux ans plus tard.
– Il faudra maintenant lui donner une chambre à coucher pour elle seule.
– Elle pourra partager la mienne », avait répondu ma tante.
Berthe m'avait raconté tout cela et naturellement le comprenait aussi peu que
moi-même.
Cette fois-là, donc, dès que ma sœur Elisabeth en entrant, m'eut vu tout nu
avec mon petit vit tout dressé comme une petit coq en colère, je m'aperçus que
son regard s'était porté sur cet endroit extraordinaire pour elle et qu'elle ne
put cacher un mouvement de profond étonnement, mais elle en détourna pas son
regard. Au contraire.
Lorsque ma mère lui demanda brusquement si elle voulait aussi se baigner, une
grande rougeur envahit son visage et elle répondit en balbutiant :

« Oui, maman ! »
– Roger et Berthe ont maintenant fini, répliqua ma mère, tu peux te
déshabiller.
Elisabeth obéit sans hésiter et se déshabilla jusqu'à la chemise. Je vis
seulement qu'elle était plus développée que Berthe, mais ce fut tout, car on me
fit quitter la salle de bain.
Depuis ce jour-là, je ne fus plus baigné avec Berthe. Ma tante Marguerite ou
bien ma mère étaient encore présentes, parce que ma mère avait été trop inquiète
de me laisser baigner seul depuis qu'elle avait lu qu'un enfant s'était noyé
dans une baignoire. Mais les dames ne touchaient plus à ma quéquette ni à mes
petites couilles, bien qu'elles me lavassent encore le reste. Malgré cela, il
m'arrivait encore de bander devant ma mère ou ma tante Marguerite. Les dames
s'en apercevaient bien, malgré que ma mère détournât la tête en m'enlevant et en
me remettant ma chemise et que ma tante Marguerite baissât les yeux vers le sol.
Ma tante Marguerite avait dix ans de moins que ma mère et comptait par
conséquent vingt-six ans ; mais comme elle avait vécu dans une tranquillité de
cœur très profonde, elle était très bien conservée et semblait une jeune fille.
Ma nudité semblait lui faire beaucoup d'impression, car chaque fois qu'elle me
baignait, elle ne me parlait que d'une voix flûtée.
Une fois qu'elle m'avait fortement savonné et rincé, sa main frôla mon petit
vit. Elle le retira brusquement, comme si elle avait touché un serpent. Je m'en
aperçus et lui dis avec un peu de dépit : « Gentille petite tante chérie,
pourquoi ne laves-tu plus tout entier ton petit Roger ? »
Elle rougit beaucoup, et me dit d'une voix mal assurée : « Mais ne t'ai lavé
tout entier ! »
– Allons donc, ma petite tante, lave aussi ma quéquette.
– Fi ! le vilain garçon ! Tu peux bien la laver toi-même.
– Non ma tante, je t'en prie, lave-la toi-même. Je ne sais pas le faire comme
toi.
– Oh le polisson ! dit ma tante en souriant et, reprenant l'éponge, elle lava
soigneusement mon vit et mes couilles.
– Viens, ma petite tante, dis-je, laisse-moi t'embrasser pour la peine que tu
as été gentille.
Et je l'embrassai sur sa jolie bouche, rouge comme une cerise et ouverte sur
de belles dents saines et appétissantes.
« Maintenant, essuie-moi aussi, lui demandai-je, les mains jointes, dès que
je fus sorti de la baignoire. »
Alors ma tante m'essuya et s'attarda à l'endroit sensible peut-être plus
qu'il n'était nécessaire. Cela m'excita au plus haut point ; je me tenais au
bord de la baignoire pour pouvoir tendre le ventre davantage et je me remuais
tellement que ma tante me dit doucement :
« C'est assez, Roger, tu n'es plus un petit garçon. Dorénavant, tu te
baigneras seul. »
– Oh non ! ma petite tante, je t'en prie, pas seul. Tu dois me baigner. Quand
c'est toi qui le fais ça me produit beaucoup plus de plaisir que lorsque c'est
ma mère.
– Habille-toi, Roger !
– Sois gentille, ma tante, baigne-toi aussi une fois avec moi !
– Habille-toi, Roger, répéta-t-elle en allant à la fenêtre.
– Non, dis-je, je veux aussi te voir baigner.
– Roger !
– Tante, si tu ne veux pas te baigner, je dirai à papa que tu es de nouveau
pris ma quéquette en bouche.
Ma tante rougit brusquement. En effet, elle l'avait vraiment fait, mais
seulement un moment. C'était un jour que je n'avais pas envie de me baigner.
L'eau de la baignoire était trop froide et je m'étais sauvé dans ma chambre. Ma
tante m'y avait suivi et finalement avait pris mon petit vit en bouche où ses
lèvres l'avaient serré un moment. Cela m'avait fait beaucoup de plaisir et je
m'étais finalement tenu tranquille.
D'autre part, dans une circonstance semblable, ma mère avait agi de même et
je connais beaucoup d'exemples de ce fait. Les femmes qui baignent les petits
garçons le font souvent. Cela leur produit le même effet que lorsque nous
hommes, voyons ou touchons la petite fente d'une fillette, mais les femmes
savent mieux varier leurs plaisirs.
J'ai eu dans mes premières années une vielle bonne d'enfant qui, lorsque je
ne pouvais dormir, me chatouillait la quéquette et les couilles ou même me
suçait doucement le vit. J'ai même souvenance qu'un jour elle me mit sur son
ventre nu et me laisse longtemps dessus. Mais comme cela s'est passé à une
époque très lointaine, je ne m'en souvient que vaguement.
Dès que ma tante se fut ressaisie, elle me dit en colère : « Ce n'était
qu'une plaisanterie, Roger et tu n'étais alors qu'une petit garçon. Mais je vois
que maintenant on ne peut plaisanter avec toi, tu es devenu un homme. » Et elle
jeta un nouveau regard sur ma pine raide.
– Tu es même un vilain polisson, je ne t'aime plus. Et en même temps elle
donna une tape sur mon membre.
Puis elle voulut s'en aller, mais je la retins en disant :
« Pardonne-moi tantine, je ne dirai rien à personne, même si tu montes dans
la baignoire.
– Je peux faire cela, dit-elle en souriant. Elle enleva ses pantoufles
rouges, dan lesquelles elle était pieds nus, souleva sa robe de chambre
jusqu'au-dessus des genoux et monta dans la baignoire dont l'eau lui montait
jusqu'au haut des mollets.
– Maintenant, j'ai fait ta volonté, Roger, habille-toi gentiment et sois
obéissant, sinon je ne te regarderai plus jamais.
Elle disait cela d'une façon si assurée que je vis que c'était sérieux. Je ne
bandais plus. Je pris ma chemise et m'habillai pendant que ma tante Marguerite
prenait un bain de pieds. D'ailleurs, pour que je lui en demande pas plus, elle
me dit qu'elle se sentait indisposée et qu'elle ne se baignerait pas.
Lorsque je fus habillé, elle sortit de la baignoire pour s'essuyer. La
serviette était humide de mon corps, je me mis à genoux et essuyai les jolis
pieds de ma tante. Elle me laisse faire sans protester. Lorsque je passai entre
les orteils elle rit et lorsque je touchai la plante des pieds en la
chatouillant, cela la remit complètement de bonne humeur et elle consentit aussi
à se laisser essuyer les mollets.
Quand j'arrivais aux genoux, elle m'indiqua elle-même que je ne devais pas
aller plus haut. J'obéis, bien que depuis longtemps je brûlai de savoir ce que
les femmes portaient sous les jupes de si précieux, qu'elles se crussent
obligées de le tenir si soigneusement caché.
Ma tante et moi, nous étions de nouveaux amis, mais depuis je dus me baigner
seul.
Ma mère devait avoir appris ces choses de ma tante, mais elle me n'en laissa
rien voir.
Nous allons maintenant abandonner ces propos qui étaient nécessaires pour
l'intelligence de ce qui va suivre.
Il faut maintenant retourner un peu en arrière et reprendre le fil de notre
histoire.
Ma sœur était donc tombée au pied de
l'escalier, ses jupes en l'air, et elle se ne relevait pas, même lorsqu'elle me
vit tout près d'elle.
Elle était comme foudroyée par sa chute et de peur. Moi, je croyais qu'elle
voulait m'effrayer et la curiosité l'emportait en moi sur la pitié.
Mes yeux ne pouvaient se détourner de sa nudité. Je voyais à la place où son
bas-ventre rejoignait ses cuisses, une éminence bizarre, une motte grasse, en
forme de triangle, sur laquelle on voyait quelques poils blonds. Presque à
l'endroit où les cuisses se rejoignaient, la motte était partagée par une grosse
fente de près de trois centimètres et deux lèvres s'écartaient à droite et à
droite de la fente. Je vis l'endroit où finissait cette fente lorsque ma sœur
s'efforça de se relever.
Il est probable qu'elle n'avait pas idée de sa nudité, car sans cela elle
aurait d'abord rabattu ses vêtements. Mais brusquement elle ouvrit les cuisses
en ramenant ses pieds sous elle. Alors je vis comment les deux lèvres dont
j'avais vu le commencement lorsqu'elle avait les cuisses serrées, se
continuaient pour se réunir près de son cul.
Pendant son rapide mouvement, elle avait entr'ouvert sa fente qui, à cette
époque, pouvait avoir de sept à huit centimètres de long ; pendant ce temps,
j'avais pu voir la chair rouge de l'intérieur, tandis que le reste de son corps
était d'une couleur de lait. Il faut excepter cependant l'entrecuisse qui près
des lèvres était un peu rouge. Mais cette légère rougeur provenait, sans doute,
de la sueur ou de la pisse.
Entre la fin de son con, dont la forme était assez semblable à la fente d'un
abricot et entre son cul, se trouvait une distance de quelques doigts. Là se
trouvait le troufignon de ma Berthe, qui m'apparut au moment où ma sœur s'étant
retournée, elle me tendait le cul. Ce trou n'étais pas plus grand que la pointe
de mon doigt et était d'une couleur plus foncée. Entre les fesses, la peau était
légèrement rouge à cause de la sueur que provoquait la chaleur de cette journée.
Ma curiosité avait été si vive que je n'avais pas pris garde qu'en tombant,
ma sœur avait dû se faire beaucoup de mal, mais je m'en aperçus enfin et volai à
son secours. Toute cette scène, à vrai dire, n'avait pas duré une minute.
J'aidai Berthe à se relever. Elle vacillait et se plaignait de douleurs à la
tête.
Il y avait bien de l'eau froide au puits de la cour, mais nous aurions
inévitablement été remarqués, on nous aurait confessés et, finalement, nos
excursions dans le château auraient été interdites. Je proposais d'aller
jusqu'au petit étang que du haut du toit nous avions découvert dans le fond du
jardin. Arrivés là, nous trouvâmes presque cachées par une végétation épaisse
des roches artificielles, d'où sortait une source qui coulait dans l'étang.
Berthe s'était assise sur un banc de pierre, avec nos mouchoirs je lui fis
des compresses. Elle était un peu échauffée et haletante. Mais il y avait encore
du temps avant midi et, au bout d'une demi-heure, elle avait repris ses esprits
bien qu'elle conservât une grosse bosse à la tête. Heureusement, on ne la voyait
pas, car elle était cachée par les cheveux.
Pendant ce temps, j'avais classé dans mon esprit tout ce que j'avais vu et je
m'attardai volontiers au souvenir de ces choses nouvelles.
Mais je ne savais pas comment je devais agir à propos de cela avec Berthe.
A la fin, je décidai de ce que je ferais ; j'avais remarqué en regardant la
nudité de ma sœur, qu'à l'endroit où son con finissait, sous son cul, se
trouvait un grain de beauté.
J'en avais un semblable au même endroit derrière les couilles.
Ma mère et ma tante l'avaient un jour regardé en riant et je n'avais pas
compris pourquoi ; plus tard, je l'avais vu en regardant mon cul dans la glace.
Lorsque je fis part de cela à Berthe, elle rougit profondément et parut très
étonnée. Elle fit d'abord comme si elle ne comprenait pas, mais lorsque je lui
eus bien décrit sa position, que je me fus mis par terre les jambes écartées,
pour lui montrer comment je l'avais vue, elle manifesta une honte sans mesure.
J'avais pris garde que dans le jardin, il n'y avait personne autre que nous.
Les hautes végétations nous cachaient à tout regard lointain, tandis que nous
pouvions nous apercevoir de l'approche de tout étranger.
Je déboutonnais mes bretelles, laissai tomber mon léger pantalon d'été et me
mis sur le dos, bien en face de ma sœur.
« Oh ! mon Dieu ! Roger, si quelqu'un te voyait », dit-elle à mi-voix, sans
pourtant détourner ses regards.
– Personne n'est dans le voisinage, Berthe, répondis-je sur le même ton.
Puis, je me relevai, me mis devant elle, soulevai ma chemise et lui dis : «
Puisque je t'ai vue tout entière, tu peux me voir tout entier. »
La curiosité de Berthe était éveillée et elle me regarda sans aucune espèce
de gêne. Ces regards commencèrent à me produire de l'effet, mon membre devint
ferme, se souleva lentement et se dandinait avec importance, tandis que le gland
se découvrait.
« Vois-tu, Berthe, c'est par le petit trou du bout que je pisse, mais
maintenant je ne peux pas, bien que j'en aie envie. »
– Mois aussi, j'en ai envie, depuis longtemps, dit doucement Berthe, mais
j'ai honte, tu ne dois pas me regarder, Roger !
– Voyons, Berthe, ne sois pas méchante, si l'on se retient trop longtemps, la
vessie crève et l'on meurt. C'est ce que nous disait notre vielle bonne.»
Berthe se leva, regarda de tous côtés, puis s'accroupit près du banc et
commença à pisser. Je me penchai vite pour tout voir et vis en haut de sa fente
un jet mince et large qui tombait obliquement sur le sol.
« Mais non, Roger ! » s'écria-t-elle d'un ton pleurard, « cela ne se fait pas
! »
Elle cessa de pisser et se releva.
« Mais Berthe, personne ne nous voit, soit gentille, répondis-je. »
Je souris et ajoutai : « Regarde-moi, je ne me gêne pas devant toi. » Je
commençai à pisser, mais par à-coups, parce que mon membre était encore raide.
Berthe éclata de rire. Je profitai de sa bonne humeur, soulevai rapidement son
jupon et sa chemise, l'accroupis de force et la forçai à pisser.
Elle ne fit plus de résistance, écarta ses jambes et se pencha un peu. Je vis
le jet qui tombait sur le sol en faisant des éclaboussures. A la fin il devint
plus faible. Finalement, il me sembla que ma sœur faisait des efforts, sa fente
s'ouvrait tout en haut et l'on voyait la chair rouge. Cela n'avait duré que
quelques secondes, le jet cessa et quelques gouttes en tombèrent seules encore.
Alors j'empoignai de mes deux mains les lèvres de son con et je les écartai.
Ceci sembla lui causer beaucoup de plaisir, car sans cela elle n'eût pas tenu sa
chemise en l'air avec tant de complaisance.
A la fin je découvris que sa fente, que l'on pouvait comparer à une moule
entr'ouverte, contenait encore deux lèvres, mais plus petites que celles du
dehors.
Celles-ci étaient d'une belle couleur rouge et fermées. En haut, on voyait un
petit trou par où elle avait pissé. On voyait aussi un petit bout de chair de la
grosseur d'un petit pois. Je le touchais et le trouvai très dur.
Ces attouchements semblaient plaire à ma sœur car elle se tint tranquille,
sauf qu'elle poussait un peu le ventre en avant.
Elle devint très excitée et souleva encore sa chemise au-dessus du nombril.
Alors je visitai son ventre. Je lui passai les mains partout. Je chatouillai son
nombril et mis ma langue autour. Puis je me reculai pour mieux voir.
Alors seulement je vis les jolis poils qui ornaient la motte grasse et
triangulaire de Berthe.
A la vérité, il y en avait peu, ils étaient courts, duveteux et de couleur si
claire que vraiment il fallait être bien près pour les voir. Chez moi il n'y en
avait pas plus, mais ils étaient plus noirs.
Mais Berthe répondit : « C'est toujours comme ça.»
– Comment sais-tu cela ?
– Kate me l'a dit, quand nous étions au bain seules. D'ailleurs je vais
bientôt avoir mes affaires.
– Qu'est-ce que c'est que ça ?

– Le con laisse couler du sang tous les mois pendant quelques jours. Kate a
eu des poils et ses affaires au même âge que moi.
– A-t-elle aussi des poils comme toi ?
– Mais non ! dit Berthe d'un air de supériorité et, laissant retomber ses
vêtements, elle ajouta : «Kate a les poils roux et moi je les ai blonds. Elle se
met de l'huile sur la tête pour paraître plus foncée. D'ailleurs elle a
tellement de poils, qu'on ne peut voir sa chose que si elle écarte bien les
jambes.»
Pendant que Berthe disait tout cela, mon membre avait perdu sa raideur.
Berthe le remarqua et dit :
« Vois, ton chose est redevenu tout petit. Kate m'a bien dit cela, un jour
que je lui avais demandé pourquoi elle avait ri dans la salle de bain. Elle m'a
raconté que le membre de Roger s'était dressé comme celui d'un homme. Il paraît
qu'il est d'ailleurs assez gros. S'il était un homme, a-t-elle ajouté, je me le
laisserais bien mettre par lui. Prends garde, Berthe, qu'il ne te le mettre pas.
– Qu'est-ce que ça veut dire : le mettre ? demandai je.
– Eh bien oui ! quand on se les frotte l'un à l'autre. Kate me l'a déjà fait
et j'ai dû le lui faire aussi. Elle m'a fait bien plus de plaisir que toi tout à
l'heure. Elle se mouille toujours le doigt.
« J'ai dû lui mettre le pouce parce qu'il paraît que c'est le doigt qui entre
le plus loin. Alors je l'ai remué vite d'avant en arrière et ça lui fait
plaisir. Elle me l'a fait et ça m'a fait plaisir aussi, mais la première fois
qu'elle se l'est fait faire, elle m'a beaucoup effrayée. Elle a commencé à
soupirer, à souffler, elle s'est mise à crier, en se secouant, si bien que
j'allais cesser croyant qu'elle avait mal. Ne cesse pas, Berthe, m'a-t-elle dit,
et elle s'est secouée en criant : « Berthe, ça vient, oh ! oh ! oh !...»

Puis elle est retombée sur le lit, comme évanouie. Quand j'ai retiré mon
doigt de sa fente, il était comme plein de colle. Elle m'a fait laver et m'a
promis de me faire venir aussi cela, lorsque je serais plus vieille et que
j'aurai du poil sur ma motte. »
Mille pensées me traversaient la tête, j'avais cent questions à faire, parce
qu'il m'était resté beaucoup à comprendre.
Qui sait, d'ailleurs, ce qui se serait passé si la cloche n'avait pas sonné
pour annoncer le dîner. Je regardai vite tous les trésors de Berthe, lui
montrais les miens. Puis nous remîmes nos vêtements en ordre. Ensuite nous nous
embrassâmes, en nous promettant, sur l'honneur, de ne rien dévoiler de ce qui
s'était passé entre nous. Nous allions nous en aller, quand un bruit de voix
nous retint.